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NÉCESSAIRE DE BUREAU ART DÉCO "JARDIN JAPONAIS", PAR CARTIER
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L’invitation au voyageSi le nom de Cartier est irrémédiablement associé dans l’inconscient collectif aux plus beaux joyaux depuis près de 170 ans, seuls les collectionneurs avisés connaissent également l’étendue des créations d’accessoires et d’objets de décoration de la maison. Dès la fin du XIXème siècle, les boutiques Cartier proposent de nombreux accessoires masculins à leur clientèle : articles pour fumeurs ou accessoires de bureau côtoient les plus beaux bijoux dans les vitrines parisiennes. Utilisant la même virtuosité que pour ses créations de haute joaillerie, la maison Cartier s’aventure au début du XXème siècle dans la réalisation d’objets usuels et d’accessoires de très belle facture, dessinés et réalisés par les plus grands artisans de leurs ateliers, et sertis de pierres habituellement réservées à la production de bijoux. S’ensuivent les grandes vogues des accessoires féminins, du sac du soir au tube de rouge à lèvres, ou des accessoires de voyages, de l’étui à pique-nique à l’ornement pour capot de voiture. La gamme des accessoires de luxe par Cartier est infinie, et souvent éclectique, alliant une créativité exceptionnelle à l’exigence de la plus grande qualité de fabrication. Et même si peu s’en rappelle, il faut penser qu’il n’était pas rare, il y a un siècle, de commander chez Cartier un ensemble de moussoirs à champagne en ivoire pour accommoder son bar ou un marque-atout émaillé pour ses soirées de jeu de cartes. Les amateurs d’art et d’esthétique ne s’y trompent pas et nombreuses seront les commandes spéciales faites à Cartier par leurs fidèles clients, des grandes maisons royales européennes aux membres de la ‘Café Society’, en passant par des artistes de toutes nationalités ou de richissimes industriels.En 1926, Lysiane Bernhardt, journaliste, romancière et petite-fille de Sarah Bernhardt, écrit dans le magazine Fémina : "En ce moment, toutes les tentations nous sont offertes, aussi bien par la beauté de la matière, par l’originalité de la forme, que par la nouveauté sans cesse renaissante de ces objets dits de luxe et qui nous semblent devenir indispensables dès que nous les regardons."Il ne réside aucun secret dans l’idée que ces objets ‘de luxe’ deviennent indispensables à certains, car ils sont avant tout de vrais objets d’art au sens le plus strict du terme, associant les arts de la joaillerie, de l’horlogerie ou de la glyptique avec un dessin raffiné et des matériaux précieux. Les élégants de l’époque Art Déco ne s’y trompent pas et réclament à Cartier des nécessaires de bureau, horloges ou objets de décoration plus somptueux les uns que les autres. Destinés à s’intégrer à des intérieurs à la décoration très empreinte des standards esthétiques de l’époque, ces accessoires et objets représentent un nouvel art de vivre et se doivent d’incarner les goûts spécifiques de leur propriétaire.A partir de la fin des années 1910, l’Extrême-Orient semble exercer une fascination sur l’Europe. Les charmes mystérieux de cette destination lointaine sont propices à la rêverie et à la création. Le triomphe de l’opéra de Puccini ‘Madame Butterfly’ à Paris en 1906 avait déjà posé les bases d’un ‘japonisme’ envoûtant. La création artistique s’en trouve très influencée et Cartier déclinera tout au long des années suivantes l’esthétique de l’Asie, s’inspirant à la fois de ses motifs, personnages fantastiques, couleurs, matières ou architecture. La ré-interprétation des inros, sortes de boîtes à compartiments contenant des effets personnels et chères au pays du Soleil Levant, inspirera d’ailleurs à Cartier de nombreux nécessaires féminins. Elément central du ‘jardin japonais’ ici présenté, la pagode est certainement un des symboles de l’Est Asiatique dont l’iconographie a été la plus utilisée par Cartier. Architecture hautement symbolique, ces pavillons ou temples décrits à l’envie dans de nombreux récits de voyages de la fin du XIXème siècle incarnent alors totalement les mystères et la beauté de la Chine ou du Japon pour de nombreux occidentaux. Cartier en utilisera leur graphisme si particulier sous toutes ses formes, de la broche entièrement sertie de diamants au motif de décoration stylisé et émaillé sur des boîtes à cigarettes. Autre symbole fort des rêveries de l’Orient, les ‘shishis’ (lions de pierre), également appelés ‘chiens de Fo’, ont souvent orné les joyaux et objets précieux de Cartier. Principalement en trois dimensions, souvent disposés en couple et montant la garde devant les temples, ces bêtes à l’apparence fantastique étaient le plus souvent réalisées en jade sculpté. Si l’association du noir et du blanc est bien la combinaison de couleur phare de l’époque Art Déco, bien d’autres expériences chromatiques ont vu le jour au début du XXème siècle. En joaillerie, toutes les couleurs de ‘l’ailleurs’ sont venues graduellement compléter la palette du joaillier. L’influence slave aux multiples couleurs se fait ressentir avec le succès des Ballets russes au théâtre du Châtelet en 1909, induisant la mode d’un duo inédit de couleurs en joaillerie: le saphir et l’émeraude. Les différents voyages aux Indes des frères Cartier ressurgissent au travers du trio célèbre rubis, émeraudes et saphirs gravés ornant les modèles ‘Tutti Frutti’. ‘L’égyptomania’ qui a suivi la découverte de la tombe de Toutankhamon en 1922 amène elle aussi son lot d’associations de couleurs, privilégiant le bleu turquoise, et de motifs épurés. Enfin, l’exotisme de l’Extrême-Orient révèle sa propre palette et une association chromatique forte : le corail orangé et le vert du jade ou de l’aventurine.Malgré cette influence tenace, la fin des années 20 sonne le glas de l’esthétique est-asiatique chez Cartier. La maison, constamment en renouvellement, explorera dès le début des années 30 d’autres thématiques et d’autres inspirations. Hans Nadelhoffer écrit en 1984 dans son livre sur Cartier ‘..un nécessaire de bureau de 1931 imitant le jardin d’un temple japonais est le dernier exemple du genre…’. Ce ‘jardin japonais’, d’une très grande rareté, est donc probablement une des dernières réalisations de la maison sur le thème de l’Extrême-Orient à l’époque Art Déco. On y découvre l’évidence d’un travail résumant des années de recherches, esthétiques et techniques, et atteignant là sa perfection. Depuis sa vue d’ensemble jusqu’à ses moindres détails, ce jardin de pierres précieuses est une apparition silencieuse évoquant des contrées lointaines et paisibles. Une immobile invitation au voyage.Invitation to the voyageFor most people the name of Cartier is unquestionably linked to the most beautiful jewels of the last 170 years, but only the most discerning collectors know the true extent of the jeweller’s creativity in the field of accessories and decorative objects. Already at the end of the 19th century the Cartier boutiques offered many men's accessories to their clients, smoking and desk accessories were placed alongside the finest jewellery in the Paris windows. In the early 20th century using the same virtuosity as for its high jewellery, Cartier started to create fine everyday objects and accessories, designed and crafted by the best artisans in their workshops, and inset with the stones usually reserved to jewels. This led to the fashion for women's accessories, from evening bags to lipstick tubes or travel accessories, from picnic sets to car hood ornaments.The range of luxury accessories created by Cartier is infinite and remarkably diverse, combining exceptional creativity with the highest quality of craftsmanship. Few remember that a century ago, it was quite common to order a set of ivory champagne swizzle sticks for your bar or an enamel trump marker for card game evenings. Lovers of arts and fine craftsmanship were quick to pick up the trend and many faithful clients, European royal families, members of the Café Society, artists of all nationalities and wealthy industrialists vied to place special orders with Cartier.In 1926, the journalist and novelist, Lysiane Bernhardt, grand-daughter of the great actress Sarah Bernhardt wrote in the magazine Femina: “At the moment, all temptations are offered to us, as much because of the beauty of the materials as because of the originality of the shapes and the constant novelty of these so-called luxury objects, which become indispensable as soon as one sets eye on them.”There is no secret in the idea that these « luxury » objects became indispensable to some, as they are first truly objects of art, combining the arts of jewellery, watchmaking and glyptic with refined design and precious materials. The beautiful people of the Art Deco period rushed to order desk sets, clocks and decorative objects from Cartier, each finer than the other. Designed for interiors decorated in the style of the time, these accessories and objects highlight a new lifestyle and embodied their owner’s specific tastes.From the end of the 1910s, the Far East seemed to fascinate Europe. The mysterious charm of the faraway destination was a source of reverie and creation. The success of Puccini’s opera Madama Butterfly in Paris in 1906 had already laid the foundations for the enchantments of Japonism. Artistic creation was strongly influenced by the trend and all along the following years Cartier developed the aesthetic aspects of Asia, inspired by its patterns, fantastic characters, colors, materials and architecture. The reinterpretation of the inro – the compartmented case designed to contain personal effects would inspire Cartier for many vanity sets.The pagoda at the centre of the Japanese garden here is certainly one of the symbols of the Far East which Cartier used the most in its iconography. The highly symbolic architecture of these pavilions or temples abundantly described in travelers’ tales at the end of the 19th century fully embodied the mysteries and beauties of China and Japan for most of the western world. Cartier used their iconic and graphic design in all its forms, from brooches entirely inset with diamonds to stylised enameled motifs on cigarette cases. The other strong symbol of dreams of the Orient, the shishis (stone lions), also called Fô dogs, often adorn Cartier’s jewels and precious objects. Typically tri-dimensional, often placed in couples guarding the entry of temples, these fantastic beasts were usually carved out of jade.If the association of black and white is the flagship colour combination of the Art Deco period, many other chromatic experiences appeared at the beginning of the 20th century. All the colours from “elsewhere” gradually completed the jeweller’s palette. The colourful Slavic influence emerged after the success of the Russian ballets at the Théâtre du Châtelet in 1909, introducing the fashion for a previously unseen colour duo: sapphire and emerald. The travels of the Cartier brothers in India inspired the famous trio of engraved rubies, emeralds and sapphires of the Tutti Frutti models. The fashion for Egypt that followed the discovery of Tutankhamun’s tomb in 1922 also brought its colour associations, with turquoise blue and sleek motifs. And finally the Far Eastern exoticism revealed its own palette with a strong chromatic association: the orange of coral and the green of jade or of aventurine. In spite of this strong influence, the end of the 1920s would see the end of East-Asian aesthetics at Cartier. The jewellery house, constantly seeking to renew itself started to explore other themes and other inspirations from the beginning of the 1930s. In 1984, in his book on Cartier Hans Nadelhoffer described “a desk set from 1931 imitating the garden of a Japanese temple is the last example of this genre…”. This extremely rare Japanese garden is probably one of the last creations of Cartier on the Far East theme at the Art Deco period. The piece condenses years of research, aesthetics and techniques and reaches the height of perfection. From the view as a whole to each individual detail, this garden made of precious stones is a silent apparition evoking peaceful faraway lands. A still invitation to the voyage
NÉCESSAIRE DE BUREAU ART DÉCO "JARDIN JAPONAIS", PAR CARTIER

