Lot Essay
Réalisé par l’une des figures de proue du symbolisme belge, ce délicat portrait au cadrage tout à fait original est typique de l’œuvre graphique de Fernand Khnopff. L’artiste passe son enfance à Bruges avant de partir étudier à Bruxelles où il se passionne pour la littérature et la poésie aux côtés de son frère cadet, Georges, musicien et poète. À Paris, il travaille dans l’atelier de Jules Lefebvre et étudie à l’académie Julian. Il expose pour la première fois au Salon de l’Essor à Bruxelles en 1881 puis participe aux expositions de La Rose Croix de 1892 à 1897. à Londres, Khnopff découvrira les préraphaélistes qui ne cesseront de l’influencer tout au long de sa carrière.
Le dessin est daté par Robert Delevoy vers 1908. La composition resserrée autour du visage de la femme est récurrente chez Khnopff et se retrouve par exemple dans une étude pour deux marbres gravés Futur-Passé, tous deux datés de la même année, 1908, où la figure est également de profil avec un cadrage similaire (Delevoy, op. cit., n° 451). Dans une étude publiée en 1980, ces études de têtes dessinées de profil ont aussi été comparées aux bustes de femme en marbre du sculpteur croate ayant travaillé à Naples puis en Sicile et en Provence, Francesco Laurana (1420-1502). Il est possible que Khnopff possédait des copies de certaines de ces sculptures dans son atelier.
Avec une économie de moyen et quelques légers rehauts jaune qui viennent réveiller le côté droit de la composition, Khnopff nous livre ici la beauté froide d’une femme apaisée.
Le dessin est daté par Robert Delevoy vers 1908. La composition resserrée autour du visage de la femme est récurrente chez Khnopff et se retrouve par exemple dans une étude pour deux marbres gravés Futur-Passé, tous deux datés de la même année, 1908, où la figure est également de profil avec un cadrage similaire (Delevoy, op. cit., n° 451). Dans une étude publiée en 1980, ces études de têtes dessinées de profil ont aussi été comparées aux bustes de femme en marbre du sculpteur croate ayant travaillé à Naples puis en Sicile et en Provence, Francesco Laurana (1420-1502). Il est possible que Khnopff possédait des copies de certaines de ces sculptures dans son atelier.
Avec une économie de moyen et quelques légers rehauts jaune qui viennent réveiller le côté droit de la composition, Khnopff nous livre ici la beauté froide d’une femme apaisée.
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