Details
Statue d'ancêtre Uli
Uli ancestor figure
Nouvelle-Irlande
Bois
Hauteur : 73 cm. (28 3/4 in.)
Provenance
Collectée en 1909-10 dans le village de Panakundu par Walden, Nouvelle-Irlande
Pierre Loeb, Paris, depuis 1929
Collection Pierre et Claude Vérité, Paris
Literature
Photo et notes personnelles du journal d'expédition d’Augustin Krämer
Krämer-Bannow, E., Bei kunstsinnigen Kannibalen in der Südsee. Wanderungen auf Neu-Mecklenburg 1908-1909 ; nebst wissenschaftlichen Anmerkungen von Augustin Kra¨mer. Reimer, Berlin 1916
Kra¨mer, A., Die Malanggane von Tombara, Munich : Georg Mu¨ller, 1925
Exposition d’art africain et d’art oceanien, Paris, Galerie Pigalle, 1930, no. 355 (non ill.)
Einstein, C., À propos de l’exposition de la Galerie Pigalle, dans la revue Documents, 2ème année, 1930
Schindlbeck, M., Gefunden und verloren. Arthur Speyer, die dreißiger Jahre und die Verluste der Sammlung Südsee des Ethnologischen Museums Berlin, Berlin, 2011

Exhibited
Paris, Galerie Pigalle, Exposition d’art africain et océanien, 28 février-1er avril 1930

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Chloé Beauvais
Chloé Beauvais

Lot Essay

Le Uli Walden-Loeb-Vérité
Jean-Philippe Beaulieu, directeur de recherche, CNRS.

« J’ai presque honte d’avouer que je suis fou des sculptures de Nouvelle-Irlande » écrivait Karl von Linden, fondateur du musée de Stuttgart.

A la fin du XIXe siècle, la Nouvelle Irlande est une terre mal connue. C’est une ile étroite d’origine volcanique s 'étendant sur 340 km. Le Nord est composé de terrasses calcaires d’anciens récifs coralliens se fondant ensuite dans une chaine de collines aux reliefs accidentés. Au centre de l’ile trône le plateau Lelet a plus de 1000 m d’altitude. Les quelques dizaines de villages des locuteurs Mandak, se déploient sur les contreforts karstiques du plateau, couverts d’une épaisse végétation tropicale. Leur vie est orchestrée par des rites funéraires Malagan importants commandés par de rares statues humaines stylisées connues sous le nom de Ulis.
Représentations d'ancêtres sculptées dans des bois durs, leurs larges têtes barbues sont surmontées de crêtes. Les Ulis sont trapus, les épaules larges et campes sur des jambes courtes. Ils dardent une poitrine pointue et un sexe épais. Considérées comme hermaphrodites par les premiers voyageurs, les Ulis sont des figures masculines. Leurs sourires carnassiers et leurs attitudes de défiance accentuent leur puissance. Ils incarnent la force absolue, le pouvoir mais aussi la fécondité. Contrairement aux autres statues sculptées en Nouvelle Irlande qui étaient généralement détruites ou abandonnées après les rituels, les Ulis étaient soigneusement conserves dans les maisons des hommes avant de participer a de nouvelles cérémonies.

Au début du XXe siècle, sous l’emprise de la puissance coloniale, les Mandaks furent obliges d’abandonner leurs villages ancestraux et de s’installer sur la cote. Ils devaient aussi s’adapter au nouvel ordre instaure par le gouverneur Albert Hahl qui s’appuyait sur les structures anciennes et les chefs locaux. Ils comprirent qu’ils pouvaient néanmoins tirer parti de l'intérêt frénétique des européens pour les objets de leurs traditions ancestrales. La vente de statues, ornements ou cranes après les cérémonies, devenait un moyen d’obtenir les marks convoites et d'éviter de devoir travailler pour l’occupant colonial en s’acquittant d’une taxe. Les administrateurs coloniaux, marins, marchands se livraient à une véritable chasse aux trophées ethnographiques, activité chaotique et lucrative,
permettant aussi d’obtenir des médailles et titres prestigieux grâce au soutien des directeurs de musées Allemands. Néanmoins, pour comprendre le contexte de creation et d’usage des milliers d’objets des mers du Sud ayant deja integre les collections, des expéditions scientifiques étaient indispensables. Les musées allemands souhaitaient aussi une collecte rationnelle et des enquêtes de terrain.

