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STATUETTE KONGO, NKISI
KONGO POWER FIGURE
" f " : In addition to the regular Buyer’s premium… Read more LA COLLECTION CELESTE ET ARMAND BARTOS Celeste et Armand Bartos étaient de véritables mécènes avec un intérêt pour la peinture, la sculpture, le cinéma, le design, l'architecture et les nouveaux médias. La diversité et la portée de leur patronage est emblématique de la curiosité et de l'engagement optimiste que les Bartos avaient avec leur monde. Leur générosité a nourri la production artistique, promu la modernité, et préservé le patrimoine culturel. Leur exceptionnelle collection d'art incarne parfaitement leur esprit généreux et audacieux et permet aujourd'hui d'inscrire durablement leur héritage culturel. Leur collection comprend des oeuvres de certains des plus grands artistes du XXème siècle tels qu'Henri Matisse, Fernand Léger, Alexandre Calder et Andy Warhol, ce qui souligne l'oeil exigeant du couple pour la qualité. Leur philosophie, vivre avec ce que l'on collectionne, était évidente à la vue des oeuvres accrochées aux murs de leur résidence de Park Avenue. Leur collection comporte des toiles enracinées dans le modernisme classique et De Stijl puis se dirigeait fermement vers le Pop art. Malgré leur qualité d'amateurs avertis, Celeste et Armand étaient un couple discret qui ne se mêlait pas à l'habituel circuit social du monde de l'art. A la place, ils choisirent de développer un dialogue personnel avec une gamme variée d'artistes telles qu'Isamu Noguchi, Christo et Jean-Claude, Jasper Johns, Gerald Laing, ainsi que les architectes Gordon Bunshaft et Buckminster Fuller. Née en 1913, Celeste Ruth Gottesman a hérité de la générosité de son père D. Samuel, un magnat du papier d'origine hongroise qui transforma l'entreprise familiale en la plus importante société de courtage de papier au monde. Lui-même était un grand philanthrope des causes culturelles et religieuses. Son geste le plus célèbre est certainement le don des manuscrits de la Mer Morte qu'il offrit au jeune état d'Israël en 1955, après l'avoir acheté pour $250,000 suite à la parution d'une annonce dans le Wall Street Journal. Armand P. Bartos né en 1910, également issu d'une famille d'immigrant hongrois, reçut sa licence d'architecture de l'université de Pennsylvanie, son master de la fameuse MIT en 1935. Armand devint un des principaux architectes modernes avec Frederick Kiesler grâce à une série de structures énigmatiques et influentes. Ils conçurent la World House Gallery au Carlyle Hotel et, le monument le plus célèbre The Shrine of the Book à Jérusalem. Achevé en 1965, ce sanctuaire est une référence mondialement reconnue de l'architecture moderniste qui abrite les manuscrits de la Mer Morte. Bartos a également joué un rôle central dans l'établissement du légendaire Architecture and Urban Studies de New York. Celeste a entretenu toute sa vie une relation avec le Museum of Modern Art de New York, où elle a d'abord travaillé au service de prêt d'oeuvre d'art puis est devenue l'un des premiers membres du Junior Council en compagnie de Blanchette Rockefeller, Lily Auchincloss, Barbara Jakobson, Joanne Stern, et d'autres. En 1970 elle devint un trustee et le resta pendant quarante-deux ans. En reconnaissance de son point de vue avant-gardiste, estimant que le film était une forme d'art à l'égale de la peinture ou de la sculpture, Celeste fut nommée conservateur en chef du département Film au MoMA, et son nom fut donné au Celeste Bartos Theater ainsi qu'au Celeste Bartos Film Preservation, centre le important au monde qui conserve et abrite plus de 15 000 oeuvres