POUPÉE HOPI, KACHINA, HEMIS
A HOPI DOLL
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In addition to the regular Buyer’s premium, a comm… Read more THE JAMES AND MARILYNN ALSDORF COLLECTIONLa Collection de James et Marilynn Alsdorf fait figure de contribution remarquable dans l’histoire des connaisseurs d’art américains. Progressivement rassemblée tout au long de la seconde moitié du XXe siècle par deux des plus généreux mécènes municipaux et culturels de Chicago, la Collection, incomparable de par son ampleur et sa qualité, met en lumière les formidables prouesses artistiques de l’Homme au fil du temps et au gré de la géographie. Le couple y voit une occasion unique d’exploration, d’aventure et de quête de beauté, depuis les pièces remplies d’oeuvres de leur résidence de Chicago jusqu’aux lointains continents et terres historiques. La logique de collection des époux repose, selon les dires de Marilynn Alsdorf, sur une volonté simple mais profonde : « Nous recherchons des objets », explique-t-elle, « pour le plaisir des yeux et de l’âme… » Mariés en 1952, James et Marilynn Alsdorf passeront près de quarante ans à bâtir ensemble une vie centrée sur l’art, la philanthropie et la famille. Fils d’un ancien diplomate et exportateur néerlandais, James W. Alsdorf rejoint l’entreprise de son père après des études à la Wharton School, école de commerce de l’université de Pennsylvanie. Alors qu’il travaille pour l’entreprise familiale, Alsdorf International, Ltd., M. Alsdorf saisit l’occasion d’acquérir la Cory Corporation, un producteur d’accessoires et de machines à café. Sous son impulsion, Cory se développe pour devenir le premier fabricant national du secteur, lui permettant d’étendre ses activités à d’autres domaines de production et de services. Après la vente de la société à la Hershey Corporation à la fin des années 1960, il réintègre l’entreprise familiale d’export et s’emploie à rassembler, avec l’aide de son épouse Marilynn, une prestigieuse collection privée d’art. Originaire du quartier Rogers Park de Chicago et formée à l’université Northwestern, Marilynn Alsdorf est une femme dont l’intelligence et la passion des arts laissent une marque indélébile sur la collection du couple et la communauté locale. Les époux réalisent leur première acquisition lors d’une vente aux enchères à Chicago, peu après leurs noces. L’oeuvre, annonciatrice d’un avenir prometteur, encourage le couple à se pencher sur les innombrables filières d’expression de l’art à travers l’Histoire – des sociétés de l’Égypte et de la Grèce antiques au début de la Renaissance, en passant par l’art islamique, l’art chinois et extrême-oriental, la peinture et la sculpture modernes. À travers des voyages à l’étranger, des bourses d’études et des contacts auprès de conservateurs, de marchands d’art et d’artistes vivants de premier plan, les Alsdorf se forgent une appréciation avisée, motivée par une qualité ineffable, presque spirituelle, que l’on retrouve dans les oeuvres qu’ils ont choisi d’acquérir. C’est cet « amour de l’objet », comme le décrit le couple, qui donne lieu à une exceptionnelle collection privée polymathique. Le domicile conjugal sur Lake Shore Drive à Chicago se fait l’écrin d’un mélange d’oeuvres spectaculaire où peinture, sculpture et arts décoratifs du monde entier entrent en dialogue – une véritable prouesse curatoriale pour laquelle les Alsdorf sont unanimement reconnus. Le couple fait notamment figure de pionnier dans l’acquisition d’art indien, du Sud-Est asiatique et himalayen, des spécialités largement sous-évaluées lorsqu’ils entament leurs acquisitions dans les années 1960. Après leur première visite en Inde en 1968 suivent de nombreux voyages dans la région étoffant leur expertise et leur collection. Chaque intérêt naissant – les dessins de maîtres anciens, les sculptures bouddhistes, la porcelaine chinoise, l’art amérindien et plus encore – suscite un déluge d’érudition et d’acquisitions. « Il faut aimer avant d’acheter », explique alors Mme Alsdorf. « Trouver un sujet, une époque ou un lieu que l’on aime vraiment et se documenter. Trouver ce qui vous passionne et commencer à collectionner. » Si leur collection réunit des pièces magistrales d’artistes inconnus à travers les âges, les Alsdorf tiennent également à promouvoir le travail de figures modernes et contemporaines, par l’acquisition d’oeuvres d’artistes tels que Mark Rothko, René Magritte, Frida Kahlo, Fernand Léger et Jean Dubuffet, entre autres. En 1967, le couple se joint à d’autres éminents collectionneurs de Chicago, Edwin et Lindy Bergman et Robert et Beatrice Mayer notamment, pour fonder le musée d’art contemporain de Chicago, une institution à laquelle ils apporteront un important soutien personnel et financier. Leurs activités de mécénat en faveur de musées et d’institutions culturelles s’étendent au-delà de la ville, à