Maurice Estève (1904-2001)
Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Face à faceDe Léger à Magritte, de Picasso à PoliakoffGrands maîtres du XXe siècle
Maurice Estève (1904-2001)

Face à face

Details
Maurice Estève (1904-2001)
Face à face
signé et daté ‘Estève 51’ (en bas à gauche); signé, daté et titré '"Face à face" Estève 1951' (au revers)
huile sur toile
83 x 54.4 cm.
Peint en 1951

signed and dated ‘Estève 51’ (lower left); signed, dated and titled '"Face à face" Estève 1951' (on the reverse)
oil on canvas
32 5/8 x 21 3/8 in.
Painted in 1951
Provenance
Collection Peijnenburg, Eindhoven.
Vente, Arts & Antiques Group, Amsterdam, 2 décembre 1998, lot 74.
Galerie Applicat-Prazan, Paris.
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel, en 2008.
Literature
P. Francastel, Estève, Paris, 1956 (illustré, p. 101).
R. Maillard, M. Prudhomme-Estève, Maurice Estève, Catalogue raisonné de l'œuvre peint, Neuchâtel, 1995, no. 361 (illustré, p. 283).
Exhibited
Amsterdam, Stedelijk Museum, Onze peintres de Paris en Hollande, avril-mai 1953.
Eindhoven, Stedelijk van Abbe-Museum, Paris, Carrefour de la peinture 1945-1961, décembre 1961-février 1962.
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
Post lot text
Peintre français dont la vie traverse le XXème siècle, Maurice Estève impose sa voix unique à Paris dans l’immédiate Après-Guerre. Rien, dans sa jeunesse, ne le prédestinait pourtant à être artiste : né dans le Berry, il est élevé par ses grands-parents paysans. Le jeune Estève manifeste toutefois très tôt un talent pour la peinture et une détermination à réussir. Installé à Paris dès 1918, il lui faudra attendre le milieu des années 1940 pour voir sa trajectoire artistique éclore. Il passe alors un accord oral d’exclusivité avec le marchand Louis Carré. Libéré du poids du quotidien, Estève peut se consacrer pleinement à son art.
Face à face, peint en 1951, est le témoin de la maturation plastique qui s’opère alors chez lui. Car c’est au tournant des années 1950 que le peintre s’abstrait de la représentation du réel. Peignant sans image préconçue, il créé désormais sur la toile des formes inventées, indissociables des couleurs lumineuses posées en transparence. Dans Face à face, deux formes longilignes rouge vermeil dominent ainsi une myriade de couleurs, toutes plus vives les unes que les autres – bleus opalins, jaunes poussin, verts et roses. Du réel, Estève n’a conservé que la plus intime des visions. L’évocation d’un souvenir ou d’un objet dans le tracé d’une courbe, la force d’une teinte : « je ressens plus intensément la nature dans laquelle je suis plongée par les formes que je redécouvre, que dans l’univers où je vis » (cité in R. Maillard, Maurice Estève. Polychrome, Ides et Calendes, 2001, p. 57).
A French painter whose life spanned the 20th century, Maurice Estève established his unique voice in Paris immediately after the Second World War. Nothing in his youth predestined him for the life of an artist, however: born in the Berry region, he was raised by his grandparents, who were modest farmers. Very early on, the young Estève showed a talent for painting and a determination to succeed. Although he was living in Paris by 1918, his artistic path only opened up in the mid-1940s. That is when he made an exclusive oral agreement with gallery owner Louis Carré. Freed from the burden of everyday responsibilities, Estève could devote himself fully to his art.
Painted in 1951, Face à face bears witness to his development as a visual artist – because it was at the turn of the 1950s that the painter distanced himself from the representation of reality. Painting with no preconceived images, he filled the canvas with invented forms inseparable from the bright, transparent colours. In Face à face, two slender shapes in bright red dominate a myriad of colours, each more vibrant than the other – opaline blue, powder yellow, greens and pinks. Of reality, Estève retained only the most intimate vision. He summons a memory or object in the line of a curve, the strength of a shade: “I experience more intensely the nature in which I am immersed by the shapes I rediscover than the world in which I live” (quoted in R. Maillard, Maurice Estève. Polychrome, Ides et Calendes, 2001, p. 57).
Sale room notice
Veuillez noter que ce lot est soumis au droit de suite.

Please note that this Lot is subject to the Artist's Resale Right.

Brought to you by

Paul Nyzam
Paul Nyzam Senior Specialist, Head of Evening Sale

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