cinématographiques. Elle fit également des dons importants au Film Forum et au Museum of the Moving Image de New York. Celeste et Armand tenaient à partager leur amour de l'art et firent don de nombreuses pièces d'artistes majeurs au MoMA, telles que des oeuvres de Sam Francis, Piet Mondrian, Agnes Martin, Joan Miro, Juan Gris et Frank Stella, ainsi qu'un don exceptionnel dans les années 1980 de plus de 340 gravures et oeuvres sur papier. En 1983 les Bartos vendirent des oeuvres de première importance chez Christie's à Londres dont Composition with Red, Blue and Yellow de Mondrian qui se vendit pour un prix record de $2,2 millions. La générosité de Celeste Bartos est attestée dans les plus grandes institutions du pays, y compris la New York Public Library. Elle a contribué à la restauration de ce qui est devenu le magnifique Celeste Bartos Forum, une salle des Beaux-Arts à l'abandon entièrement rénovée, ainsi que le Celeste Bartos Education Center et Gottesman Hall, à qui, en compagnie de Joy Ungerleider et Mirim Wallach, elles firent des dons à la bibliothèque. Celeste Bartos fut également une des principales donatrices au MIT, donnant la naissance à la Media Lab; le Celeste and Armand Bartos Visualization Center for Architecture et le Bartos Theater. Plus tard, au Nouveau-Mexique, la seconde terre d'adoption du couple, Celeste Bartos fit des dons importants à de nombreux centres éducatifs, artistiques et scientifiques, y compris au Screening Room Cinema de Santa Fe et au Santa Fe Institute. Celeste et Armand Bartos étaient des collectionneurs dotés d'une originalité remarquable et d'un discernement unique. Leur connaissance incomparable aboutit à une collection qui, tout en englobant plusieurs catégories d'art, reste homogène par la constante excellence de chaque oeuvre. Leur vision et leur sens de l'aventure signifiaient qu'ils identifiaient et recherchaient les artistes les plus intéressants de leur génération, recherche qui fut récompensée par une amitié indéfectible et un accès permanent aux ateliers d'artistes. Il en résulte une collection exceptionnelle d'art du XXème siècle, et grâce à la générosité du couple, un héritage qui sera apprécié par les générations à venir. UNE CONSTELLATION DE COLLECTIONNEURS: LA COLLECTION BARTOS,L'ART AFRICAIN ET L'ART MODERNE A NEW YORK DANS LES ANNEES 1950 Celeste et Armand Bartos font partie d'un cercle restreint de collectionneurs d'art parmi les plus sophistiqués - un couple qui a constitué une collection avec une véritable appréciation de l'art, des artistes, de l'esthétique et de l'histoire de l'art. Ils saisirent clairement la pertinence de l'art africain comme étant à la genèse de l'art moderne. Au centenaire de l'exposition emblématique de l'Armory Show de New York en 1913, nous pouvons placer la collection Bartos parmi la "seconde génération" d'amateurs d'art dit 'tribal' ou 'primitif' tel qu'il avait été désigné au début de son odyssée de collecte. La première génération de collectionneurs d'art africain vivait en Europe et aux Etats-Unis et nous sont aujourd'hui bien connus - Picasso, Matisse, Vlaminck, Stieglitz, Paul Guillaume, Fénéon, Breton et Helena Rubinstein pour ne citer qu'eux. Une seconde génération a émergé après la Seconde Guerre mondiale, notamment à New York dans les années 1950 autour de Nelson Rockefeller. Il était l'un des trustees du Museum of Modern Art, que sa mère Abby Aldrich Rockefeller, a en grande partie fondé en 1929. Le directeur du musée, Alfred Barr, a compris l'importance de la relation historique entre l'art non-occidental et l'art moderne, et a organisé plusieurs expositions dans les années 1930, notamment le précurseur