拍品专文
Proche de Sargent (1856-1924) dont il reprend l’atelier au 41 boulevard Berthier à Paris, à partir de 1880, Giovanni Boldini faisait partie de cette société cosmopolite et européenne, voguant entre les grandes capitales du vieux continent. Son style vif et spontané caractérisé par ses coups de brosses libres et sa palette lumineuse avait séduit cette élite, bientôt mondiale, également tournée vers les États-Unis.
On compte ainsi dans le répertoire de l’artiste un portrait de son ami Sargent (collection particulière) et du compositeur Verdi (1813-1901) (Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Rome, inv. 2388) parmi les nombreuses effigies des artistes de son temps, mais aussi les plus imposantes figures de la noblesse de son époque. Son portrait du comte de Montesquiou (1855-1921) symbolise encore aujourd’hui le style dandy de cette fin de siècle (musée d’Orsay, Paris, inv. RF 1977 56) quand le fascinant portrait de l’extravagante marquise de Casati (1881-1957) (collection particulière) connue pour ses fêtes vénitiennes démesurées raconte également un pan de cette époque dont on dit a posteriori qu’elle fût ‘Belle’.
À côté de cette production d’images pour une aristocratie séculaire ou intellectuelle, l’artiste très inspiré pouvait également produire des esquisses, ou pochades comme les peintures de la collection Veil-Picard. L’aisance créatrice du peintre se ressent dans cette manière vive qu’il emploie pour les deux peintures de cette collection (lots 29 et 30).
La jeune femme alanguie (lot 30) avec ses effets de textures rougeoyants noyés dans un fond riche d’empâtements rappelle ainsi la manière de coloriste de Sargent comme notamment dans Le Verre de Porto (Museum of Fine Arts, San Francisco, inv. 73.12). La peinture témoigne aussi d’une manière que Boldini emploi dans ses scènes d’intérieur à l’instar des vues du Moulin Rouge aux effets similaires (musée d’Orsay, Paris, inv. RF 2010 15) avec des dominantes rouges pour délimiter la composition.
Mais Boldini ne se complaisait pas uniquement dans l’aristocratique ou le sensuel ; il fut aussi un observateur attentif et un critique subtil de son environnement, et son œuvre comprend plusieurs représentations de figures plus modestes. Il a choisi ici de représenter une bohémienne ébouriffée, utilisant une fois encore des éclats de rouge avec un effet saisissant. D’autres figures de paysannes ardentes jalonnent son œuvre, telles que la Jeune bohémienne au châle, autrefois conservée à la galerie Silbernagl de Milan et datée de 1883.
Toutes deux achetées directement par Arthur Georges Veil-Picard au peintre Boldini, ces peintures doivent correspondre à la période parisienne de l’artiste, après 1872. Elles sont proposées à la vente publique pour la première fois depuis leur création.
Nous tenons à remercier Dott.ssa Francesca Dini d'avoir confirmé l'attribution de ces deux tableaux à Giovanni Boldini sur base d'un examen physique des oeuvres.
On compte ainsi dans le répertoire de l’artiste un portrait de son ami Sargent (collection particulière) et du compositeur Verdi (1813-1901) (Galleria Nazionale d'Arte Moderna, Rome, inv. 2388) parmi les nombreuses effigies des artistes de son temps, mais aussi les plus imposantes figures de la noblesse de son époque. Son portrait du comte de Montesquiou (1855-1921) symbolise encore aujourd’hui le style dandy de cette fin de siècle (musée d’Orsay, Paris, inv. RF 1977 56) quand le fascinant portrait de l’extravagante marquise de Casati (1881-1957) (collection particulière) connue pour ses fêtes vénitiennes démesurées raconte également un pan de cette époque dont on dit a posteriori qu’elle fût ‘Belle’.
À côté de cette production d’images pour une aristocratie séculaire ou intellectuelle, l’artiste très inspiré pouvait également produire des esquisses, ou pochades comme les peintures de la collection Veil-Picard. L’aisance créatrice du peintre se ressent dans cette manière vive qu’il emploie pour les deux peintures de cette collection (lots 29 et 30).
La jeune femme alanguie (lot 30) avec ses effets de textures rougeoyants noyés dans un fond riche d’empâtements rappelle ainsi la manière de coloriste de Sargent comme notamment dans Le Verre de Porto (Museum of Fine Arts, San Francisco, inv. 73.12). La peinture témoigne aussi d’une manière que Boldini emploi dans ses scènes d’intérieur à l’instar des vues du Moulin Rouge aux effets similaires (musée d’Orsay, Paris, inv. RF 2010 15) avec des dominantes rouges pour délimiter la composition.
Mais Boldini ne se complaisait pas uniquement dans l’aristocratique ou le sensuel ; il fut aussi un observateur attentif et un critique subtil de son environnement, et son œuvre comprend plusieurs représentations de figures plus modestes. Il a choisi ici de représenter une bohémienne ébouriffée, utilisant une fois encore des éclats de rouge avec un effet saisissant. D’autres figures de paysannes ardentes jalonnent son œuvre, telles que la Jeune bohémienne au châle, autrefois conservée à la galerie Silbernagl de Milan et datée de 1883.
Toutes deux achetées directement par Arthur Georges Veil-Picard au peintre Boldini, ces peintures doivent correspondre à la période parisienne de l’artiste, après 1872. Elles sont proposées à la vente publique pour la première fois depuis leur création.
Nous tenons à remercier Dott.ssa Francesca Dini d'avoir confirmé l'attribution de ces deux tableaux à Giovanni Boldini sur base d'un examen physique des oeuvres.
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