拍品专文
George III (1738-1820), premier monarque hanovrien né en Angleterre devient roi d’Angleterre en 1760 puis roi de Hanovre en 1814. Bien qu’il ne se rende jamais à Hanovre il décide quand même de commander pour son palais de Herrenhausen un grand service de table en argent, destiné à un cérémonial inspiré du service à la française, alors en vogue dans les cours européennes en remplacement des services datant de 1717 et 1763 désormais démodés.
Ce service appelé « Service A », conçu pour soixante à soixante-douze convives, et pesant plus de 815 kilos, est finalement commandé à Robert-Joseph Auguste en 1776. D’un style néoclassique très raffiné, avec cannelures, couronnes de laurier et motifs antiques, typiques de la production d’Auguste, les premières livraisons commencent en 1777 jusqu’en 1786.
Cependant conjointement dans un souci d’économie, George III fait compléter mais aussi copier une partie des pièces à Hanovre avec le métal (d’un haut tirte) fondu en 1767 provenant de l'ancienne argenterie du palais. C’est à l’orfèvre Frantz Peter Bundsen (1725-1795) puis à son fils que revient cette commande, dont font partie ces assiettes, qui sera finaliser en 1797. (voir Niedersächsisches Landesarchiv-Haupststaatsarchiv Hannover NLA-HStAH, Dep. 103, IV, Nr. 196 et 173 IV)
Le service fut beaucoup utilisé lors des réceptions de cour, notamment par les fils cadets du roi, étudiants à Göttingen. En 1803 à la suite de l’invasion napoléonienne, il est transféré au château de Windsor. En 1805, il est utilisé lors d’une grande fête réunissant 500 invités, où il est grandement admiré et décrit comme un élément central du faste royal (voir Kennedy Diary, The MS Diary of Miss Lucy Kennedy, Royal Library Windsor, cited in Olwen Hedley Queen Charlotte, 1975 p. 221-222).
Le service reste ensuite conservé à Windsor jusqu’en 1814, date à laquelle il est renvoyé à Hanovre, devenu royaume . Au XIXᵉ siècle, il est modifié pour s’adapter à l’évolution des usages de table, notamment le passage du service à la française au service à la russe, avec l’ajout de nouvelles pièces par des orfèvres allemands. En 1841 Ernest-Auguste Ier de Hanovre fait gravé le monogramme de son père sur plus de 2 000 pièces. Lors de la guerre austro-prussienne de 1866, Hanovre est annexé et le service est transféré en Autriche. En 1924, une grande partie est vendue au marchand Glückselig, puis revendue à Londres, notamment à Louis Cartier et la famille Rothschild.
Ce service exceptionnel demeure un témoignage majeur du luxe et du raffinement des cours européennes à la fin du XVIIIᵉ siècle, ainsi que du dialogue entre orfèvrerie française et allemande. Aujourd’hui, une partie du service est conservée au musée du Louvre, tandis qu’une autre se trouve à Waddesdon Manor, le reste étant dispersé entre collections privées et ventes publiques.
Ce service appelé « Service A », conçu pour soixante à soixante-douze convives, et pesant plus de 815 kilos, est finalement commandé à Robert-Joseph Auguste en 1776. D’un style néoclassique très raffiné, avec cannelures, couronnes de laurier et motifs antiques, typiques de la production d’Auguste, les premières livraisons commencent en 1777 jusqu’en 1786.
Cependant conjointement dans un souci d’économie, George III fait compléter mais aussi copier une partie des pièces à Hanovre avec le métal (d’un haut tirte) fondu en 1767 provenant de l'ancienne argenterie du palais. C’est à l’orfèvre Frantz Peter Bundsen (1725-1795) puis à son fils que revient cette commande, dont font partie ces assiettes, qui sera finaliser en 1797. (voir Niedersächsisches Landesarchiv-Haupststaatsarchiv Hannover NLA-HStAH, Dep. 103, IV, Nr. 196 et 173 IV)
Le service fut beaucoup utilisé lors des réceptions de cour, notamment par les fils cadets du roi, étudiants à Göttingen. En 1803 à la suite de l’invasion napoléonienne, il est transféré au château de Windsor. En 1805, il est utilisé lors d’une grande fête réunissant 500 invités, où il est grandement admiré et décrit comme un élément central du faste royal (voir Kennedy Diary, The MS Diary of Miss Lucy Kennedy, Royal Library Windsor, cited in Olwen Hedley Queen Charlotte, 1975 p. 221-222).
Le service reste ensuite conservé à Windsor jusqu’en 1814, date à laquelle il est renvoyé à Hanovre, devenu royaume . Au XIXᵉ siècle, il est modifié pour s’adapter à l’évolution des usages de table, notamment le passage du service à la française au service à la russe, avec l’ajout de nouvelles pièces par des orfèvres allemands. En 1841 Ernest-Auguste Ier de Hanovre fait gravé le monogramme de son père sur plus de 2 000 pièces. Lors de la guerre austro-prussienne de 1866, Hanovre est annexé et le service est transféré en Autriche. En 1924, une grande partie est vendue au marchand Glückselig, puis revendue à Londres, notamment à Louis Cartier et la famille Rothschild.
Ce service exceptionnel demeure un témoignage majeur du luxe et du raffinement des cours européennes à la fin du XVIIIᵉ siècle, ainsi que du dialogue entre orfèvrerie française et allemande. Aujourd’hui, une partie du service est conservée au musée du Louvre, tandis qu’une autre se trouve à Waddesdon Manor, le reste étant dispersé entre collections privées et ventes publiques.
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