African Negro Art de 1935 qui présenta l'art africain dans un contexte moderniste et en tant qu'uvre d'art et non pas en tant qu'objet ethnographique. En 1939, durant son mandat en tant que président du MoMA, Rockefeller, alors âgé de seulement 30 ans et soutenu par les idées audacieuses de Barr, a permis l'acquisition pour le musée des Demoiselles D'Avignon de Picasso (1907). En 1950, avec son ami, René d'Harnoncourt, qui était un spécialiste de l'art non-occidental, devenu à cette époque directeur du MoMA, Rockefeller a véritablement commencé à constituer sa collection d'art africain et océanien. La collection sera ensuite conservée au Museum of Primitive Art, situé sur la 57ème rue à proximité du MoMA entre 1957 et 1974. Robert Goldwater, que les Bartos connaissaient, fut le premier directeur de ce musée, précédent à ce poste Douglas Newton. Rockefeller fit ensuite don de sa collection à une aile du Metropolitan Museum of Art, baptisée en l'honneur de son fils Mickael disparu en Nouvelle-Guinée lors d'un projet anthropologique. L'interconnexion de ces deux institutions a conduit à un état d'esprit particulier à New York, particulièrement à la fin des années 1950 et au début des années 1960. De nombreux collectionneurs d'art moderne commencèrent à acquérir de l'art africain auprès du marchand de Rockefeller, John J. Klejman, dont la galerie était située au 982 Madison Avenue. Dans les années 1950, d'autres marchands exerçaient également, tels qu'Henri et Hélène Kamer, fournisseurs de Klejman ayant migré de Paris à New York, Julius Carlebach, Matthias Komor et Ladislas Segy, entre autres. Comme les noms de la première, les noms de la seconde génération de collectionneurs d'art africain et moderne nous sont également connus et sont loués pour leur il et leur clairvoyance - Pierre Matisse, Jacques Lipschitz, Dolly et Klaus Perls, Muriel Kallis Newman, Roy Neuberger, John et Dominique De Menil, Sidney Janis... Parmi les étoiles illuminant cette constellation, Celeste et Armand Bartos faisaient bonne figure. Leur philanthropie était reconnue, ils furent particulièrement généreux avec le MoMA. Celeste était un membre de leur Junior Council et plus tard devint un trustee pendant plus de quarante ans. Leur collection était originale avec sa combinaison de classicisme moderniste, De Stijl et de Pop art. Ils possédaient des oeuvres de Piet Mondrian; ce dernier dit un jour: "Dans le passé lorsque l'on vivait au contact de la nature, l'abstraction était facile, c'était fait de manière inconsciente. Aujourd'hui, dans notre époque dénaturée, l'abstraction devient un effort." Ce n'est pas surprenant que les Bartos aient apprécié l'art africain en tant qu'autoréférentiel des toiles de leur collection. Un acte courageux, mais à l'image des choix audacieux qui forment à présent leur collection - ils l'ont fait habilement, avec un nombre d'uvres réduit mais extrêmement bien choisies. Dans un instant prémonitoire, ils acquirent le serpent baga. La plupart des gens en aurait eu peur. En fait, en 1958, le serpent de la collection Bartos fut décrit comme étant "le premier exposé en Amérique"! Avec peu de littérature sur le sujet, ces sculptures étaient quasiment inconnues en 1958 lorsque ce serpent entra dans la collection, alors que la plupart des objets serpentiforme baga de cette qualité sont aujourd'hui conservés dans des musées. Pourtant le motif du serpent, sa surface picturale, la pureté de sa forme se fondent avec harmonie au milieu des toiles avoisinantes pendant plus de cinquante ans - tout d'abord au côté d'un Rothko, puis plus tard d'un Sam Francis.
STATUETTE KONGO, NKISI KONGO POWER FIGURE, NKISI