l’ensemble des États-Unis : M. Alsdorf siège notamment au conseil international du Museum of Modern Art, au comité de collectionneurs de la National Gallery of Art et au conseil d’administration de Dumbarton Oaks. Mme Alsdorf, pour sa part, prend la tête de l’Arts Club of Chicago et occupe des postes de direction dans des institutions comme le Smart Museum of Art de l’université de Chicago, le Snite Museum of Art de l’université de Notre Dame, et le Mary and Leigh Block Museum of Art de l’université Northwestern. Au décès de James Alsdorf en 1990, son épouse et sa famille cherchent à perpétuer l’héritage artistique et philanthropique qui a marqué sa vie. Dès les années 1950 et le début de leur collection, les Alsdorf s’inscrivent en fervents mécènes de l’Art Institute of Chicago, offrant ou prêtant des centaines d’oeuvres au musée. Longtemps administratrice de l’AIC, Marilynn Alsdorf y occupe le poste de présidente du Conseil des Femmes, tandis que James Alsdorf devient président du musée de 1975 à 1978. Les décennies de générosité du couple envers l’AIC se prolongeront au-delà de la mort de M. Alsdorf et jusqu’au XXIe siècle. En 1997, Mme Alsdorf fait don à l’AIC de quatre cents oeuvres d’art d’Asie du Sud-Est, un legs significatif salué par l’exposition majeure A Collecting Odyssey: Indian, Himalayan, and Southeast Asian Art from the James and Marilynn Alsdorf Collection. Moins de dix ans plus tard, elle réalise un autre don conséquent en soutenant la construction des galeries Alsdorf d’art indien, d’Asie du Sud-Est, himalayen et islamique, un espace saisissant conçu par Renzo Piano qui fait le pont entre le bâtiment de Michigan Avenue et l’aile moderne du musée. Dans le même temps, elle finance un poste de conservateur spécialisé en art de l’Asie du Sud-Est à l’AIC, garantissant que plusieurs générations de visiteurs continuent d’en découvrir les merveilles à travers des expositions et actions pédagogiques. En 2006, lorsque Marilynn Alsdorf reçoit le prix Joseph R. Shapiro du Smart Museum of Art, son confrère collectionneur John Bryan fait l’éloge d’un « mécène sans égal à notre époque à Chicago ». Ensemble, les Alsdorf ont non seulement rassemblé une incomparable collection privée de beaux-arts des quatre coins de la planète, mais se sont aussi efforcés de partager cette collection et la passion qui a nourri son acquisition. La Collection James et Marilynn Alsdorf sert à présent de représentation tangible de la grande curiosité et connaissance de ses propriétaires – une croyance inébranlable dans le pouvoir transcendant et intemporel de l’art. THE JAMES & MARILYNN ALSDORF COLLECTIONThe Collection of James and Marilynn Alsdorf represents a notable achievement in the history of American connoisseurship. Steadily acquired throughout the latter half of the twentieth century by two of Chicago’s most important civic and cultural patrons, the Collection is unparalleled in its breadth and quality, illuminating the remarkable feats of human artistry across time and geography. For the Alsdorfs, collecting represented a unique opportunity for exploration, adventure, and the pursuit of beauty, extending from the art-filled rooms of their Chicago residence to distant continents and historic lands. The couple’s philosophy of collecting, as Marilynn Alsdorf explained, was simple yet profound: “We looked for objects,” she said, “to delight our eyes and souls….”Married in 1952, James and Marilynn Alsdorf would spend nearly four decades together building a life centered on art, philanthropy, and family. The son of a former Dutch diplomat and exporter, James W. Alsdorf joined his father’s business after studying at the Wharton School of Business at the University of Pennsylvania. It was while working for his family’s company, Alsdorf International, Ltd., that Mr. Alsdorf came upon the opportunity to acquire the Cory Corporation, a producer of coffee brewers and equipment. Under Mr. Alsdorf’s leadership, Cory grew to become the nation’s top manufacturer in the field, allowing him to expand the business into other areas of production and service. After successfully selling the company to the Hershey Corporation in the late 1960s, he re-joined the Alsdorf family’s export firm, and worked together with his wife, Marilynn, to amass an exceptional private collection of fine art.Raised in Chicago’s Rogers Park neighborhood and educated at Northwestern University, Marilynn Alsdorf was a woman whose intelligence and passion for fine art left an indelible mark on the Alsdorfs’ collection and the community in which they lived. The couple made their first acquisition at a Chicago auction shortly after their marriage. The work was a harbinger of greater things to come, prompting the couple to look deeper into the innumerable strands of art historical expression found throughout history - from the societies of ancient