L’Expédition Navale Allemande de 1907/1909
Les collectes et publications de la première expédition scientifique en Nouvelle-Irlande menée par le docteur Emil Stephan en 1904/1905 encouragèrent Felix von Luschan, le directeur du des départements d’Afrique et d'Océanie du musée d’anthropologie de Berlin à persévérer dans cette voie. Le ministère prussien pour la Religion, l’Education et les Affaires Médicales, et le ministère de la Marine avec l’approbation du Kaiser allouèrent un budget de 60 000 marks pour une deuxième grande expédition du musée de Berlin dans l’archipel Bismarck, la Deutsche Marine Expédition 1907/1909. L'expédition fut conduite par le Dr Emil Stephan accompagne d’assistants nommes par Felix von Luschan : Edgar Walden, le Dr Otto Schlaginhaufen et le photographe Richard Schilling. Les différents membres de l'expédition fraichement arrives d’Allemagne se réunissent à Herbertshohe (aujourd’hui Kokopo) en Nouvelle Bretagne le 3 novembre 1907. Le gouverneur impérial Albert Hahl leur attribue les différentes zones de la Nouvelle Irlande a explorer, le nord a Walden, le sud a Stephan et Schlaginhaufen. Mi-décembre 1907, Walden établit son quartier général dans un confortable bâtiment de l’administration coloniale à Fezoa a 100 km au sud de Kavieng. C’est le lieu idéal pour enquêter sur les rites Malagan des villages alentours.

Edgar Walden et Augustin Krämer sur les Traces des Ulis
Du 15 au 19 février 1908, Walden accompagne l’administrateur colonial Franz Boluminski dans une tournée d’inspection passant en particulier par les villages de Lamasong, Konos, Panakundu, Konombin, Lemau et Paneras (voir carte). C’est un voyage rapide, les chefs locaux ayant été prévenus par une missive envoyée le 24 janvier qu’ils devaient apporter des objets ethnographiques à Lamasong. Le 19 février, Walden écrit dans son journal qu’ils ont pu obtenir plusieurs Ulis qui entreront dans les collections Berlinoises. « Ils sont traités dans le plus grand secret, enroulés avec soin dans des feuilles et un tressage à partir de palmes de cocotiers pour le transport. Les porteurs se glissent derrière les maisons murmurant que si des femmes voient les statues, elles meurent » Walden retourne alors à Fezoa pour poursuivre ses recherches et collectes sur les rites Malagan. Le 25 mai 1908, le chef de l'expédition Emil Stephan, succombe à une maladie tropicale à Namatanai. Le directeur du musée de Berlin, propose alors au Dr Augustin Krämer de prendre la tête de l'expédition. Accompagne de son épouse, Krämer embarque le 15 septembre 1908 pour l’archipel Bismarck et se fait déposer en novembre à Muliama, au sud de la Nouvelle Irlande. La région a déjà été bien explorée par
Stephan et Schlaginhaufen. Elle semble moins riche à Krämer. Il dirige ses pensées vers le pays Mandak et les Ulis. Il adresse a Walden des instructions pour qu’il organise un campement au village de Lamassong. Walden s'exécute et déménage de Fezoa pour
Lamassong le 23 novembre 1908. Consciencieusement, il continue aussi ses enquêtes et collectes ethnographiques. Il acquiert un premier Uli le 26 novembre, puis deux, le 28 novembre à Tanla. Son attention se focalise sur le village de Panakundu ou il se rend a plusieurs reprises en décembre. Ses carnets mentionnent juste ses visites répétées de manière sibylline.

