Lot Essay
Opulente dans sa matière et d’une grande finesse dans sa gamme chromatique, cette œuvre vive constitue un remarquable exemple de l’art de Lairesse. La scène regorge d’une énergie enjouée et se distingue par sa facture lisse et raffinée ainsi que par sa palette claire et froide, caractéristiques inspirées de l’étude des grands maîtres français du baroque contemporain, notamment Nicolas Poussin (1594-1665), Pierre Mignard (1612-1695) et Charles Le Brun (1619-1690).
Représentant deux femmes jouant du tambourin et du triangle, tandis qu’une multitude d’enfants dansent et s’amusent au son de la musique dans un bosquet, le sujet de cette composition demeure sujet à discussion. Autrefois comprise comme une Allégorie des cinq sens, cette œuvre pourrait plus vraisemblablement représenter une scène bachique, hypothèse confortée par la présence de l’aiguière renversée au premier plan à droite, symbole associé à Bacchus.
De telles scènes exubérantes se retrouvent dans l’ensemble de l’œuvre de l’artiste. On peut notamment citer la magnifique Minerve rend visite aux muses, ou le Parnasse, aujourd’hui conservée dans les Staatliche Kunstsammlungen de Dresde (inv. 1233), l’Enfants dansant au son du triangle, au titre particulièrement évocateur, conservée au musée des Ursulines de Mâcon (inv. 1421), ainsi que la suite de cinq estampes réalisées d’après des dessins aujourd’hui perdus de Lairesse, intitulée Jeux d’enfants (voir A. Roy, Gérard de Lairesse 1640-1711, Paris, 1992, p. 402-403, n° D163-167). Dans toutes ces œuvres, comme dans notre tableau, Lairesse parvient à restituer un certain hédonisme mythologique et une joie de vivre débridée.
Représentant deux femmes jouant du tambourin et du triangle, tandis qu’une multitude d’enfants dansent et s’amusent au son de la musique dans un bosquet, le sujet de cette composition demeure sujet à discussion. Autrefois comprise comme une Allégorie des cinq sens, cette œuvre pourrait plus vraisemblablement représenter une scène bachique, hypothèse confortée par la présence de l’aiguière renversée au premier plan à droite, symbole associé à Bacchus.
De telles scènes exubérantes se retrouvent dans l’ensemble de l’œuvre de l’artiste. On peut notamment citer la magnifique Minerve rend visite aux muses, ou le Parnasse, aujourd’hui conservée dans les Staatliche Kunstsammlungen de Dresde (inv. 1233), l’Enfants dansant au son du triangle, au titre particulièrement évocateur, conservée au musée des Ursulines de Mâcon (inv. 1421), ainsi que la suite de cinq estampes réalisées d’après des dessins aujourd’hui perdus de Lairesse, intitulée Jeux d’enfants (voir A. Roy, Gérard de Lairesse 1640-1711, Paris, 1992, p. 402-403, n° D163-167). Dans toutes ces œuvres, comme dans notre tableau, Lairesse parvient à restituer un certain hédonisme mythologique et une joie de vivre débridée.
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