Egypt and Greece to the early Renaissance, Islamic art, Chinese and East Asian art, and Modern painting and sculpture. Through international travel, personal scholarship, and in conversation with leading curators, dealers, and living artists, the Alsdorfs honed a shared, astute connoisseurship, one driven by an ineffable, almost spiritual quality found in the works they chose to acquire. It was this “love of the object,” as the Alsdorfs described it, that resulted in an extraordinary, polymathic private collection. The couple’s residence on Chicago’s Lake Shore Drive became home to a striking mélange of works in which painting, sculpture, and decorative arts from around the world stood in art historical conversation - a curatorial achievement in its own right for which the Alsdorfs were widely celebrated. The couple were especially pioneering in their acquisition of Indian, Southeast Asian, and Himalayan art, areas that were largely undervalued when they first began to acquire these works in the 1960s. The Alsdorfs’ first visit to India in 1968 was followed by numerous trips in the region, allowing them to expand both their expertise and their collection. Each new spark of art historical interest - in Old Master drawings, Buddhist sculpture, Chinese porcelain, Native American art, and beyond - set off a flurry of erudition and acquisition. “You have to love something before you buy it,” Mrs. Alsdorf explained. “Find something, some period or some venue that you really like and do research on it. Find something that you’re passionate about and then start collecting.”While their collection included masterful pieces by unknown artists from across history, the Alsdorfs were also keen to advance the work of Modern and Contemporary figures, acquiring works by artists such as Mark Rothko, René Magritte, Frida Kahlo, Fernand Léger, Jean Dubuffet, and others. In 1967, the Alsdorfs joined other prominent Chicago collectors, including Edwin and Lindy Bergman and Robert and Beatrice Mayer, in founding the Museum of Contemporary Art Chicago, an institution to which they would provide extensive financial and personal leadership. The Alsdorfs’ patronage of museums and cultural institutions extended across Chicago and the wider United States: Mr. Alsdorf was a member of the International Council of the Museum of Modern Art, the Collectors Committee of the National Gallery of Art, and a board member of Dumbarton Oaks, among others. Mrs. Alsdorf, for her part, served as president of the Arts Club of Chicago and in leadership positions at institutions including the Smart Museum of Art at the University of Chicago, the Snite Museum of Art at the University of Notre Dame, and the Mary and Leigh Block Museum of Art at Northwestern University.With the passing of James Alsdorf in 1990, his wife and family sought to continue to build upon the legacy in art and philanthropy that had defined his life. From the 1950s, the Alsdorfs were especially ardent patrons of the Art Institute of Chicago, gifting or lending hundreds of works to the museum commencing in the earliest days of their collecting. A longtime AIC trustee, Mrs. Alsdorf served for a time as president of the museum’s Women’s Board, while Mr. Alsdorf served as AIC chairman from 1975 to 1978. The couple’s decades of generosity toward the AIC would extend past Mr. Alsdorf’s death and into the twenty-first century. In 1997, Mrs. Alsdorf presented the AIC with some four hundred works of Southeast Asian art, a transformative bequest celebrated by the landmark exhibition A Collecting Odyssey: Indian, Himalayan, and Southeast Asian Art from the James and Marilynn Alsdorf Collection. Less than a decade later, Mrs. Alsdorf made yet another monumental gift when she supported the construction of the Alsdorf Galleries of Indian, Southeast Asian, Himalayan, and Islamic Art, an arresting Renzo Piano-designed space bridging the museum’s Michigan Avenue building and Modern Wing. At the same time, Mrs. Alsdorf funded a dedicated curatorial position at the AIC in Southeast Asian art, ensuring that generations of visitors will continue to discover the wonders of the field through exhibitions and education. In 2006, when Marilynn Alsdorf was presented with the Joseph R. Shapiro Award from the Smart Museum of Art, fellow collector John Bryan lauded her as “an art patron without equal in our time in Chicago.” Together, the Alsdorfs had not only built a peerless private collection of fine art from around the world, but had also dedicated themselves to sharing that collection and the passion that fueled its acquisition. The James and Marilynn Alsdorf Collection now serves as the tangible representation of the wide-reaching curiosity and connoisseurship of its namesakes - an unwavering belief in the transcendent and timeless power of art.
POUPÉE HOPI, KACHINA, HEMIS A HOPI DOLL