Le 10 décembre 1908 alors qu’il est encore à Muliama, Augustin Krämer écrit à Karl von Linden qu’il « veut en savoir plus sur les figures Ulis» . Krämer et son épouse décident de marcher jusqu’à Lamassong, ou ils arrivèrent le lendemain de Noel. Krämer impose
son autorité de chef de l'expédition, se réserve l'étude du pays Mandak et les Ulis, et abandonne a Walden le nord de Nouvelle Irlande. Walden communique alors ses notes sur les Ulis, et realise des photos le 3 Janvier 1909 (photo 1 et 2). Il embarque ensuite pour les iles Tabar, puis poursuit ses travaux dans la région de Fezoa et ne passera plus par le pays Mandak. Le 10 janvier 1909, depuis Lamassong, Kramer adresse un courrier a Karl von Linden : « Je suis dans la zone des figures Ulis, mais la recherche à leur
sujet pose certaines difficultés. Il sera possible de déterminer leur lieu d’origine ainsi que leurs différents types. Il me semble que je suis sur la bonne voie. Il doit en rester quelques-uns dans cette zone. Néanmoins, je pense qu’ils ont déjà été pillés, pour la plupart » .
Walden avait été très efficace, ayant collecte 10 Ulis entre son passage rapide en compagnie de Boluminski en février 1908 et son séjour de novembre décembre 1908.

Cadre Rituel du Uli Walden-Loeb-Vérité
Krämer allait développer son enquête de terrain, collecter des informations en interrogeant ses informateurs Mandaks. Il consignait ses notes dans des carnets, qui sont la base de ses publications de 1916 et 1925. Krämer décrit les treize étapes d’une cérémonie importante, en prenant l’exemple de celle qui fut organisée à Lamasong en 1905 ou dix Ulis furent présentés. La première étape est l’exhumation du crane du défunt qui sera surmodelé, suivie de différents préparatifs, festins et celebrations. Le Uli Walden-Loeb-Vérité est d’un type rare avec une fonction bien spécifique. Augustin Krämer en donne la description suivante :
« Les statues evorok-moanu sont au cœur de la septième étape de la cérémonie. Une hutte de forme conique est érigée. Aux cris « topilo oa» , les habitants de Konos apportent des poteaux garnis de feuilles de gingembre. Ils plantent ces poteaux dans le sol dessinant un cercle et les lient au sommet, comme pour un tepee Indien. Ensuite, comme symbole du culte, ils placent la statue au sommet de la construction. La nourriture apportée par les gens du village est dissimulée dans la hutte, cachée au regard des étrangers. Ces offrandes sont composées de Taros, Yams, bananes, noix de coco, noix de kanari etc. Ce qui est stocké en dehors du tepee est destiné pour les hommes installés en dehors de l’enclos cérémoniel. Les invités payeront les hôtes avec de la monnaie de coquillage. En dehors de l’enclos, les porcs sont regroupés par cinq. Ils sont retournés sur le dos, puis sur le ventre tandis que les hommes chantent. Le chef Lipiu, maître de la cérémonie, préside alors au partage des porcs. “Uo ebukumbu Langau ! Uo !”, signifiant, cette partie du porc pour Langau et ainsi de suite. Quand la viande des porcs a été distribuée, un homme escalade la hutte et descend le Malagan. Il est alors emmené dans une petite hutte au coin de l’enclos sacré. Les hommes démontent le tepee et repartissent les tarots en dix piles. Quand tous les participants ont leur morceau de porc et des tarots, ils retournent dans leur maison pour les préparer. » Les étapes suivantes sont la présentation des dix grands Ulis, les échanges entre clans et la dispersion des
reliques du défunt.

