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Le somptueux service Borghese, composé d’environ 500 pièces en vermeil principalement réalisées par Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), auxquelles s’ajoutent plus de 1 000 autres objets de divers orfèvres dont Jean-Baptiste-Claude Odiot, est traditionnellement considéré comme un cadeau de Napoléon Ier à sa sœur Pauline Bonaparte lors de son mariage avec le prince Camillo Borghese, célébré le 6 novembre 1803.
Toutefois, il est aujourd’hui admis que la majeure partie du service est postérieure à 1805, date à laquelle Napoléon devient roi d’Italie puisque de nombreuses pièces portent des poinçons parisiens pour 1809-1819. Le service fut aussi enrichi dans les années 1820 par des orfèvres florentins et romains, d’après les modèles originaux de Biennais.
Pauline Bonaparte est la sœur cadette de Napoléon, réputée pour sa grande beauté. En 1797, elle épouse le général Charles Victoire Emmanuel Leclerc et le suit à Saint-Domingue, où celui-ci meurt prématurément de la fièvre jaune. De retour à Paris, elle se remarie avec le prince Borghese et s’installe à Rome.
En 1804, son mari reçoit le titre de prince français et accompagne l’Empereur dans plusieurs campagnes militaires. Leur union est toutefois malheureuse et ils se séparent rapidement. Après le traité de Tilsit, Borghese est nommé gouverneur du Piémont et reçoit une importante somme d’argent qui lui permet de mener un train de vie fastueux. Pauline, de son côté, réside surtout à Paris. Après la chute de Napoléon en 1815, elle tente en vain de le rejoindre en exil à Sainte-Hélène, puis retourne à Rome, au palais Borghese. Elle rejoint finalement son mari à Florence peu avant sa mort en 1825.
Il est possible que Pauline ait contribué aux ajouts tardifs du service, mais il est tout aussi probable que le prince Borghese lui-même en ait commandé une partie. Le service a sans doute été réparti entre les résidences de Rome et de Florence, chacun des époux participant à son enrichissement.
Conservé au palais Borghese à Rome, il est vendu en 1892 lors de la dispersion du mobilier du palais, où il figure comme un ensemble unique dans le catalogue de vente.
Par la suite, le service change plusieurs fois de propriétaires avant d’entrer dans la collection de Edith Rockefeller McCormick, qui l’expose entre 1924 et 1932 à l’Art Institute de Chicago. À sa mort en 1934, il est vendu à New York en près de 150 lots. Aujourd’hui, ses éléments sont disséminés entre des collections privées et des musées.
Toutefois, il est aujourd’hui admis que la majeure partie du service est postérieure à 1805, date à laquelle Napoléon devient roi d’Italie puisque de nombreuses pièces portent des poinçons parisiens pour 1809-1819. Le service fut aussi enrichi dans les années 1820 par des orfèvres florentins et romains, d’après les modèles originaux de Biennais.
Pauline Bonaparte est la sœur cadette de Napoléon, réputée pour sa grande beauté. En 1797, elle épouse le général Charles Victoire Emmanuel Leclerc et le suit à Saint-Domingue, où celui-ci meurt prématurément de la fièvre jaune. De retour à Paris, elle se remarie avec le prince Borghese et s’installe à Rome.
En 1804, son mari reçoit le titre de prince français et accompagne l’Empereur dans plusieurs campagnes militaires. Leur union est toutefois malheureuse et ils se séparent rapidement. Après le traité de Tilsit, Borghese est nommé gouverneur du Piémont et reçoit une importante somme d’argent qui lui permet de mener un train de vie fastueux. Pauline, de son côté, réside surtout à Paris. Après la chute de Napoléon en 1815, elle tente en vain de le rejoindre en exil à Sainte-Hélène, puis retourne à Rome, au palais Borghese. Elle rejoint finalement son mari à Florence peu avant sa mort en 1825.
Il est possible que Pauline ait contribué aux ajouts tardifs du service, mais il est tout aussi probable que le prince Borghese lui-même en ait commandé une partie. Le service a sans doute été réparti entre les résidences de Rome et de Florence, chacun des époux participant à son enrichissement.
Conservé au palais Borghese à Rome, il est vendu en 1892 lors de la dispersion du mobilier du palais, où il figure comme un ensemble unique dans le catalogue de vente.
Par la suite, le service change plusieurs fois de propriétaires avant d’entrer dans la collection de Edith Rockefeller McCormick, qui l’expose entre 1924 et 1932 à l’Art Institute de Chicago. À sa mort en 1934, il est vendu à New York en près de 150 lots. Aujourd’hui, ses éléments sont disséminés entre des collections privées et des musées.
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