拍品专文
Ces nécessaires, qui faisaient également office de coffret de toilette avec ses petits flacons, pots à cosmétiques et accessoires étaient l'objet de luxe par excellence. Très à la mode au XVIIIᵉ siècle, ils étaient alors appelés "toys" et furent largement popularisés par James Cox, mais aussi bien entendu par d’autres ateliers londoniens.
James Cox (c.1723–1800), orfèvre et joaillier de formation, s'installe à Londres en 1757. Après des débuts difficiles, il se spécialise à partir de 1765 dans la fabrication des "curious wares", objets raffinés combinant agate, écaille de tortue et émail sertis dans des montures en or ciselées d’animaux, de pagodes ou de figures chinoises et intégrant parfois montres et automates. Ces œuvres rencontrent un immense succès notamment auprès de la clientèle asiatique puisqu'en 1772, la St. James’s Chronicle rapporte que l’ensemble de ses créations exposées fut acquis pour l’empereur de Chine, tant elles provoquèrent "astonishment" (émerveillement). Cette renommée entraîne une forte demande en Inde et en Chine, où ces pièces sont appelées sing-songs mais aussi à travers l'Europe. Entre 1766 et 1772, il exporte ainsi pour l’énorme somme de 750 000 £ de marchandises, principalement vers la Chine, l’Inde, la Russie et l’Empire ottoman. Pour répondre à cette demande, son atelier emploie vers 1773 près de 1000 ouvriers produisant ces cabinets en agate mais aussi des horloges musicales, des automates, des tabatières et d’autres objets de luxe. Malgré ce succès international, Cox connaît des difficultés financières chroniques qui l'obligent finalement à vendre son stock chez Christie’s au cours de plusieurs ventes. Il ne se remettra jamais vraiment de ces dettes mais continuera néanmoins son activité se limitant au marché européen, assisté de ses fils jusqu'à son décès en 1800.
Cet engouement pour ces objets de luxe a fait travailler plusieurs corps de métier car leur fabrication nécessitait le savoir-faire et l'intervention de divers artisans — horlogers, joailliers, orfèvres, toy-men et lapidaires — dont on sait qu’ils travaillaient à Londres au milieu du XVIIIᵉ siècle. Beaucoup travaillaient directement pour Cox mais aussi pour des revendeurs. Malheureusement la plupart sont restés anonymes, puisque la loi exigeait que seules les montres à cadran émaillé portent le nom du fabricant si elles étaient destinées à l'exportation.
Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve dans ses collections un nécessaire stylistiquement remarquablement comparable à celui de la collection Ortiz, hormis la présence d’une montre signée de Joseph Martineau Senior (fig. 1) qui permet de comprendre le réseau de fabricants spécialisés dans ce type d’objets, mais aussi leur popularité (46.147.2a–p)
James Cox (c.1723–1800), orfèvre et joaillier de formation, s'installe à Londres en 1757. Après des débuts difficiles, il se spécialise à partir de 1765 dans la fabrication des "curious wares", objets raffinés combinant agate, écaille de tortue et émail sertis dans des montures en or ciselées d’animaux, de pagodes ou de figures chinoises et intégrant parfois montres et automates. Ces œuvres rencontrent un immense succès notamment auprès de la clientèle asiatique puisqu'en 1772, la St. James’s Chronicle rapporte que l’ensemble de ses créations exposées fut acquis pour l’empereur de Chine, tant elles provoquèrent "astonishment" (émerveillement). Cette renommée entraîne une forte demande en Inde et en Chine, où ces pièces sont appelées sing-songs mais aussi à travers l'Europe. Entre 1766 et 1772, il exporte ainsi pour l’énorme somme de 750 000 £ de marchandises, principalement vers la Chine, l’Inde, la Russie et l’Empire ottoman. Pour répondre à cette demande, son atelier emploie vers 1773 près de 1000 ouvriers produisant ces cabinets en agate mais aussi des horloges musicales, des automates, des tabatières et d’autres objets de luxe. Malgré ce succès international, Cox connaît des difficultés financières chroniques qui l'obligent finalement à vendre son stock chez Christie’s au cours de plusieurs ventes. Il ne se remettra jamais vraiment de ces dettes mais continuera néanmoins son activité se limitant au marché européen, assisté de ses fils jusqu'à son décès en 1800.
Cet engouement pour ces objets de luxe a fait travailler plusieurs corps de métier car leur fabrication nécessitait le savoir-faire et l'intervention de divers artisans — horlogers, joailliers, orfèvres, toy-men et lapidaires — dont on sait qu’ils travaillaient à Londres au milieu du XVIIIᵉ siècle. Beaucoup travaillaient directement pour Cox mais aussi pour des revendeurs. Malheureusement la plupart sont restés anonymes, puisque la loi exigeait que seules les montres à cadran émaillé portent le nom du fabricant si elles étaient destinées à l'exportation.
Le Metropolitan Museum of Art de New York conserve dans ses collections un nécessaire stylistiquement remarquablement comparable à celui de la collection Ortiz, hormis la présence d’une montre signée de Joseph Martineau Senior (fig. 1) qui permet de comprendre le réseau de fabricants spécialisés dans ce type d’objets, mais aussi leur popularité (46.147.2a–p)
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