Figure de reliquaire Mahongwé
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Figure de reliquaire Mahongwé

Gabon

Details
Figure de reliquaire Mahongwé
Gabon
Hauteur : 41 cm. (16 1⁄8 in.)
Provenance
Olivier Le Corneur (1906-1991) et Jean Roudillon (1923-2020), Paris
André Schoeller (1929-2015), Paris
Collection Max Itzikovitz, Paris
Collection Marianne et Pierre (1935-2020) Nahon, Paris
Loudmer, Drouot-Montaigne, Paris, 24 avril 1997, lot 13
Nina et Henrikus Simonis, Düsseldorf
Collection privée, Allemagne
Literature
Chaffin, A., « Art kota », in Arts d'Afrique noire, Arnouville, printemps 1973, n° 5, p. 30, n° 7, 7bis et 8
Chaffin, A. et F., L'art kota. Les figures de reliquaire, Meudon, 1979, p. 82, n° 4
Perrois, L., Arts du Gabon. Les arts plastiques du bassin de l’Ogooué, Arnouville, 1979, p. 140
Debailleux, H.-F., « Les arts primitifs au présent - The Primitive Arts Today », in Art Press, Londres, mars 1994, vol. 189, p. 41
Nahon, P., Quelques impressions d'Afrique, Vence, 1996, pp. 310 et 311
Lehuard, R., « Publicité Loudmer - Loudmer Advertisement », in Arts d'Afrique noire, Arnouville, printemps 1997, n° 101, p. 71
Fogel, J., « Auctions », in The Worlds of Tribal Arts, San Francisco, été 1997, vol. 4, n° 1, p. 42
Exhibited
Vence, Galerie Beaubourg - Château Notre-Dame des Fleurs, Quelques impressions d'Afrique, 7 juillet - 31 octobre 1996
Further details
Mahongwe Reliquary Figure, Gabon

Brought to you by

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, African & Oceanic Art, Vice Chairman of Christie's France

Lot Essay

En 1967, l’exposition retentissante Le m’boueti des Mahongoue, organisée par les antiquaires Jacques Kerchache et Georges Vidal, attire l’attention de la scène parisienne sur ces œuvres. Quelques années plus tard, Raoul Lehuard consacre l’intégralité du numéro 5 de Arts d’Afrique Noire (printemps 1973) aux recherches d’Alain Chaffin, visant à établir une classification stylistique, régionale et ethnique des figures de reliquaire. Déjà reproduite dans cette publication, cette figure est ensuite intégrée à l’ouvrage de référence du même auteur, L’art kota. Les figures de reliquaire (1979), où elle compte parmi les rares exemplaires illustrés en couleurs.

Les figures de reliquaire mahongwé, originaires de la région de Mékambo, au nord-est du Gabon, aux confins de la République démocratique du Congo, figurent parmi les plus rares et les plus fascinantes. Leur silhouette ogivale, alliée à l’excellence de l’assemblage des lamelles métalliques, leur confère l’apparence de véritables bijoux. Associées au culte des ancêtres du bwete, elles sont fixées au sommet de paniers-reliquaires, remplissant à la fois une fonction protectrice et un rôle de médiation entre les défunts éminents de la lignée et le monde des vivants.

L’exemplaire issu de l’ancienne collection Max Itzikovitz se distingue par sa qualité exceptionnelle. Les proportions compactes de la tête, du cou et de la base atteignent une harmonie remarquable, tout comme l’agencement des lamelles. L’arcade sourcilière, en arcs de cercle, surplombe avec élégance des yeux en cabochon. À l’arrière, une « tresse » médiane est encastrée de fines lamelles formant des motifs triangulaires d’une grande finesse. Chaque élément ornemental témoigne d’un travail d’une rare précision. Le chignon, légèrement incurvé vers l’arrière, vient parachever l’ensemble.

Dès la fin du XIXe siècle, des exemplaires comparables intègrent les collections muséales européennes, notamment celui du Ethnologisches Museum de Berlin, acquis par Oskar Lenz en 1875 (inv. n° III C 1088), ainsi que celui du musée de l’Homme, acquis par Joseph Michaud et entré au musée du Trocadéro en 1886, avant de rejoindre les collections du musée du quai Branly - Jacques Chirac (inv. n° 71.1886.77.2).

In 1967, the landmark exhibition Le m’boueti des Mahongoue, organized by the antiquarians Jacques Kerchache and Georges Vidal, drew the attention of the Parisian art scene to these works. A few years later, Raoul Lehuard devoted the entirety of issue no. 5 of Arts d’Afrique Noire (Spring 1973) to the research of Alain Chaffin, aimed at establishing a stylistic, regional, and ethnic classification of reliquary figures. Already reproduced in this publication, the present figure was subsequently included in the same author’s seminal work, L’art kota. Les figures de reliquaire (1979), where it appears among the rare examples illustrated in color.

Mahongwé reliquary figures, originating from the Mékambo region in northeastern Gabon, near the borders of the Democratic Republic of the Congo, rank among the rarest and most captivating. Their ogival silhouette, combined with the exceptional craftsmanship of their assembled metal strips, lends them the appearance of true jewels. Associated with the ancestral cult of the Bwete, they are affixed atop reliquary baskets, serving both a protective function and a mediating role between the eminent deceased members of the lineage and the world of the living.

The example from the former collection of Max Itzikovitz stands out for its exceptional quality. The compact proportions of the head, neck, and base achieve a remarkable harmony, as does the arrangement of the metal strips. The brow ridge, formed in graceful arcs, elegantly overhangs cabochon eyes. At the rear, a central “plait” is inlaid with fine metal strips forming triangular motifs of great delicacy. Each ornamental element attests to craftsmanship of rare precision. The chignon, slightly curved backward, provides a refined finishing touch to the composition.

As early as the late nineteenth century, comparable examples entered European museum collections, notably that of the Ethnologisches Museum Berlin, acquired by Oskar Lenz in 1875 (inv. no. III C 1088), as well as that of the musée de l’Homme, acquired by Joseph Michaud and entering the musée du Trocadéro in 1886, before joining the collections of the musée du quai Branly - Jacques Chirac (inv. no. 71.1886.77.2).

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