Lot Essay
La vie malheureusement brève de Catherine Lusurier (vers 1753-1781) demeure, pour l’essentiel, un mystère. Nièce de Hubert Drouais (1699-1767), auprès de qui elle fut formée jusqu’à la mort de celui-ci, elle aurait travaillé en étroite collaboration avec le fils de ce dernier, François-Hubert Drouais (1727-1775), l’un des portraitistes les plus recherchés de son temps. Les influences stylistiques des Drouais sont clairement perceptibles dans le présent tableau comme dans ses autres œuvres, qui représentent principalement des portraits d’enfants et d’artistes.
Le sujet du Jeune dessinateur s’inscrit dans une tradition rendue populaire par des peintres tels que Jean-Siméon Chardin (1699-1779), avec le Jeune dessinateur taillant son crayon, exécuté en 1737 (musée du Louvre, Paris, inv. RF 1944 4). Ce thème fut ensuite repris, entre autres, par François-Hubert Drouais, qui exposa son Jeune dessinateur au Salon de 1761 ; par Nicolas-Bernard Lépicié (1735-1784), avec Le Petit dessinateur : le peintre Carle Vernet (1758-1836) à l’âge de quatorze ans, exposé au Salon de 1773 et aujourd’hui conservé au Louvre (inv. RF 671 bis) ; ainsi que par Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842), avec le portrait de son frère en écolier de la même année (Saint Louis Art Museum, inv. 3:1940).
Bien que seules quelques peintures signées de Lusurier nous soient parvenues, notamment le Portrait de Jean-Germain Drouais, aujourd’hui conservé au musée du Louvre, Paris (inv. 6406), des chercheurs tels que Helen Ashmore se sont appuyés sur celles-ci pour reconstituer son petit corpus d’œuvres (voir H. Ashmore, ‘Catherine Lusurier (1752–81): A woman painter in eighteenth-century Paris’, Apollo, mai 2001, pp. 34-40). Le tableau ci-présent est à rapprocher stylistiquement de celui de l’artiste vendu chez Christie’s à New York, 20 mai 2025, lot 14, vendu 478,800 dollars (fig. 1, collection particulière).
Le sujet du Jeune dessinateur s’inscrit dans une tradition rendue populaire par des peintres tels que Jean-Siméon Chardin (1699-1779), avec le Jeune dessinateur taillant son crayon, exécuté en 1737 (musée du Louvre, Paris, inv. RF 1944 4). Ce thème fut ensuite repris, entre autres, par François-Hubert Drouais, qui exposa son Jeune dessinateur au Salon de 1761 ; par Nicolas-Bernard Lépicié (1735-1784), avec Le Petit dessinateur : le peintre Carle Vernet (1758-1836) à l’âge de quatorze ans, exposé au Salon de 1773 et aujourd’hui conservé au Louvre (inv. RF 671 bis) ; ainsi que par Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842), avec le portrait de son frère en écolier de la même année (Saint Louis Art Museum, inv. 3:1940).
Bien que seules quelques peintures signées de Lusurier nous soient parvenues, notamment le Portrait de Jean-Germain Drouais, aujourd’hui conservé au musée du Louvre, Paris (inv. 6406), des chercheurs tels que Helen Ashmore se sont appuyés sur celles-ci pour reconstituer son petit corpus d’œuvres (voir H. Ashmore, ‘Catherine Lusurier (1752–81): A woman painter in eighteenth-century Paris’, Apollo, mai 2001, pp. 34-40). Le tableau ci-présent est à rapprocher stylistiquement de celui de l’artiste vendu chez Christie’s à New York, 20 mai 2025, lot 14, vendu 478,800 dollars (fig. 1, collection particulière).
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