拍品專文
Les masques Mblo constituent l’une des formes les plus anciennes de l’art baoulé. Ce masque facial d’une grande finesse d’exécution est généralement le portrait d’un individu précis et connu.
Le terme Mblo désigne également une catégorie de performances faisant appel à des masques faciaux, parmi lesquels les masques-portraits, appelés Ndoma, ou « double », occupent une place centrale. Le masque-portrait est considéré comme le véritable double de la personne qu’il représente et ne se produit jamais sans que celle-ci ne l’accompagne dans la danse. La sculpture du masque constitue ainsi une invitation durable adressée à l’individu représenté afin qu’il déploie ses talents pour le plaisir de l’ensemble de la communauté. Ces danses se déroulent à des fins de divertissement lors des jours de repos baoulé, du Nouvel An ou à l’occasion de l’arrivée de visiteurs importants. Les masques apparaissent également lors des funérailles de femmes éminentes et, plus rarement, d’hommes particulièrement liés à cette tradition chorégraphique.
La surface lustrée de ce maque - évoquant une peau saine - est délicatement mise en valeur par des zones subtilement texturées figurant la coiffure, les scarifications et divers ornements. Le visage idéalisé, d’un caractère introspectif, se distingue par un front haut, symbole d’éveil intellectuel, et par de grands yeux mi-clos exprimant une présence respectueuse au monde. Les ornements disposés au-dessus du visage - peignes, cornes - ont été choisis pour leur élégance tout comme les scarifications délicates et la coiffure soignée qui témoignent de la beauté personnelle. Ce masque constitue ainsi un bel exemple de la typologie, illustrant avec finesse l’équilibre entre portrait individuel et conventions esthétiques traditionnelles.
Il s’inscrit dans un corpus restreint dont un exemplaire est illustré dans Vogel, S., Baule. African Art, Western Eyes, New Haven, 1997, p. 163 et deux autres conservés au musée du quai Branly - Jacques Chirac et au Museum Fünf Kontinente de Munich (respectivement inv. n° 73.1963.0.126 et inv. n° 33-34-7).
Mblo masks constitute one of the oldest forms of Baule art. This facial mask, remarkable for the refinement of its execution, is generally the portrait of a specific and well-known individual.
The term Mblo also refers to a category of performances involving facial masks, among which portrait masks - known as Ndoma, or “double” - occupy a central place. The portrait mask is regarded as the true double of the person it represents and never performs unless accompanied in the dance by that individual. The carving of the mask thus constitutes a lasting invitation extended to the portrayed person, encouraging them to display their talents for the enjoyment of the entire community. These dances take place for entertainment purposes during Baule rest days, the New Year celebrations, or on the occasion of the arrival of distinguished visitors. The masks also appear at the funerals of eminent women and, more rarely, of men who were particularly associated with this choreographic tradition.
The lustrous surface of this mask - evoking healthy skin - is delicately enhanced by subtly textured areas representing the coiffure, scarifications, and various ornaments. The idealized face, of an introspective character, is distinguished by a high forehead, a symbol of intellectual awareness, and by large, half-closed eyes expressing a respectful presence in the world. The ornaments arranged above the face - combs and horns - were chosen for their elegance, as were the delicate scarifications and the carefully rendered hairstyle, all of which attest to personal beauty. This mask thus constitutes a fine example of the type, subtly illustrating the balance between individual portraiture and traditional aesthetic conventions.
It belongs to a restricted corpus, one example of which is illustrated in Vogel, S., Baule. African Art, Western Eyes, New Haven, 1997, p. 163, and two others preserved in the musée du quai Branly – Jacques Chirac and the Museum Fünf Kontinente in Munich (respectively inv. no. 73.1963.0.126 and inv. no. 33-34-7).
Le terme Mblo désigne également une catégorie de performances faisant appel à des masques faciaux, parmi lesquels les masques-portraits, appelés Ndoma, ou « double », occupent une place centrale. Le masque-portrait est considéré comme le véritable double de la personne qu’il représente et ne se produit jamais sans que celle-ci ne l’accompagne dans la danse. La sculpture du masque constitue ainsi une invitation durable adressée à l’individu représenté afin qu’il déploie ses talents pour le plaisir de l’ensemble de la communauté. Ces danses se déroulent à des fins de divertissement lors des jours de repos baoulé, du Nouvel An ou à l’occasion de l’arrivée de visiteurs importants. Les masques apparaissent également lors des funérailles de femmes éminentes et, plus rarement, d’hommes particulièrement liés à cette tradition chorégraphique.
La surface lustrée de ce maque - évoquant une peau saine - est délicatement mise en valeur par des zones subtilement texturées figurant la coiffure, les scarifications et divers ornements. Le visage idéalisé, d’un caractère introspectif, se distingue par un front haut, symbole d’éveil intellectuel, et par de grands yeux mi-clos exprimant une présence respectueuse au monde. Les ornements disposés au-dessus du visage - peignes, cornes - ont été choisis pour leur élégance tout comme les scarifications délicates et la coiffure soignée qui témoignent de la beauté personnelle. Ce masque constitue ainsi un bel exemple de la typologie, illustrant avec finesse l’équilibre entre portrait individuel et conventions esthétiques traditionnelles.
Il s’inscrit dans un corpus restreint dont un exemplaire est illustré dans Vogel, S., Baule. African Art, Western Eyes, New Haven, 1997, p. 163 et deux autres conservés au musée du quai Branly - Jacques Chirac et au Museum Fünf Kontinente de Munich (respectivement inv. n° 73.1963.0.126 et inv. n° 33-34-7).
Mblo masks constitute one of the oldest forms of Baule art. This facial mask, remarkable for the refinement of its execution, is generally the portrait of a specific and well-known individual.
The term Mblo also refers to a category of performances involving facial masks, among which portrait masks - known as Ndoma, or “double” - occupy a central place. The portrait mask is regarded as the true double of the person it represents and never performs unless accompanied in the dance by that individual. The carving of the mask thus constitutes a lasting invitation extended to the portrayed person, encouraging them to display their talents for the enjoyment of the entire community. These dances take place for entertainment purposes during Baule rest days, the New Year celebrations, or on the occasion of the arrival of distinguished visitors. The masks also appear at the funerals of eminent women and, more rarely, of men who were particularly associated with this choreographic tradition.
The lustrous surface of this mask - evoking healthy skin - is delicately enhanced by subtly textured areas representing the coiffure, scarifications, and various ornaments. The idealized face, of an introspective character, is distinguished by a high forehead, a symbol of intellectual awareness, and by large, half-closed eyes expressing a respectful presence in the world. The ornaments arranged above the face - combs and horns - were chosen for their elegance, as were the delicate scarifications and the carefully rendered hairstyle, all of which attest to personal beauty. This mask thus constitutes a fine example of the type, subtly illustrating the balance between individual portraiture and traditional aesthetic conventions.
It belongs to a restricted corpus, one example of which is illustrated in Vogel, S., Baule. African Art, Western Eyes, New Haven, 1997, p. 163, and two others preserved in the musée du quai Branly – Jacques Chirac and the Museum Fünf Kontinente in Munich (respectively inv. no. 73.1963.0.126 and inv. no. 33-34-7).
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