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Pierre Soulages (né en 1919)
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Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Property from the estate of Ayala Zacks Abramov
Pierre Soulages (né en 1919)

Peinture, 46.2 x 38.2 cm, 1952

Details
Pierre Soulages (né en 1919)
Peinture, 46.2 x 38.2 cm, 1952
signé et daté 'Soulages 52' (en bas à gauche)
huile sur toile
46.2 x 38.2 cm.
Peint en 1952.

signed and dated 'Soulages 52' (lower left)
oil on canvas
18 ¼ x 15 in.
Painted in 1952.
Provenance
Kootz Gallery, New York
Ayala Zacks-Abramov, Toronto & Jerusalem
Puis par descendance aux propriétaires actuels
Literature
P. Encrevé, L'œuvre complet, peinture, vol. III 1979-1997, No. 1510 (illustré en couleurs p. 355).
Special Notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)

Brought to you by

Etienne Sallon
Etienne Sallon Head of Evening Sale

Lot essay

Provenant de l'ancienne collection d'Ayala Zacks Abramov

Ayala Zacks-Abramov est, avec son second mari Samuel Jacob Zacks, l’architecte de l’une des collections d’art du XXsiècle les plus complètes et les plus impressionnantes de l’après-guerre. Elle laisse un héritage pérenne d’enrichissement culturel dans son pays natal, Israël, et dans sa ville d’adoption, Toronto, au Canada, que les générations futures sauront apprécier.

 

Ayala est née à Jérusalem en 1912 sous le nom d’Ayala Ben-Tovim. En 1938, elle épouse son premier mari, Maurice Fleg, qu’elle a rencontré lors de ses études à Paris ; deux ans plus tard, celui-ci est tué lors d’une opération militaire dans les Flandres. Ayala s’engage dans la Résistance française avant de rejoindre les Forces françaises libres en Afrique du Nord, puis en Europe à partir de 1944. À la fin de la Seconde Guerre mondiale et jusqu’à la création de l’État d’Israël, Ayala sert dans les camps de personnes déplacées dans l’Allemagne occupée par les Alliés. Grâce à son esprit fort et à sa résilience, elle défendra avec ardeur diverses causes tout au long de sa vie.

 

Maurice Fleg est le fils de Madeleine (née Bernheim) et d’Edmond Fleg. Ce dernier est considéré comme l’un des plus grands romanciers, essayistes et dramaturges juifs français du XXe siècle. L’œuvre d’Edmond Fleg est cruciale dans la construction d’une identité juive française moderne, faisant de lui une figure instrumentale du réveil juif de l’entre-deux-guerres. Les époux Fleg et leurs enfants vivent à Paris, dans un appartement au 1A, quai aux Fleurs aménagé par Pierre Chareau. Ils incarnent les idées modernistes de la communauté juive, tant sur les plans économique, littéraire, historique que politique. Ayala rejoint ce monde raffiné après avoir quitté la Palestine pour s’installer à Paris, et découvre de première main le milieu artistique parisien et l’univers des collectionneurs.

 

Après la guerre, Ayala épouse Samuel Zacks, un économiste et collectionneur d’art canadien qu’elle a rencontré en Europe. Sam s’est toujours intéressé à l’art, même lorsqu’il était étudiant, et quand il épouse Ayala en 1947, il est déjà un collectionneur actif et avide. En 1955, lorsque leur collection naissante est exposée dans quatre sites israéliens à Jérusalem, Tel-Aviv, Ein Harod et Haïfa, elle est déjà représentative de mouvements aussi divers que l’impressionnisme, le fauvisme et le cubisme, bien qu’elle soit principalement axée sur les œuvres de l’École de Paris, avec des artistes tels que Bonnard, Soutine, Chagall et Rouault qui ont eu une influence majeure sur les artistes israéliens des deux décennies précédentes. 

Au cours des années suivantes, Sam et Ayala repoussent les limites de leur exploration artistique, élargissant leur collection dans des proportions stupéfiantes et constituant une vue d’ensemble du développement et de l’évolution de l’art moderne au cours du XXesiècle. Ils collectionnent avec enthousiasme, passion et dévotion et, avec un œil infaillible pour reconnaître la qualité, ils acquièrent de nombreuses œuvres marquantes pour l’art du XXesiècle, y compris des chefs-d’œuvre d’artistes tels que Picasso, Derain, Matisse, Gris, Severini, Chagall et Kandinsky. Ils sélectionnent également les œuvres de leur collection en fonction de critères esthétiques profondément personnels. Comme l’explique Ayala dans la préface d’une exposition en hommage à Sam en 1976 : « Grâce aux peintures, nous avons pris conscience de la sensibilité aiguë des dessins, si souvent la première expression de l’inspiration d’un artiste. Intéressés autant par le processus créatif que par les résultats, nous éprouvions face aux dessins un profond sentiment de contact intime avec l’acte de création ; nos yeux et nos cœurs étaient perpétuellement tournés vers eux. Les dessins nous ont conduits à la sculpture, et c’est pourquoi notre collection compte tant de dessins de sculpteurs — Rodin, Matisse, Giacometti, Henry Moore, pour n’en citer que quelques-uns.»

