Tamara de Lempicka (1898-1980)
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Collection privée française
Tamara de Lempicka (1898-1980)

Portrait de petite fille III

細節
Tamara de Lempicka (1898-1980)
Portrait de petite fille III
signé des initiales 'T.L.' (au revers)
huile sur toile
25.4 x 20.5 cm.
Peint vers 1972

signed with the initials 'T.L.' (on the reverse)
oil on canvas
10 x 8 1⁄8 in.
Painted circa 1972
來源
Collection particulière, Mexique (acquis auprès de l'artiste); vente, Christie's, New York, 14 novembre 1989, lot 216 (titré "Portrait of a Child'; erronément daté '1945').
Collection particulière, Royaume-Uni.
Vente, Me Kohn, Paris, 6 décembre 1999, lot 19 (titré 'Portrait de jeune fille'; erronément daté '1945').
Acquis au cours de cette vente par le propriétaire actuel.
出版
A. Blondel, Tamara de Lempicka, Catalogue raisonné, 1921-1979, Lausanne, 1999, p. 415, no. B. 481 (illustré en couleurs).

榮譽呈獻

Lou Clinton-Celini
Lou Clinton-Celini Junior Specialist, Acting Head of Day Sale

拍品專文

Véritable icône des années folles et du Paris sulfureux, dandy et moderne, Tamara de Lempicka s’intéresse très tôt à l’art, notamment maniériste. Dans les traces de Pontormo ou encore Giulio Romano, elle se fascine pour cette touche plus vive, plus personnelle, aux proportions inexactes, en réponse à la perfection des peintures de la renaissance.
Plus tard, arrivée à Paris après avoir fui la Russie et la révolution d’octobre, elle découvre le cubisme aux côtés de ses deux maîtres, Maurice Denis et André Lhote. Elle suit les cours des académies Ranson et de la Grande Chaumière, et très vite, vend ses premières toiles.
Elle devient très rapidement l’une des portraitistes les plus à la mode, et le tout Paris s’arrache son talent. Elle réalise alors les portraits des représentants de la haute bourgeoisie et de l’aristocratie italienne et française, du marquis d’Afflito à la duchesse de la Salle. Elle reçoit et travaille sans relâche depuis son iconique atelier à Montparnasse, où ses journées sont aussi et surtout rythmées par la cocaïne, substance encore non prohibée à l’époque pour un usage privé.
Portrait de petite fille III est instantanément reconnaissable ; l’œuvre arbore tous les codes de la peintre. Le cadrage serré découpe la tête étonnamment longue de la petite fille tandis que les couleurs éclatantes créent le contraste. On y retrouve aussi cette aura de mystère dans le regard du modèle et son sourire espiègle.
Alors que les sujets de la peintre évoluent tout au long de sa vie, elle ne cesse de représenter sa fille Maria, surnommée Kizette. En 1972, Kizette est déjà bien grande, une femme, mais son essence ressort de cette petite fille anonyme.
Lempicka, en représentant Kizette, troublait les codes entre femme et enfant. On y retrouve la même énergie que dans ses portraits de femmes adultes, à l’aura mystérieuse, inatteignable et provocatrice. Toujours singulières, magnétiques, les femmes et filles de ses peintures sont libres et insolentes.

A true icon of the Roaring Twenties and the glamorous, provocative world of interwar Paris, Tamara de Lempicka was a sophisticated modernist whose interest in art emerged at an early age, particularly in the study of Mannerist painting. Following in the footsteps of masters such as Pontormo and Giulio Romano, she was drawn to a more expressive and personal approach to painting, with its deliberately distorted proportions and heightened stylisation, conceived as a reaction against the perfection and balance of the Renaissance.
Later, having fled Russia in the wake of the October Revolution and settled in Paris, she encountered Cubism through the teachings of her two mentors, Maurice Denis and André Lhote. She attended classes at both the Académie Ranson and the Académie de la Grande Chaumière, and quickly found commercial success, selling her first paintings soon after her arrival.
Lempicka rapidly became one of the most sought-after portraitists of her generation, attracting the patronage of Parisian high society. The aristocracy and haute bourgeoisie of France and Italy competed for her talents, from the Marquis d’Afflitto to the Duchesse de La Salle. She received clients and worked tirelessly from her celebrated Montparnasse studio, where a frenetic pace of artistic production was matched by an equally intense social life, fuelled in part by cocaine, which at the time remained legal for private use.
Portrait de petite fille III is instantly recognisable as a work by Lempicka and displays all the hallmarks of her distinctive style. The tightly cropped composition frames the young girl’s strikingly elongated head, while brilliant colours create a vivid sense of contrast. The sitter’s gaze carries the same air of mystery, complemented by a mischievous smile that lends the portrait an intriguing psychological presence.
Although Lempicka’s subjects evolved throughout her career, she returned repeatedly to representations of her daughter Maria, affectionately known as Kizette. By 1972, Kizette was long since an adult woman, yet something of her essence seems to resonate through the features of this anonymous young girl.
In her portrayals of Kizette, Lempicka deliberately blurred the conventional distinctions between childhood and womanhood. The same energy that animates her portraits of adult women is present here: a sense of mystery, independence, allure, and subtle provocation. Whether depicting women or girls, her figures remain unmistakably singular and magnetic, embodying a vision of femininity that is at once free-spirited, self-assured, and unapologetically modern.

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