TORSE D’HERCULE EN MARBRE
TORSE D’HERCULE EN MARBRE
TORSE D’HERCULE EN MARBRE
TORSE D’HERCULE EN MARBRE
3 更多
TORSE D’HERCULE EN MARBRE

ÉPOQUE ROMAINE, VERS LE IIEME SIÈCLE APRÈS J.-C.

細節
TORSE D’HERCULE EN MARBRE
ÉPOQUE ROMAINE, VERS LE IIEME SIÈCLE APRÈS J.-C.
H.: 78 cm. (30 ¾ in.)
來源
Simone de Monbrison (1922-2015), Paris.
Puis acquis par le propriétaire actuel, 1972.
更多詳情
A ROMAN MARBLE TORSO OF HERCULES
CIRCA 2ND CENTURY A.D.

榮譽呈獻

Hippolyte de la Féronnière
Hippolyte de la Féronnière Head of European Furniture Department

拍品專文

Ce torse impressionnant appartient au type de l’Hercule Farnèse, nommé d’après le célèbre marbre colossal conservé à Naples (Museo Archeologico Nazionale, inv. n° 6001), et probablement dérivé d’un bronze grec aujourd’hui perdu du IVe siècle av. J.-C., attribué à Lysippe. Ce type est immédiatement reconnaissable par sa pose et ses attributs : la tête du héros est inclinée vers le bas — ici suggérée par la pente conservée à la base du cou —, sa jambe gauche musclée avancée devant la droite, tandis que son poids repose sur son bras gauche appuyé sur sa massue recouverte de la peau de lion. À l’origine, la main droite d’Hercule était placée derrière son dos, dissimulant les pommes qu’il avait dérobées dans le jardin des Hespérides.

Fils de Zeus et de la mortelle Alcmène, Hercule subit dès sa naissance la colère de la déesse Héra, conséquence de sa jalousie. Après s’être marié et avoir eu des enfants, Hercule fut frappé de folie par Héra, ce qui le poussa à tuer sa propre famille dans un accès de rage. Cherchant à se purifier de cet acte horrible, Héraclès consulta l’oracle de Delphes, qui lui annonça qu’après une période de servitude auprès d’Eurysthée, roi de Mycènes, il obtiendrait l’immortalité. Le roi, craignant la force du héros, lui imposa une série d’épreuves — les Douze Travaux — chacune conçue pour entraîner sa mort. Son onzième travail consistait à voler les pommes d’or de l’immortalité dans le jardin des Hespérides.

La qualité exceptionnelle de la taille de cette sculpture met en valeur la musculature exacerbée du héros sous tous les angles, célébrant sa force extraordinaire et son courage inébranlable. Sa beauté ne réside toutefois pas seulement dans sa carrure imposante. En représentant Hercule fatigué et enfin au repos, ce type offre un rare aperçu de son humanité. Pour une étude du type et des exemples dans divers médiums, voir p. 762-765 dans J. Boardman et al., « Herakles », LIMC, vol. IV.


This impressive torso is of the Farnese Hercules type, named for the celebrated colossal marble in Naples (Museo Archeologico Nazionale, inv. no. 6001) and likely derived from a lost Greek bronze of the fourth century B.C. attributed to Lysippos. The type is instantly recognizable by its pose and attributes: the hero's head is inclined downward - here indicated by the preserved slope at the base of his neck – with his muscular left leg advanced in front of his right, and his weight supported on his left arm as it rests on his club draped with the lionskin. Originally, Hercules’ right hand would have been positioned behind his back, hiding the apples he stole from the Garden of the Hesperides.

As the son of Zeus and the mortal Alcmene, Hercules suffered the wrath of the goddess Hera from birth as a consequence of her jealousy. After marrying and fathering children, Hercules was struck with madness by Hera, causing him to kill his own family in a fit of rage. Seeking purification for this horrible deed, Herakles sought the Delphic Oracle, who instructed that after completing a period of servitude to Eurystheus, King of Mycenae, he would be granted immortality. The king, fearful of the hero’s strength, sent him on a series of tasks – the Twelve Labours – each ultimately designed to bring about his death. His eleventh labour was to steal the Golden Apples of immortality from the Garden of the Hesperides.

The exceptional quality of this sculpture’s carving highlights the hero’s exaggerated musculature from all angles, celebrating his extraordinary strength and unwavering courage. Its beauty is not just in his imposing build, however. In depicting Hercules weary and finally at rest, the type reveals a rare glimpse of his humanity. For a discussion of the type and for examples across a variety of media, see pp. 762-765 in J. Boardman, et al., “Herakles,” LIMC, vol. IV.

更多來自 圖爾奈城堡珍藏:裝飾藝術

查看全部
查看全部