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO

Details
STATUETTE KONGO, NKISI
KONGO POWER FIGURE, NKISI
République Démocratique du Congo
Hauteur: 32.4 cm. (12 ¾ in.)
Provenance
Celeste et Armand Bartos, New York
Special Notice

" f " : In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 7% (i.e. 7.385% inclusive of VAT for books, 8.372% inclusive of VAT for the other lots) of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit.(Please refer to section VAT refunds)
Post Lot Text
Celeste and Armand Bartos were true patrons of the arts with interests that spanned painting, sculpture, cinema, design, architecture, and new media. The diversity and scope of their patronage is emblematic of the curiosity and optimistic engagement the Bartoses had with their world. Their generosity nurtured artistic production, promoted modernity, and preserved cultural heritage. Their exceptional art collection perfectly embodied their bold and generous spirit and today, enshrines their enduring legacy.
Their collection includes works by many of the twentieth century's greatest artists including Henri Matisse, Fernand Leger, Alexander Calder and Andy Warhol and demonstrates the couple's discerning eye for quality. Their philosophy, that you live with what you collect was evident in the works that hung on the walls of their Park Avenue residence and the collection showed interests rooted in classical
Modernism and De Stijl and moved strongly into Pop. Despite their high level of connoisseurship, Celeste and Armand were a low-key couple who did not participate in the usual social circuit of the art world. Instead, they chose to develop personal dialogues with a diverse range of artists that included Isamu Noguchi, Christo and Jean-Claude, Jasper Johns, Gerald Laing, and the architects Gordon Bunshaft and Buckminster Fuller.
Born in 1913, Celeste Ruth Gottesman inherited her love of giving from her father, the Hungarian-born paper magnate D. Samuel Gottesman, who built his family's firm into the largest private pulp and paper Brokerage Company in the world. He was himself a major philanthropist to religious and cultural causes. Perhaps his most famous gift was the Dead Sea Scrolls, which he donated to the young state of Israel in 1955, purchased for $250,000 after having read an advertisement for them in the Wall Street Journal.
Armand P. Bartos was also born of Hungarian immigrants, in 1910, and after receiving a B.A. degree in Architecture from the University of Pennsylvania; he received a Master's degree from the Massachusetts Institute of Technology in 1935. Armand became a leading modern architect, partnering with Frederick Kiesler on a series of enigmatic and influential structures. They designed the World House Gallery at the Carlyle Hotel in New York, and, most famously the Shrine of the Book in Jerusalem.
Completed in 1965, the Shrine is an international landmark of modernist architecture that houses the Dead Sea Scrolls. Bartos also played a pivotal role in establishing the legendary Institute for Architecture and Urban Studies in New York. Celeste enjoyed a lifelong relationship with the Museum of Modern Art, New York, where she first worked at their Art Lending Service and went on to become an early member of the Junior Council along with Blanchette Rockefeller, Lily Auchincloss, Barbara Jakobson, Joanne Stern, and others. In 1970 she became a Trustee and served in that role for forty-two years. In recognition of her view that film was as much an art form as painting or sculpture, Celeste endowed the Chief Film Curator post at MoMA, gave the Celeste Bartos Theater, as well as the museum's Celeste Bartos Film Preservation Center, a world-class facility that conserves and houses over 15,000 works of cinema and video art. She also made critical gifts to Film Forum and the Museum of the Moving Image in New York. Celeste and Armand were keen to share their love of art and donated many works by major artists to MoMA, including pieces by Sam Francis, Piet Mondrian,
Agnes Martin, Joan Miro, Juan Gris, and Frank Stella, along with an exceptional gift in the 1980s of over 340 prints and works on paper. In 1983 the Bartoses held a major sale of their works through Christie's in London, which included Mondrian's Composition with Red, Blue and Yellow, which sold for what was then a record price of $2.2 million. The generosity of Celeste Bartos can be seen in many of the country's major institutions including the New York Public Library. She was instrumental in the restoration of what became the magnificent Celeste Bartos Forum, a once abandoned Beaux-Arts hall at the library along with the Celeste Bartos Education Center and Gottesman Hall, which along with her sisters Joy Ungerleider and Miriam Wallach, she also donated to the library. Celeste Bartos was also a major donor to the Massachusetts Institute of Technology, endowing the nascent Media Lab; the Celeste and Armand Bartos Visualization Center for Architecture and the Bartos Theater.
In New Mexico, the Bartos' much-loved second home in their later years, Celeste Bartos made major gifts to numerous educational, artistic and scientific centers. Including the Screening Room Cinema in Santa Fe and the Santa Fe Institute. Celeste and Armand Bartos were collectors of remarkable originality and a unique discernment. Their unrivaled connoisseurship resulted in a collection, which while it encompassed many categories of art, was united by the consistent excellence of each work. Their vision and sense of adventure meant that they identified and sought out the most interesting artists of their generation, a search that was rewarded with friendship and unfettered access to the artists' studios. All this resulted in an outstanding collection of twentieth century art, and thanks to the couple's generosity, a legacy that will be enjoyed for generations to come.