Krämer avait colle a la fin de son dixième carnet intitule Uli, les photos de huit Ulis collectes par Hahl et Wostrack pour le musée de Stuttgart. Il rajouta les photos de six Ulis collectes par Walden. Interrogeant les Mandaks, il obtint des informations sur chacune des statues et les consignait dans le carnet. La dernière page du carnet montre quatre Ulis de type « evorok-moanu » , dont le Walden-Loeb-Verite sur la droite. Il indique pour trois des Ulis la mention « gehorte » suivie d’un nom. Le Uli Walden-Loeb-Vérité appartenait a « Pishaus» . Est-ce un nom propre ? Peut-on traduire comme du Pidgin appartenant a « Maison-Poisson» ? Krämer utilisait souvent des mots mandaks ou du pidgin dans ses carnets, la majorité de ses notes étant prises en kurrent d’avant la reforme de l’orthographe de 1913, donc difficiles à déchiffrer. « Pis » désigne le poisson en pidgin, « haus » une maison. Les noms de trois sculpteurs sont mentionnés en bas de page. Lakam, originaire du village de Konombin, Kanambilang et Avakngang de Kontu. Mais un lien entre ces sculpteurs et les quatre Ulis n’est pas clairement établi. N’oublions pas que Panagundu, Konombin et Kontu ne sont qu’à une journée de marche, donc un Uli collecté à Panagundu pourrait avoir été sculpté à Kontu ou dans d’autres villages du pays Mandak. En revanche, une inspection détaillée des Ulis VI34272, VI34276 et le Walden-Loeb-Vérité suggère qu’ils pourraient être de la même main.

« Les rites funéraires Uli sont particulièrement respectés pour leur ancienneté et leur caractère sacré. On les appelle les grandes cérémonies ou málanggan vúruk.»
Augustin Krämer

La Place du Uli Walden-Loeb-Vérité au Sein du Corpus
Au sein d’un corpus de deux cent soixante Ulis, on en dénombre neuf d’environ soixante cm avec leurs pieds sur un socle, sculptés vraisemblablement avec des outils non-métalliques dans des bois très durs. Ils présentent souvent une patine crouteuse, épaisse
témoignant d’une longue exposition a la fumée entre différents rituels. Walden collecta quatre Ulis de ce type (photo 1), un dans le village de Konos et trois à Panagundu (dont le Uli Walden-Loeb-Verite). On citera celui collecte par Georges Brown probablement
avant 1880 (actuellement dans les collections du musée d’Osaka), le NS 25 356 anciennement du musée de Francfort et actuellement dans la collection Ziff, un superbe Uli du village de Lemau au musée Linden de Stuttgart (62972a) et celui du musée de Saint Louis (61 :1977), le seul encore entièrement recouvert de pigments. Une inspection du Uli Walden-Loeb-Vérité indique au moins trois couches de pigments, entrecoupes d’exposition à la fumée.

En suivant la classification de Krämer, ce Uli est de type selambungin sonondos, c’est a dire « simple sans ornement, bras ballants, un poteau central reliant le menton à la taille » . Il est aussi un des neufs « evorok – moanu » connus, présente au faite de la hutte en forme de tepee assemblée pour la 7ème étape de la grande cérémonie.

Vu leur tres grande rareté et l'épaisse patine recouvrant différentes couches de pigments successives, on peut supposer que ces Ulis n'étaient utilises que pour les cérémonies les plus importantes, comme celle de 1905 décrite par Augustin Krämer. Lors de ce rituel ou dix Ulis furent présentés par dix chefs de village, un seul Uli « evorok – moanu » participa à la cérémonie.

Le destin des Ulis de la Deutsche Marine Expédition
Walden et Krämer collectèrent, a notre connaissance, douze Ulis durant l'expédition. Les entrées du registre du musée de Berlin indiquent que les huit Ulis VI 34272 a 34278, et 34280 furent collectes par Walden. Il n’en reste aujourd’hui que trois au musée de Berlin, les Ulis VI 34274, VI 34277, VI 34280. Tous les autres furent acquis ou échangés par Arthur Speyer avant de se retrouver sur le marche de l’art, parfois a Paris ! Par exemple, le Uli VI 34275 entra dans les collections de Walter Bondy avant d'être vendu à Paris en 1930. Le superbe Uli noir VI 34272 fut soumis au feu des enchères à Paris le 7 mai 1931. Le Uli VI 34276 du même type que le Uli
Walden-Loeb-Vérité, et le Uli VI 34278 furent acquis par Speyer en 1938 et restèrent en Allemagne, tandis que le VI34273 passa par la collection de J. Hlouchy avant de rejoindre les collections du musée de Prague. Celui collecte par Krämer au village de Lambu le 10 Mars 1909 fut confié au musée Linden de Stuttgart des 1913. Le dernier Uli, que Krämer avait conservé à titre privé, entra dans les collections du musée de Tubingen en 1932.