JEMEZ PUEBLO, NOUVEAU-MEXIQUE, ÉTATS-UNIS

Details
POUPÉE HOPI, KACHINA, HEMIS
A HOPI DOLL
JEMEZ PUEBLO, NOUVEAU-MEXIQUE, ÉTATS-UNIS
Hauteur : 35.5 in. (14 in.)
Provenance
George Everett Shaw, Snowmass, Colorado
Collection James et Marilynn Alsdorf, Chicago, acquise auprès de ce dernier le 22 juillet 1985
Special notice
In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)

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Victor Teodorescu
Victor Teodorescu

Lot Essay

« Dans les sociétés hopi, ce sont les Kachina, esprits venus d'ailleurs mais personnifiés pendant les six mois qu'ils vivent sur terre par certains hommes du village, qui remplissent cette fonction chamanique, consistant principalement à faire venir la pluie, à provoquer de bonnes récoltes et à garantir ainsi la continuité de la vie. En même temps médiateurs et messagers, les Kachina participent aussi aux nombreuses cérémonies où sont invoqués les mythes de la création et les émergences successives de l'homme dans les mondes antérieurs. » (Laniel-Le François, M.-E., Pierre J. et Camacho J., Kachina des Indiens Hopi, Saint-Vit, 1992).

Hemis danse à l'occasion de la fête rituelle Niman : elle correspond à la dernière sortie du cycle cérémoniel annuel des danseurs masqués qui personnifient les Kachina (et qui sont eux-mêmes appelés Kachina). Cette cérémonie célèbre leur départ. La tableta, élément caractéristique de l'Hemis Kachina, dont est surmonté notre exemplaire, compte trois marches symbolisant « les escaliers du ciel ». Celle-ci est ornée de symboles évoquant les épis de maïs.

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