Upcoming Auctions and Events

Global notice COVID-19 Important notice
GABRIEL CORNELIUS VON MAX (PRAGUE 1840-1915 MUNICH)
ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a c… Read more
GABRIEL CORNELIUS VON MAX (PRAGUE 1840-1915 MUNICH)

Le Voile de Véronique

Details
GABRIEL CORNELIUS VON MAX (PRAGUE 1840-1915 MUNICH)
Le Voile de Véronique
daté indistinctement '1874' (en haut à gauche), signé 'Gab. Max' (en haut à droite) et inscrit 'Jesus Christus' (en bas au centre)
huile et peinture dorée sur toile, non rentoilée, sans cadre
78,5 x 62,1 cm. (30 7/8 x 24 ½ in.)
Provenance
Ancienne collection Ortolani, Uruguay et Brésil.
Special Notice

ƒ: In addition to the regular Buyer’s premium, a commission of 5.5% inclusive of VAT of the hammer price will be charged to the buyer. It will be refunded to the Buyer upon proof of export of the lot outside the European Union within the legal time limit. (Please refer to section VAT refunds)
This item will be transferred to an offsite warehouse after the sale. Please refer to department for information about storage charges and collection details.
Post Lot Text
G. C. VON MAX, THE VEIL OF VERONICA, OIL AND GOLDEN PAINT ON CANVAS, UNLINED, DATED, SIGNED AND INSCRIBED

Lot Essay

Le tableau que nous présentons, inédit à notre connaissance à ce jour, était connu par l’intermédiaire d’une gravure avec quelques variantes (comme les yeux fermés sur notre composition). L’artiste Gabriel von Max est un peintre allemand, actif à Vienne et à Munich, à la personnalité spirituelle et intellectuelle profonde qui marquera fortement la génération des artistes de la Sécession viennoise. Elève de Karl von Blaas, il entre à l’Akademie der bildenden Künste de Vienne en 1858 puis en 1863 il entre à l’Akademie der bildenden Künste de Munich. L’artiste est célèbre pour ses sujets de prédilections qui ont attrait à l’anthropologie, la parapsychologie et le mysticisme. Ses œuvres les plus fameuses sont des représentations tout à fait impressionnantes mettant en scène quantité de singes dans des situations propres aux activités humaines. Bien au-delà de la satyre, que l’on pourrait voir héritée d’un David Teniers ou d’un van Kessel, von Max est en fait un fervent adepte des théories darwiniennes dont il faut voir dans ces dernières œuvres une illustration. Il avait d’ailleurs un troupeau de singes dont il faisait l’élevage et qui lui servaient ainsi de modèles.
L’œuvre Le voile de sainte Véronique est l’illustration de la partie plus mystique de son œuvre. Gabriel von Max aime ancrer le message religieux dans une réalité humaine forte, quotidienne. Le thème du voile de sainte est donc une iconographie parfaitement adaptée. Le Voile de sainte Véronique : Vera Icona littéralement la vraie image est exactement l’illustration de cette sémantique. Elle est la matérialisation visuelle de l’image du visage du Christ et de Dieu.
Véronique ou Bérénice est une femme pieuse de Jérusalem qui proposa au Christ, lors de sa montée au calvaire du Golgotha de s’essuyer le visage avec un linge. Le Christ lui rendra le voile avec l’impression de son visage dessus. L’iconographie commence à se développer à partir du XVème siècle et s’accentuera encore davantage dans le courant du XVIIème siècle particulièrement dans la représentation unique du voile sans la présence de Véronique. Ce thème est bien souvent le sujet d’images comptant parmi les plus charismatiques de l’histoire de l’Art et fut traité par les plus grands. Citons pour exemples Claude Mellan, Jean-Baptiste de Champaigne ou encore Le Greco. Gabriel von Max reprend ici la manière la plus puissante et traite le sujet, il le modernise et lui donne une intensité dramatique : presque une ostension. Il met ici en contraste la réalité matérielle du voile avec ses bords effilochés avec l’image irréelle, divine du Sauveur.


The painting presented – unique to date, to our knowledge – was known via an engraving with a number of variants (including the closed eyes in our composition). The artist Gabriel von Max is a German painter who was active in Vienna and Munich, with a deep intellectual and spiritual character, who would make a strong impression on the generation of artists of the Vienna Secession. A pupil of Karl von Blaas, he joined Vienna's Academy of Fine Arts in 1858, before going to study at Munich's Academy of Fine Arts in 1863. The artist is renowned for his favourite subjects, relating to anthropology, parapsychology and mysticism. His most famous works are entirely Impressionist depictions showcasing a number of monkeys in situations unique to humans. Far beyond satire, in which respect he could be considered the heir of David Teniers or van Kessel, von Max was actually a keen proponent of Darwinian theories, an illustration of which should be seen in these late works. He incidentally had a troop of monkeys, which he bred and which served as his models.
The work The Veil of Saint Veronica illustrates the most mystical part of his oeuvre. Gabriel von Max liked to anchor the religious message in a strong, everyday human reality. The theme of the saint's veil is therefore a perfectly tailored iconography. The Veil of Saint Veronica: Vera Icona – literally the true image – is the exact illustration of this expression. It is the visual materialisation of the image of the face of Christ and God.
Veronica or Berenice was a pious woman from Jerusalem who offered Christ a piece of cloth to wipe his face as he made his way to the cross of Golgotha. Christ gave the veil back to her with the impression of his face on it. The iconography began to develop from the 15th century onwards and would intensify even further during the 17th century, particularly with the depiction of the veil on its own without the presence of Veronica. This theme is very often the subject of images that are among the most charismatic in the history of art and has been treated by the greatest artists, including Claude Mellan, Jean Baptiste de Champaigne and El Greco, to name just a few. Here, Gabriel von Max adopts the most powerful treatment of the subject, modernising it and giving it a dramatic intensity – almost an ostension. In this piece, he contrasts the material reality of the veil with its frayed edges, with the unreal, divine image of the Saviour.

More from C'est fou!

View All
View All