JEAN SIMÉON CHARDIN (PARIS 1699-1779)
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Provenant de la collection de l'Ambassadeur J. William Middendorf II, Rhode Island, États-Unis d'Amérique
JEAN SIMÉON CHARDIN (PARIS 1699-1779)

Portrait du chirurgien André Levret (1703-1780), en buste

Details
JEAN SIMÉON CHARDIN (PARIS 1699-1779)
Portrait du chirurgien André Levret (1703-1780), en buste
huile sur toile
59,5 x 49,6 cm (23 7⁄16 x 19 ½ in.)
Provenance
Vente anonyme, Drouot-Richelieu, Paris, 17 décembre 1993, (Mes Audap, Solanet & Godeau-Velliet), lot 73 (comme 'toile ovale anciennement rectangulaire, mise à l'ovale').
Collection particulière, New York (selon P. Rosenberg, R. Temperini, 1999, voir infra).
Vente anonyme, Christie's, New York, 25 janvier 2012, lot 122 (sous son format original rectangulaire) ;
Acquis au cours de celle-ci par l’Ambassadeur J. William Middendorf II, Rhode Island.
Literature
É. La Font de Saint-Yenne, Réflexions sur quelques causes de l’état présent de la peinture en France avec un examen des principaux Ouvrages exposés au Louvre le mois d'Août 1746, La Haye, 1947, p. 110.
C. Normand, J.-B. Siméon Chardin, coll. Les artistes célèbres, Paris, 1901, p. 70.
P. Dorbec, 'Le portraitiste Aved et Chardin portraitiste (troisième et dernier article)', Gazette des beaux-arts, 1er octobre 1904, 3e période, XXXIII, p. 345.
G. Schéfer, Chardin, coll. Les grands artistes, Paris, 1904, p. 75.
E. et J. de Goncourt, L'Art du XVIIIe siècle, Paris, 1906, I, p. 130, p. 168 et p. 174.
A. Dayot, J. Guiffrey, J.-B Siméon Chardin avec un catalogue complet de l’oeuvre du maître, Paris, 1907, p. 8.
E. Pilon, Chardin, coll. Les maîtres de l'art, Paris, 1909, p. 128.
A. Pascal, R. Gaucheron, Documents sur la vie et l'oeuvre de Chardin, Paris, 1931, p. 81.
G. Wildenstein, Chardin, coll. L'Art français, Paris, 1933, p. 79, pp. 188-189, n°454.
H. Adhémar, 'Chardin', in Encyclopedia of World Art, New York-Toronto-Londres, 1960, III, section 384.
G. & D. Wildenstein, Chardin. Catalogue raisonné, Paris, 1969 (édition revue et augmentée G. Wildenstein, Zurich, 1963, p. 182, n°213), p. 191, n°213.
P. Rosenberg, Chardin 1699-1779, Paris, 1979, p. 191 et p. 280, sous le n°90.
P. Rosenberg, Tout l'oeuvre peint de Chardin, Paris, 1983, pp. 100-101, n°122 a.
'Un portrait par Chardin', L'Estampille. L'Objet d'art, février 1994, 277, p. 14, reproduit en couleurs.
P. Rosenberg, 'Chardin by Marianne Roland Michel', The Burlington Magazine, février 1996, CXXXVIII, 1115, p. 138.
K. Schrenk et al., Jean Siméon Chardin 1699-1779. Werk, Herkunft, Wirkung, [cat. exp.], Berlin-Stuttgart, 1999, p. 78.
P. Rosenberg, H. Prigent, Chardin. La nature silencieuse, Paris, 1999, p. 118.
P. Rosenberg, R. Temperini, Chardin suivi du Catalogue des oeuvres, Paris, 1999, p. 79, p. 181, p. 254, n°123 et p. 293, reproduit en noir et blanc p. 254.
P. Rosenberg, Chardin, [cat. exp.], Paris, 1999, p. 22 et p. 324, sous le n°96.
P. Sanchez, Dictionnaire des artistes exposant dans les salons des XVII et XVIIIe siècles à Paris et en province. 1673-1800, Dijon, 2004, I, p. 342.
M. Roland Michel, Chardin, Paris, 2011 (réédition, Paris, 1994, p. 49, p. 55, sous la note 19, pp. 206-207, pp. 240-241, reproduit en couleurs dans son format ovale p. 207), p. 49, p. 197, pp. 228-299, p. 249, sous la note 19, reproduit en couleurs dans son format ovale p. 197.
N. Jeffares, 'Another side of Perronneau: Mme Supiot and her doctors', Neil Jeffares. Fairness, candour & curiosity - from finance to art history [en ligne], 6 mars 2017, https://neiljeffares.wordpress.com/2017/03/06/another-side-of-perronneau-mme-supiot-and-her-doctors/.
A. Merle du Bourg, Chardin, Paris, 2020, p. 360.
Exhibited
Paris, Salon, 1746, n°74.
Engraved
Gravé par Louis Le Grand (1723-1807) en 1753.
Further details
JEAN SIMÉON CHARDIN (1699-1779), PORTRAIT OF THE SURGEON ANDRÉ LEVRET (1703-1780), BUST-LENGTH, OIL ON CANVAS

