PLANCHE VOTIVE GROUPE KEREWA
PLANCHE VOTIVE GROUPE KEREWA

PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE

Details
PLANCHE VOTIVE GROUPE KEREWA
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINÉE
Haut. 182 cm (71 5/8 in.)
Provenance
Jean-Louis Roiseux et Georges Vidal (1930-1988), acquis ca. 1970
Jean-Claude Bellier, Paris
Collection Michel Périnet (1930-2020), Paris, acquis en 1994
Literature
Bellier, J.-C., Mélanésie, Paris, 1974, plat recto
Exhibited
Paris, Galerie Jean-Claude Bellier, Mélanésie, 30 janvier - 23 février 1974
Post lot text
KEREWA VOTIVE BOARD, PAPUA NEW GUINEA

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, Arts of Africa, Oceania & the Americas

Lot Essay

ESPRITS CACHÉS
par Virginia-Lee Webb

Nous savons par des recherches dans les archives et contemporaines que les populations Goaribari et Kerewa du Golfe de Papouasie fabriquaient et utilisaient leurs planches votives différemment des autres sociétés de la région. Alors que dans le Golfe, ces sculptures sont connues sous le nom générique de Gope, dans la zone linguistique de l’ouest Kerewa et chez les Urama elles sont appelées titi ébiha ce qui peut se traduire par « dessin de l’esprit crocodile » (Welsch, 2006, p. 36). D’après l’ethnologue Paul Wirz - il visita la région en 1930 - « Ébiha veut dire crocodile, mais en realité, nous avons à faire à la représentation d’un monstre… Ébiha peut être un serpent ou tout autre animal malfaisant, une créature fabuleuse, un monstre ou un animal monstrueux qui n’existe pas dans la réalité. Titi ébiha est un ébiha peint ou sculpté (titi = ornement, sculpture, peinture) » (Wirz, 1937, p. 409). Robert Welsch qui a mené des recherches dans cette région remarque que Wirz anticipait des informations plus récentes recueillies à Goaribari ou « [on lui a precisé] que ces planches étaient gardées emballées dans les toitures. » (Welsch, 2006, p. 39). Ce fait peut expliquer qu’elles n’apparaissent jamais sur les photographies de terrain.

A.B. Lewis et William Patten acquirent des titi ébiha. Les planches votives découvertes par Patten furent dispersées et certaines se trouvent de nos jours dans la collection du Hood Museum of Art du Dartmouth College. Quelques autres sont dans les collections du Fairbanks Museum and Planetarium dans le Vermont, le Field Museum de Chicago et le Metropolitan Museum of Art de New York. L’inventaire photographique des planches qu’il a acquis (Webb, 2006, p. 61) montre que de nombreux exemplaires présentent une ouverture à leur base afin de faciliter leur portage pendant les danses et à leur partie supérieure un trou où l’on glissait une torche.

[…] Comme les agiba qui sont aussi originaires de cette région, la periodicité des cérémonies auxquelles sont associées ces titi ébiha, a contribué à leur rareté et au déficit d’informations à leur sujet pendant plus d’un siècle.

CONCEALED SPIRITS
by Virginia-Lee Webb

We know from archival and contemporary research that the residents of Goaribari Island and Kerewa communities made and used Spirit Boards differently than other Papuan Gulf societies. Throughout the Gulf these sculptures were generically called Gope, but in the western Kerewa speaking areas, as in Urama, the people called the boards titi ébiha which means “design of the crocodile spirit.” (Welsch, 2006, p. 36) According to the ethnologist Paul Wirz who visited there in 1930, “Ébiha means crocodile, but in reality, it is a representation of a monster with which we are dealing… Ébiha can also be a snake or some evil animal, a fabulous creature, a monstrosity or monster, some animal which in the world does not exist. Titi ébiha is a carved or painted ébiha (titi = ornament, carving, painting.)” (Wirz, 1937, p. 409). Robert Welsch who conducted research in the area notes that Wirz “anticipated much more recent informants at Goaribari who [told Welsch] that the boards were wrapped up and concealed in the rafters.” (Welsch, 2006, p. 39) This would certainly explain the absence of them in situ photographs.

A.B. Lewis and William Patten acquired titi ébiha. The boards that Patten discovered were dispersed with many now in the collection of the Hood Museum of Art, Dartmouth College. As well a few are in the collections of the Fairbanks Museum and Planetarium, Vermont, The Field Museum Chicago, and The Metropolitan Museum of Art, New York. His “inventory” photographs of the boards he acquired (Webb, 2006, p. 61) show several with negative spaces on the bottom to facilitate holding them in a dance and a hole at the top to carry a torch.

[…] Like the agiba also originating from this region, the related cycle of secretive ceremonies associated with this titi ébiha contributed to its rarity and lack of more detailed knowledge for over a century.
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