Lot Essay
Un rare témoignage de l’art du jeune prodigue Ingres qui copiait dès un très jeune âge – vers treize, quatorze ans - d’après des gravures des maîtres, cette feuille date de la période de ses études à l’académie royale de peinture et de sculpture de Toulouse.
La fascination d’Ingres pour l’antiquité est bien connue et son intérêt particulier pour la sculpture du Laocoon est confirmé par d’autres études d’après cette sculpture, aujourd’hui conservées au musée Ingres-Bourdelle de Montauban : une Étude de la jambe gauche du Laocoon (inv. 867.3217, G. Vigne, Dessins d’Ingres : catalogue raisonné des dessins du Musée de Montauban, Paris, 1995, n° 3604) et une étude de la Tête d’un des fils du Laocoon (inv. 867.3238, ibid., n° 3624). En 1973, Phyllis Hattis publie un groupe de onze dessins inédit de jeunesse, des copies principalement d’après le Laocoon, qui portent tous le même paraphe de la veuve et seconde femme de l’artiste, Delphine Ingres, née Ramel (1808-1887), comme le présent dessin qui se rattache ainsi à ce groupe. Une lettre de cette dernière, datée du 25 janvier 1887, stipule qu’elle les offre à Léon Bonnal, professeur de dessin et second conservateur du musée Ingres de Montauban (Ingres’ Sculptural Style. A Group of Unknown Drawings, cat. exp., Cambridge, Harvard University, Fogg Art Museum, 1973, p. 31, catalogue par P. Hattis).
La fascination d’Ingres pour l’antiquité est bien connue et son intérêt particulier pour la sculpture du Laocoon est confirmé par d’autres études d’après cette sculpture, aujourd’hui conservées au musée Ingres-Bourdelle de Montauban : une Étude de la jambe gauche du Laocoon (inv. 867.3217, G. Vigne, Dessins d’Ingres : catalogue raisonné des dessins du Musée de Montauban, Paris, 1995, n° 3604) et une étude de la Tête d’un des fils du Laocoon (inv. 867.3238, ibid., n° 3624). En 1973, Phyllis Hattis publie un groupe de onze dessins inédit de jeunesse, des copies principalement d’après le Laocoon, qui portent tous le même paraphe de la veuve et seconde femme de l’artiste, Delphine Ingres, née Ramel (1808-1887), comme le présent dessin qui se rattache ainsi à ce groupe. Une lettre de cette dernière, datée du 25 janvier 1887, stipule qu’elle les offre à Léon Bonnal, professeur de dessin et second conservateur du musée Ingres de Montauban (Ingres’ Sculptural Style. A Group of Unknown Drawings, cat. exp., Cambridge, Harvard University, Fogg Art Museum, 1973, p. 31, catalogue par P. Hattis).