A Constellation of Collectors: The Bartos Collection and African and Modern Art in New York in the 1950's


Armand and Celeste Bartos rank among the rare breed of the most sophisticated collectors of art -a couple who built a collection with a true appreciation for art, artists, aesthetics and art history. They clearly understood the relevance of African art at the genesis of the Modern Art movement.

In this centennial anniversary of the landmark 1913 Armory Show in New York, we can consider the Bartos Collection among a sort of 'second generation' of important collections of so-called tribal or 'primitive' art, as it would have been referred to when they started their collecting odyssey.
The first generation of African art collectors lived in both Europe and America, and are names we all know - Picasso, Matisse, Vlaminck, Stieglitz, Paul Guillaume, Fnon, Breton and Helena Rubinstein, for example.

A second generation emerged after the Second World War, notably in New York, and centered in the 1950's around Nelson Rockefeller. He was a trustee at the Museum of Modern Art, which his mother, Abby Aldrich Rockefeller, largely founded in 1929. The Museum's director, Alfred Barr, understood the important art historical relationship of non-Western art to Modern art and hosted several shows in the 1930's including the seminal African Negro Art of 1935, which showed African art in a Modern context and as artistic sculpture, not ethnography. During his tenure as MoMA president in 1939, Rockefeller, then only 30 years old, supported by Barr's bold line of thinking, drove the acquisition and strong endorsement of Picasso's Desmoiselles D'Avignon (1907) for the collection.

By 1950, with his friend, Rene d'Harnoncourt, who was a specialist in non-Western art, but then became director of the MoMA, Rockefeller started in earnest to build his collection of African and Oceanic Art. The collection would then be housed at the Museum for Primitive Art, located in a townhouse on 54th Street, neighboring the MoMA from 1957 until 1974. Robert Goldwater, whom the Bartoses knew, was the Museum's first director, and later, Douglas Newton. Rockefeller then donated the collection to a wing at the Metropolitan Museum of Art named in honor of his son, Michael, who was lost during an anthropological project in New Guinea.

The interconnectedness of these two institutions led to a spirit of that moment in New York, especially in the late 1950's and early 1960's. Many collectors of Modern art were buying African works of art from Rockefeller's dealer, John J. Klejman, whose gallery was at 982 Madison Avenue. Within the 1950's, other dealers were orbiting such as Henri and Helene Kamer, one of Klejman's 'sources' who moved to New York from Paris, Julius Carlebach, Matthias Komor and Ladislas Segy, for instance.

Like the first generation of collectors, the second generation of Modern/African art collectors are names we know, renowned for their 'eyes' and forethought - Pierre Matisse, Jacques Lipschitz, Dolly and Klaus Perls, Muriel Kallis Newman, Roy Neuberger, John and Dominique De Menil, Sidney Janis

Among the stars enlightening that constellation were Celeste and Armand Bartos. Their philanthropy was wide-ranging, but they were especially generous to the MoMA, and Celeste was a member of their Junior Council and later served as a Trustee for forty years. Their collection was quite original in its combination of classical Modernism, de Stijl and Pop Art. They owned major works of art by Piet Mondrian, who once said, 'In past time when one lived in contact with nature, abstraction was easy; it was done unconsciously. Now in our denaturalized age, abstraction becomes an effort.' It is not surprising that the Bartoses would come to embrace African art as self-referential to the other artists in their collection. A gritty move, but like each corner they turned in their collection - they did it deftly with few, but extremely well-chosen sculptures. In a prescient moment, they acquired the six-foot tall Baga serpent. Most would be afraid. In fact, in 1958 the Bartos serpent was declard 'the first seen in America'! With limited literature on the subject, these sculptures were largely legendary circa 1958, when it entered the Bartos Collection, and today, the majority of this quality are only found in Museums. Yet, the serpent's patterning, the painterly surface, the purity of the form itself nestled harmoniously with its neighboring paintings - at first Rothko, later Sam Francis - for over five decades.