Qu’en est-il du Uli Walden-Loeb-Verité ?
Il fut collecté entre le 26 novembre et le 25 décembre 1908 ou le 16 février 1908, Walden. Il fut photographié avec 3 autres « evorok – moanu » probablement le 3 janvier 1909 au camp de base de Krämer dans le village de Lamasong. Kramer colla la photo dans son carnet de voyage « Uli » et consigna quelques notes. Cette photo fut aussi reproduite planche vingt-quatre de l’ouvrage d’Augustin Kramer « Die Malanggane von Tombara » publié en 1925. Il est très vraisemblable que ce Uli, avec les trois autres de la photo fut envoyé a Berlin. Il est par contre étonnant que les deux Ulis sur la droite de la photo ne fussent pas enregistres avec les autres collectes durant l'expédition. On remarquera que deux Ulis sont de type « selambúngin sónondos » , tandis que les deux autres sont des « lembankákat sónondos » . Un de chaque type a ete conserve, ceux de gauche, tandis que les deux de droite peuvent avoir ete considérés comme des « Doubletten » , des doubles et gardes a part pour des échanges éventuels futurs. De plus, certains objets du musée étaient non enregistres et stockes. Dans les années 1920, Arthur Speyer obtint a cette occasion un certain nombre d’objets de grande qualité, inventories ou non par le musée (Schindlbeck 2011). Il était en contact régulier avec Charles Ratton, Louis Carre, Ernst Ascher, Roudillon et Walter Bondy qu’il fournissait en objets. C’est sans doute ce qui est arrive au Uli Walden-Loeb-Vérité. Il sera retrouve ensuite sur cette photo dans l’appartement de Pierre Loeb en 1929. Début 1930, Charles Ratton, Pierre Loeb, et Tristan Tzara organisèrent l’exposition d’art africain et d’art océanien de la Galerie Pigalle. Cette exposition emblématique révéla au public des chefs œuvres d’« arts lointains » de collections privées françaises. L’objectif était de dépasser l’aspect documentaire du Musée de l’Homme qui avait été ouvert récemment, et de les établir comme œuvres d’art universelles. La tache était ardue, comme le souligne un article de la revue Cahiers d’art, « l’exposition d’art nègre et océanien au théâtre Pigalle a irrité la pudeur de tous les gardiens de la morale » . Le monde de l’histoire de l’art inscrit cette exposition désormais comme un tournant au XXe siecle. Parmi les quatre cent vingt cinq objets présentes, on en compte cent trente-huit d'Océanie, dont treize de l’archipel Bismarck. Trois Ulis appartenant a Charles Ratton, Georges de Mire et Ernst Ascher étaient présentés au cote du Uli Walden-Loeb-Vérité. Ce dernier était enregistre sous le numéro 355 « Figure d’ancêtre Uli, bois patine noire, Malanggane, Nouvelle Irlande Coll. Pierre Loeb » . Dans son article « À propos de l’exposition de la galerie Pigalle » , publie dans le volume 2 de la revue Documents Carl Einstein choisit d’illustrer
ce Uli. Il est l’unique objet d'Océanie photographie et l’auteur disserte sur les « statues hermaphrodites que l’on trouve surtout au Soudan, ou les statues bisexuelles du Nouveau-Mecklembourg, dites uli» . Le Uli Walden-Loeb-Vérité est absolument exceptionnel.
D’une très grande ancienneté et rareté au sein du corpus des Ulis, nous disposons sur lui d’informations ethnographiques uniques. Il s’inscrit dans l’histoire de l’art du XXe siècle, ambassadeur de l’archipel Bismarck pour révéler les arts premiers au public Parisien en 1930. Il est resté à l’abri des regards pendant près de 80 ans au sein de la mythique collection Vérité avant d'être présenté par Christie's.





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