André Masson (1896-1987)
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Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the … Read more Provenant d'une importante collection particulière, France
André Masson (1896-1987)

Abattoir (le boucher)

Details
André Masson (1896-1987)
Abattoir (le boucher)
signé et daté ‘andré masson. 31’ (en bas à gauche)
huile sur toile
73 x 60 cm.
Peint en 1931

signed and dated ‘andré masson. 31’ (lower left)
oil on canvas
28 3⁄4 x 23 5⁄8 in.
Painted in 1931
Provenance
Galerie Paul Rosenberg, Paris et New York (no. 3028).
Galleria Toninelli, Milan.
Edward Totah Gallery, Londres (avant 1988).
Vente, Sotheby's, Londres, 5 avril 1989, lot 152.
Collection particulière, Suisse (avant 1997).
Acquis par le propriétaire vers les années 2000.
Literature
L. J. Moahan, dr., A Knife Halfway Into Dreams, André Masson, Massacres and Surrealism of the 1930s, Thèse, Cambridge, 1997, no. 12 (illustré; dimensions erronnées).
G. Masson, M. Masson et C. Loewer, André Masson, Catalogue raisonné de l'œuvre peint, 1930-1941, Paris, 2010, vol. II, p. 90, no. 1931*8 (illustré en couleurs).
Exhibited
Paris, Galerie Artcurial, André Masson, Mythes et chimères, mars-avril 1986, p. 46, no. 11 (illustré en couleurs, p. 12; titré 'Le Bûcheron').
Londres, Edward Totah Gallery et Milan, Galleria Seno, André Masson, Œuvres 1922-1978, mars-avril 1988, p. 58, no. 6 (illustré en couleurs).
Special notice

Artist's Resale Right ("droit de Suite"). If the Artist's Resale Right Regulations 2006 apply to this lot, the buyer also agrees to pay us an amount equal to the resale royalty provided for in those Regulations, and we undertake to the buyer to pay such amount to the artist's collection agent.
Post lot text

Brought to you by

Antoine Lebouteiller
Antoine Lebouteiller Head of Department

Lot Essay

À peine installé à Grasse en 1931, André Masson se lance dans sa fameuse série des Massacres, œuvres brutales de par la confrontation frontale des figures. C’est la même année qu'il compose Abattoir (le boucher), s'inscrivant dans une continuité avec les maîtres anciens à l'instar de Rubens, Rembrandt, Carrache ou encore Poussin. De tous temps, la représentation de la chair animale a en effet permis aux artistes d’exprimer leurs tensions internes dans un traitement à la fois violent et sensuel.
Les teintes principalement rouges de la présente composition, mariées aux formes et aux lignes rapides et cursives, créent un rythme indépendant, permettant à l'artiste d'exprimer à la fois tension personnelle - par des plans incisifs - et une certaine douceur par la palette employée.
Si l'on retrouve dans la présente œuvre une certaine violence, initiée par Soutine avec ses bœufs écorchés, Masson déploie quant à lui une vision dionysiaque de son inconscient conférant à la composition un aspect plus sensuel, voire érotique. L'artiste précisait en effet que ces compositions lui permettaient de « sortir de soi, aller vers la bacchanale, vivre de choses dangereuses, se donner à l’ivresse et arriver aux portes de l’amour ». Jacques Bataille parlait à cet effet d’un « érotisme [ … ] de quelque chose qui explose, de la violence accompagnant une explosion » (cité in G. Masson, M. Masson et C. Loewer, op. cit., p. 36).

André Masson had barely settled in Grasse in 1931 when he embarked on his famous Massacres series, a group of works whose brutality derives from the head-on confrontations of their figures. In that same year, he composed Abattoir (le boucher), in the tradition of the Old Masters such as Rubens, Rembrandt, Carrache and Poussin. Throughout history, the depiction of animal flesh has been a way for artists to express their internal tension with violent yet sensual treatments.
The mainly red tones of this composition, wedded to the shapes and quick, cursive lines, create a rhythm of their own, enabling the artist to express his personal tension ? with incisive planes ? and a sort of gentleness through the palette employed.
While the present work harbours a certain violence that began with Soutine’s “bœufs écorchés”, Masson unfurls a Dionysian vision of his unconscious which gives the composition a more sensual, if not erotic, appearance. Indeed, the artist explained that these compositions allowed him to “get outside oneself, to go to the bacchanal, experience dangerous things, give oneself over to drunkenness and arrive at the doors of love”. Jacques Bataille spoke to this, describing the “eroticism [ … ] of something that is exploding, of the violence that comes with an explosion” (quoted in G. Masson, M. Masson and C. Loewer, op. cit., p. 36).

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