Masque Dan
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Masque Dan

Côte d'Ivoire

細節
Masque Dan
Côte d'Ivoire
Hauteur : 15.5 cm. (6 1⁄8 in.)
來源
Pieter Jan (Leo) Vandenhoute (1913-1978), Mission en Côte d'Ivoire de l'Université de Gand et du Museum Vleeshuis, acquis ca. 1938-1939
Collection privée, Italie
Mariette (1934-2012) et Lucien van de Velde, Anvers, acquis auprès de cette dernière entre 1968 et 1985
Collection Mariette Henau (1934-2012), Anvers
Collection Marcel Nies, Anvers, acquis auprès de cette dernière en 2001
出版
Olbrechts, F., Ars Exotica, Gand, 1950, p. 23, n° 90 (non ill.)
Bruyninx, E., L'art du laiton chez les Dan et les Guéré-Wobé de la région du Haut-Cavally (Côte d'Ivoire - Libéria), Gand, 1986, p. 271, n° 78
Debbaut, J., Heusch, L. de et al., Utotombo. L'art d'Afrique noire dans les collections privées belges - Utotombo. Kunst uit Zwart-Afrika in Belgisch privé-bezit, Bruxelles, 1988, pp. 149 et 276, n° 63
Schaedler, K.-F. et al., Earth and Ore. 2500 Years of African Art in Terra-cotta and Metal, Eurasburg, 1997, pp. 19 et 345, n° 7
Petridis, C. et al., Frans M. Olbrechts (1899-1958). In Search of Art in Africa - Frans M. Olbrechts (1899-1958). Op Zoek naar Kunst in Afrika, Anvers, 2001, p. 269, n° 104
展覽
Gand, MSK - Museum voor Schone Kunsten Gent, Ars Exotica, 7 septembre - 30 octobre 1950
Bruxelles, BOZAR - Palais des Beaux-Arts, Utotombo. L'art d'Afrique noire dans les collections privées belges - Utotombo. Kunst uit Zwart-Afrika in Belgisch privé-bezit, 25 mars - 5 juin 1988
Anvers, Etnographic Museum - MAS Museum aan de Stroom, Frans M. Olbrechts in Search of Art in Africa - Frans M. Olbrechts, Op Zoek naar Kunst in Afrika, 7 décembre 2001 - 31 mars 2002
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Dan Mask, Ivory Coast

榮譽呈獻

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, African & Oceanic Art, Vice Chairman of Christie's France

拍品專文

Cette pièce, réalisée selon la technique de la cire perdue, fut rapportée de Danané par l’expédition menée en Côte d’Ivoire en 1938-1939 par la Rijksuniversiteit de Gand et le Vleeshuismuseum d’Anvers. Elle semble cependant provenir de la région de la sous-tribu Koulimé. Sa morphologie présente des traits caractéristiques de la variété libérienne du style dan méridional. Le contour du masque, orné de bandelettes et de demi-spirales, est perforé, et le front porte un tatouage en relief. Les yeux sont représentés par de fines fentes horizontales, de petites oreilles inclinées sont finement sculptées, le nez est effilé et la bouche, légèrement proéminente, laisse apparaître quatre dents. L’ensemble de la surface extérieure a été délicatement martelé1.

La fonction précise de ce petit masque métallique demeure inconnue. Il semble néanmoins que son usage se rapproche de celui du masque miniature en bois, le nyonkula, parfois désigné sous le nom de masque-passeport ou de masque de sacrifice. Porté en permanence par son propriétaire et régulièrement honoré par des offrandes, ce type de masque pouvait être destiné à un individu ou à une famille entière. Il servait alors d’amulette, dissimulé parmi les vêtements, et était consulté lors d’occasions importantes. Accompagné d’un petit sac contenant des ingrédients dits « magiques », il pouvait également être conservé dans la maison afin de protéger ses occupants contre les calamités2.

1 Debbaut, J., Heusch, L. de et al., Utotombo. L'art d'Afrique noire dans les collections privées belges, Bruxelles, 1988, p. 276.
2 Petridis, C., Frans M. Olbrechts (1899-1958). In Search of Art in Africa, Anvers, 2001, p. 269.

This object, produced using the lost-wax casting technique, was brought back from Danané by the expedition conducted in Ivory Coast in 1938-1939 by the Rijksuniversiteit of Ghent and the Vleeshuismuseum of Antwerp. It nevertheless appears to originate from the region of the Koulimé sub-tribe. Its morphology displays features characteristic of the Liberian variant of the southern Dan style. The outline of the mask, decorated with strips and half-spiral motifs, is pierced, and the forehead bears a raised tattoo. The eyes are rendered as fine horizontal slits; small, slightly inclined ears are delicately carved; the nose is slender; and the slightly protruding mouth reveals four teeth. The entire outer surface has been delicately hammered1.

The precise function of this small metal mask remains unknown. However, its use appears to be comparable to that of the miniature wooden mask known as nyonkula, sometimes referred to as a passport mask or sacrificial mask. Worn continuously by its owner and regularly honored with offerings, this type of mask could be intended for an individual or for an entire family. It then served as an amulet, concealed among garments, and was consulted on important occasions. Accompanied by a small pouch containing so-called “magical” ingredients, it could also be kept within the household to protect its occupants from calamities2.

1 Debbaut, J., Heusch, L. de et al., Utotombo. L'art d'Afrique noire dans les collections privées belges, Brussels, 1988, p. 276.
2 Petridis, C., Frans M. Olbrechts (1899–1958). In Search of Art in Africa, Antwerp, 2001, p. 269.

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