The great still-life painter Jean-Siméon Chardin (1699-1779) left a small number of portraits to posterity, despite the fact that the strict hierarchy of genres under the Ancien Régime did not encourage artists to work outside the field in which they had been admitted to the Académie. Thus, having entered the Institution in 1728 as a painter 'in the talent of animals and fruits,' Chardin mainly produced works of this kind. Yet the artist was also capable of casting a perceptive gaze on the human figure. His self-portraits reveal a playful sense of observation, sparing himself neither spectacles, visor, nor other realistic details of his appearance (Louvre Museum, Paris, inv. 25207, recto). Some of those close to him also benefited from his sensitive observation, such as his friend, the painter Jacques-André-Joseph Aved (1702-1766), who was depicted in a highly Rembrandtesque composition.

The present portrait depicts the surgeon and 'male-midwife', in today's parlance an obstetrician, André Levret (1703-1780). Admitted as a member of the Royal Academy of Surgery in 1742, Levret served as obstetrician to the Dauphine of France, Marie-Josèphe of Saxony (1731-1767), a title that brought him a large clientele among the French. His many professional demands did not prevent him from developing innovations that would outlive him, notably the improvements he made to obstetrical forceps. Those of his design followed the anatomical curves of the woman rather than those of the child. This type of forceps was even for a time known as having the 'French curve.'

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Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Specialist

Lot Essay

Le grand peintre des natures mortes qu’était Chardin (1699-1779) laissa également quelques portraits à la postérité. La sévère hiérarchie des genres de l’Ancien Régime n’encourageait pas les artistes à traiter d’autres domaines que ceux choisis pour intégrer l’Académie. Chardin ayant gagné l’Institution en 1728 comme peintre dans le 'talent des animaux et des fruits' offrit principalement ce type de compositions. Pourtant, le peintre pouvait poser avec adresse son regard sur la figure humaine. Déjà ses autoportraits révèlent son observation facétieuse en ne s’épargnant ni binocle, ni visière ni autres détails réalistes de son état (musée du Louvre, Paris, inv. 25207, Recto). Certains de ses proches eurent aussi les faveurs de sa sensible observation, comme son ami le peintre Aved (1702-1766), qui fut peint dans une composition très rembranesque.

Le présent portrait représente le chirurgien, 'accoucheur', obstétricien dirait-on aujourd’hui, André Levret (1703-1780). Membre de l’Académie royale de chirurgie en 1742, Levret fût également l’accoucheur de la Dauphine de France, Maie-Josèphe de Saxe (1731-1767), titre qui lui valut une patientèle importante parmi les nobles de la Cour de France. Ses multiples sollicitations ne l’empêchèrent pas de développer des inventions qui lui survivront longtemps, comme les améliorations qu’il donna aux pinces à forceps. Celles de son invention épousaient les courbures anatomiques de la femme et non plus de l’enfant. Ce type de forceps fût même appelé un temps 'à la courbure française'.

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