Details
NÉCESSAIRE DE BUREAU ART DÉCO "JARDIN JAPONAIS", PAR CARTIER
La pagode de corail et de quartz aventuriné ponctué de perles et à décors d’émail polychrome abritant la pendulette en agate grise à chifres arabes sertis de diamants, les aiguilles représentant un dragon pavé de diamants, le jardin en cristal de roche (fêlé), entouré d’une barrière en laque noire décorée de billes de corail (manques) et rehaussée de têtes de dragon dont deux servant à poser le porte-plume et rehaussée d’une mosaïque de nacre, décoré de rochers, de deux lanternes en quartz, quartz aventuriné, corail et émail noir abritant de petites ampoules (110 volts), d’un arbre ponctué de feurs de corail, d’un ponton de quartz aventuriné et de corail et de deux sculptures de lions de Fo sur un socle de lapis lazuli découvrant deux encriers, la base rectangulaire en quartz aventuriné, vers 1926, 28 x 24 x 11.5 cm., poids brut : 6171 gr., avec un porte-plume en lapis lazuli, quartz aventuriné, onyx et corail fabriqué sur mesure par la Maison Cartier en 2017 (non illustré), dans son écrin cathédrale



The coral and aventurine quartz pagoda with pearl finials and polychrome enamel panels holding a grey agate dial with diamond-set Arabic numerals and dragon-shaped hour markers, placed in a raised rock crystal water garden with black lacquer and coral bead enclosure, featuring two rock crystal, aventurine quartz, coral and black enamel lanterns with light bulb fittings (110 volts), a coral tree with coral flower heads and moss detail, an aventurine quartz pontoon and two inkwells each modelled as a carved jade Fo lion on lapis lazuli and coral pedestal. The garden, with mother-of pearl and lacquer stone-wall motif exterior and gargoyle detail, on an aventurine quartz base, circa 1926, measuring 28 x 24 x 11.5 cm.,with a later added lapis lazuli, aventurine quartz, onyx and coral dip pen custom-made by Cartier in 2017 (not illustrated), in original fitted red leather case

No. 01017, mouvement no. 2968872
Post Lot Text
AN ART DECO 'JARDIN JAPONAIS' DESK SET, BY CARTIER
Sale Room Notice
Import restrictions may apply and a CITES license will be required as this lot contains material from endangered species.
Lights (110 volts) are not in working condition
Le lot comprend des matériaux d’espèces en danger, ce qui peut entraîner des restrictions à l’exportation et la délivrance d’un permis CITES.
Les lumières ne fonctionnent pas

Brought to you by

Mathilde Bensard
Mathilde Bensard

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