Sam et Ayala soutiennent et encouragent également de nombreux jeunes artistes émergents de l’époque, dont Dubuffet, Borduas, Tapies, Saura et Davie. Ils entretiennent une relation chaleureuse et étroite avec de nombreux artistes, Henry Moore étant l’un des plus éminents d’entre eux. Cette amitié se traduit par l’acquisition d’un certain nombre d’œuvres exceptionnelles de l’artiste et ouvre la voie à un don ultérieur de sculptures de Moore au Musée des beaux-arts de l’Ontario et au Musée d’Israël, à Jérusalem. En outre, lors de leurs fréquents voyages en Israël, Sam et Ayala recherchent les plus belles et les plus rares œuvres d’artistes israéliens, amassant une collection inégalée d’œuvres de Reuven Rubin, Itzhak Danziger, Mordechai Ardon, Joseph Zaritsky, pour ne citer que celles-ci. 

La contribution de Sam et Ayala Zacks à l’enrichissement culturel de leur pays d’origine va au-delà de leur rôle de collectionneurs et de mécènes et repose avant tout sur une conscience unique que l’art peut être, selon les propres termes d’Ayala, « une source d’inspiration, d’espoir et de bonheur pour toute l’humanité ». Sam et Ayala créent l’aile qui porte leur nom à l’Art Gallery of Ontario de Toronto ; en Israël, ils fondent le musée Hazor au kibboutz Ayelet Hashahar, ainsi qu’une salle d’exposition au musée de Tel-Aviv. Après la mort de Sam en 1970, Ayala retourne en Israël en 1976 et épouse S.Z. Abramov. Né à Minsk en 1908, Abramov est un juriste réputé, un journaliste et un publiciste, un activiste et un homme politique. Il est membre du parlement israélien, la Knesset, et il est considéré comme un penseur et un théoricien majeur du libéralisme israélien.

De retour en Israël, Ayala continue de parrainer les arts, en créant le Fonds d’histoire de l’art pour les professeurs invités à l’Université hébraïque et en siégeant au conseil d’administration du Musée d’Israël, à Jérusalem, et du Musée d’art de Tel-Aviv. Elle organise également chez elle, à Tel-Aviv, des « soirées du mardi » consacrées à des conférences et à des spectacles artistiques, en collaboration avec l’université de Tel-Aviv. 

Ayala est une figure légendaire dans le monde de l’art israélien. Elle joue le rôle de mécène tant pour des artistes établis que pour de jeunes artistes. Elle commande des œuvres importantes à des artistes israéliens modernistes tels que Joseph Zaritsky, qui peindra son portrait, et soutient l’art jeune et contemporain par le biais d’activités telles que le festival Art Focus à Jérusalem.

 

Ayala s’éteint à Jérusalem le 29 août 2011.

Pierre Soulages

En haut, à gauche : Ayala Zacks Abramov et la première ministre d'Israël Golda Meir, lors d'une réception au musée d'art de Tel Aviv, avril 1971. © Tous droits réservés.

En bas, à gauche : Grand Cheval à Six Têtes de Germaine Richier et Soulages au foyer de la maison des Zacks Abramov à Tel Aviv, 13 boulevard Ben Gurion, 1970. © ADAGP, Paris, 2021.

À droite : Sam et Ayala Zacks dans leur maison de Toronto, fin des années 1950. © ADAGP, Paris, 2021.


Property from the estate of Ayala Zacks Abramov

Ayala Zacks-Abramov was, together with her second husband Samuel Jacob Zacks, the architect of one of the most comprehensive and impressive collections of twentieth century art in the post-war era, and has left an enduring legacy of cultural enrichment in both her native Israel and her adopted home of Toronto, Canada, which will be enjoyed and appreciated by generations to come.


Ayala was born in Jerusalem in 1912 as Ayala Ben-Tovim. In 1938 she married her first husband, Maurice Fleg, whom she had met while studying in Paris; two years later he was killed during military action in Flanders. Ayala joined the French Resistance and later The Free French Forces in North Africa and again in Europe as of 1944. After WWII and until the creation of The State of Israel Ayala served in the Displaced Persons Camps in Allied-occupied Germany. Her strong spirit and resilience made her an ardent champion of various causes throughout her life.