The Bartos Kongo figure in iconic form enveloped by nails, standing on muscular, well-defined feet with a the torso pitched forward led by the jutting chin. The face with high cheek bones framed by spiral-shaped ears; full lips and filed teeth punctuated by deeply carved eyes with remnants of glass which are bordered by a neatly plaited brow.

The Kongo nkissi were objects for white positive magic or black negative magic. For this reason, they were feared by all, and the nganga who possessed them was someone whom members of the community would have avoided upsetting when appealing for his power during a consultation. A strict ritual surrounded the consultation and any transgressions could turn against the applicant. He was consulted for many things, ususally though it was in order to escape from a from a supposed spell, to find the love of a husband or a wife, or to find a thief. The applicant's wish was sealed by driving a nail into the figure. The nails used here are often forged European nails, a common 18th century type, which reinforces the hypothesis of this nkisi's significant age. The Bartos Kongo sculpture morphologically corresponds to its use and its function, to inspire fear and respect. The Bartos figure has an expansive forehead wrapped in cloth and a knob at the crown of the head where more medicine, encased in feathers and resin, would have been placed. As seen in the exquisite features of the Bartos Kongo-Yombe, emphasis was placed on the head as the seat of intelligence and insight. By contrast, the body - totally punctured, the warm wood by cold iron - is fierce, powerful and resilient.

See RMAC 1995, 286, cat. no. 6 for a related Kongo-Yombe power figure from the Royal Museum for Central African Art, Tervuren (inv. no. RG53.85.8) collected before 1912; and Van Dyke, 2008, cat. no 86, for another figure in the Menil Collection, Houston (inv. no X902), acquired from J. J. Klejman before 1969, which is also a likely provenance for the Bartos Kongo.

Brought to you by

Chloé Beauvais
Chloé Beauvais

Lot Essay

La sculpture Kongo de la collection Bartos est une représentation iconique d'un fétiche bardé de clous, tenant sur ses deux pieds finement dessinés, le buste légèrement incliné en avant, comme emporté par son menton proéminent. Le visage aux pommettes saillantes encadré par des oreilles en spirales, aux lèvres pleines et dentées, est ponctué par des yeux profondément creusés contenant des restes de verres, et structurés par des sourcils soigneusement tressés.
Les nkissi des Kongo étaient des objets de magie blanche, positive, ou noire, négative. Pour cette raison, ils étaient craints de tous et le nganga qui les possédait était un personnage que l'on évitait de contrarier lorsque l'on faisait appel à ses pouvoirs lors d'une consultation. Un rituel stricte entourait celle-ci et tout manquement à la règle pouvait se retourner contre le demandeur. En général on consultait pour échapper à un envoûtement supposé, retrouver l'amour d'un mari ou d'une femme, retrouver un voleur. Le voeux du demandeur était scellé par l'enfoncement d'un clou dans la statue. On remarque que les clous utilisés ici sont souvent des clous forgés d'origine européenne d'un type courant au XVIIIème siècle ce qui renforce l'hypothèse de la grande ancienneté de ce nkissi. L'objet de la collection Bartos correspond bien morphologiquement à son usage et à sa fonction, faire peur et inspirer le respect. La statuette de la collection Bartos a un front tendu, enveloppé de tissu et une extension fixée au niveau de la tête qui contenait des charges magiques, certainement des plumes et de la résine. L'emphase au niveau de la tête, caractéristique superbe de la statue de la collection Bartos, symbolisait l'intelligence et la perspicacité.
Voir RMAC 1995, p.286, cat. no.6 pour une statue Kongo - Yombe comparable, conservée au Musée Royal de l'Afrique Centrale de Tervuren (inv. no.RG 53.85.8) collectée avant 1912; et Van Dyke 2008, cat. no.86, pour celle de la Collection Menil, Houston (inv. no.X902), ayant appartenu à J. J. Klejman avant 1969, une provenance probable pour la statue de la collection Bartos.
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