ORNEMENT FRONTAL HAÏDA
ORNEMENT FRONTAL HAÏDA
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ORNEMENT FRONTAL HAÏDA

COLOMBIE-BRITANNIQUE

Details
ORNEMENT FRONTAL HAÏDA
COLOMBIE-BRITANNIQUE
Hauteur : 64.5 cm. (25 3/8 in.)
Provenance
Collection privée, Toulon
Collection Michel Gaud, Saint-Tropez
Alain de Monbrison, Paris
Collection Michel Périnet (1930-2020), Paris, acquis en 1992
Special notice

Prospective purchasers are advised that several countries prohibit the importation of property containing materials from endangered species, including but not limited to coral, ivory and tortoiseshell. Accordingly, prospective purchasers should familiarize themselves with relevant customs regulations prior to bidding if they intend to import this lot into another country.
Post lot text
HAIDA FRONTLET, BRITISH COLUMBIA

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, Arts of Africa, Oceania & the Americas

Lot Essay

LE SENS DU POTLATCH
par Marie Mauzé

Symboles de richesse et de prestige parmi les peuples de la côte Nord-Ouest, les coiffes cérémonielles font partie d’un costume cérémoniel, porté par les chefs lors de cérémonies de bienvenue, de danses dans les potlatchs ou de cérémonies funéraires. […] Cette coiffe haïda, représentative d’un modèle type, est composée d’une plaque frontale rectangulaire dont le bord supérieur est légèrement arrondi, et sur laquelle est sculpté un visage humain, celui d’une femme dont la lèvre inférieure est distendue par l’insertion d’un labret, signe distinctif des femmes nobles. Le visage est de très grande taille par rapport au reste du corps ramassé sur lui-même, et essentiellement représenté par les bras, les mains et les pieds. Le visage sculpté en haut relief et non peint est ceint d’une bordure décorée de petites plaques d’haliotide dont l’éclat est interprété comme la manifestation tangible du pouvoir surnaturel dont sont investis les chefs qui détiennent le privilège d’arborer ce type de coiffe. Les yeux, les dents, le labret, les paumes de main et les plantes de pied sont également rehaussés par des incrustations du même coquillage. Quant aux lèvres, au corps, au bras et aux pieds, ils sont conventionnellement peints en rouge. Les sourcils sont peints en noir et les paupières sont soulignées d’un trait noir redoublé d’un trait blanc. Outre le fronteau, la coiffe comprend une couronne en barbillons d’otarie et des plumes de pic ornant chaque côté de la coiffe, et une longue traîne en peaux d’hermine cousues sur une toile en jute qui recouvre les épaules et le dos de son porteur.

Attributs des chefs et marques de leur statut, les coiffes figurant des blasons ou des personnages mythiques sont apparues sur la côte Nord-Ouest au XIXe siècle. […] Chez les Haïda, des sculpteurs tels que Simeon Stilthda ou John Gwaytil ont introduit, à la fin des années 1800, un nouveau genre par la figuration de visages humains ressemblant à des portraits, ainsi que l’illustre cette coiffe de la collection Périnet.

THE MEANING OF POTLATCH
by Marie Mauzé

Symbols of wealth and prestige among the peoples of the Northwest Coast, ceremonial headdresses are an element of the ceremonial costume worn by chiefs for welcoming ceremonies, potlatch dances, and funeral ceremonies. […] This Haida headdress, representing a typical model, is composed of a rectangular frontal plate with a slightly rounded upper edge. A human face is sculpted into the plate: one of a woman whose lower lip is distended by the insertion of a lip plate. The face is very large compared to the rest of the squat body, which is essentially represented by arms, legs and feet. The face, sculpted in high relief and unpainted, is surrounded by a border decorated with small abalone plates. Their radiance was interpreted as the tangible manifestation of the supernatural power held by the chiefs, who alone had the privilege of wearing this type of headdress. The eyes, teeth, lip plate, palms of the hands, and soles of the feet are also adorned by inlaid pieces of the same type of shell. The lips, body, arms and feet are conventionally painted red. The eyebrows are painted black, while the eyelids are emphasised by a black line paired with a white one. In addition to the frontal plate, the headdress includes a crown in sea lion barbels, woodpecker feathers adorning either side, and a long train of stoat skins sewn onto jute cloth that covers the shoulders and back of the person wearing it.

Status symbols specific to chiefs, headdresses shaped like blazons or mythical characters appeared on the northwest coast during the 19th century. […] Among the Haida, sculptors such as Simeon Stilthda and John Gwaytil introduced a new genre in the late 1800s portraying human figures much as portraits do, as illustrates this headdress from the Périnet collection
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