Maurice was the son of Madeleine (née Bernheim) and Edmond Fleg. The latter is  considered one of the most Jewish French novelists, essayists and playwrights of the 20th century. Fleg’s oeuvre was crucial in constructing a modern French Jewish identity, rendering him an instrumental figure in the Jewish awakening during the interwar years. The Fleg family and children lived in Paris, in a flat at 1A Quai Aux Fleurs designed by Pierre Chareau. They embodied the modernist ideas of the Jewish community, both economically, litterlay, historically and politically. Ayala joined this refined world, coming to Paris from Palestine, and learned first hand about the Paris art world and collecting. 


After the war, Ayala married Samuel Zacks, a Canadian economist and art collector, whom she had met in Europe. Sam had always been interested in art even as a student and by the time he and Ayala married in 1947 was already an active and avid collector. When their fledgling collection was shown in Israel in 1955 at four locations in Jerusalem, Tel Aviv, Ein Harod and Haifa, it already displayed works from such diverse movements as Impressionism, fauvism and cubism, although its primary focus was on works from the Ecole de Paris, artists such as Bonnard, Soutine, Chagall and Rouault who had had such a major influence on Israeli artists of the previous two decades. 


Over the coming years Sam and Ayala pushed the limits of their artistic exploration, enlarging their collection to staggering proportions and building a comprehensive overview of the development and evolution of modern art throughout the Twentieth Century. They collected with enthusiasm, passion and devotion and with an unerring eye for quality they acquired many works which represent significant landmarks in the art of the Twentieth Century, including masterpieces by artists such as Picasso, Derain, Matisse, Gris, Severini, Chagall and Kandinsky. They also selected works for their collection according to a deeply personal aesthetic. As Ayala explained in the preface to a 1976 tribute exhibition to Sam; "Through paintings we became aware of the acute sensitivity of drawings, so often the first expression of an artist's inspiration. Interested in the creative process as well as in the results, we found ourselves responding to drawings with a deep sense of intimate contact with the act of creation; our eyes and hearts were perpetually turning to them. Drawings led us to sculpture, and this is why in our collection there are so many drawings by sculptors - Rodin, Matisse, Giacometti, Henry Moore, to mention a few."


Sam and Ayala also supported and encouraged many young and emerging artists of the time, including Dubuffet, Borduas, Tapies, Saura and Davie. They had a warm and close relationship with many artists, Henry Moore being one of the most prominent among them. That friendship resulted in their purchase of a number of outstanding works by the artist, and paved the way for a later gift of Moore sculptures both to the Art Gallery of Ontario and the Israel Museum, Jerusalem. In addition, on their frequent travels to Israel Sam and Ayala sought the best and rarest works by Israeli artists, amassing an unrivalled collection of works by Reuven Rubin, Itzhak Danziger, Mordechai Ardon, Joseph Zaritsky to name but a few. 


Sam and Ayala Zacks's contribution to the cultural enrichment of their home countries goes beyond their role as collectors and patrons and is informed above all by a unique awareness that art can be, in Ayala's own words "a source of inspiration, of hope and happiness to all mankind". Sam and Ayala established the wing which bears their name in the Art Gallery of Ontario in Toronto; in Israel they founded the Hazor Museum at Kibbutz Ayelet Hashahar, as well as an exhibition hall at the Tel Aviv Museum. After Sam's death in 1970, Ayala returned to Israel in 1976 and married S.Z. Abramov. Born in Minsk in 1908, Abramov was a well-known jurist, a journalist and publicist, activist and politician. He was a member of the Israeli parliament, the Knesset and was considered a major thinker and theoretician of Israeli Liberalism.


Back in Israel, Ayala continued to patronize the arts, founding the History of Art Fund for guest professors at the Hebrew University and serving on the board of the Israel Museum, Jerusalem and the Tel Aviv Museum of Art. She also hosted 'Tuesday Evenings' at her home in Tel Aviv devoted to lectures and performances of the arts, in conjunction with the Tel Aviv University. 


Ayala was a legendary figure in the Israeli art world. She was the patron of established and young artists alike. She commissioned important works from modernist Israeli artist such as Joseph Zaritsky who painted her portrait, and supported young, contemporary art through activities such as Art Focus festival in Jerusalem. 


Ayala died in Jerusalem on 29 August 2011.

Peinture, 46.2 x 38.2 cm, 1952

Pierre Soulages

Tout coup de pinceau particulier établit des relations avec d'autres formes sur la toile, avec le fond et avec la surface dans son ensemble. Ce sont ces attributs et ces relations qui me concernent et qui me guident.

Pierre Soulages
Pierre Soulages

À gauche : Pierre Soulages dans son atelier à Paris, 1954.

© ADAGP, Paris, 2021 / RMN-Grand Palais - Gestion droit d'auteur.

À droite : l’atelier de Pierre Soulages, rue Schoelcher, 1951.

© ADAGP, Paris, 2021 / Photo Izis.

Any particular brushstroke establishes relationships with other forms on the canvas, with the background and with the surface as a whole. It is these attributes and relationships that concern me and by which I am guided.
Pierre Soulages

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