GARY HUME (NÉ EN 1962)
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GARY HUME (NÉ EN 1962)

The Moon

Details
GARY HUME (NÉ EN 1962)
The Moon
signé, titré et daté '"THE MOON" HUME X' (au dos)
gloss paint sur panneau d'aluminium
244 x 161 cm. (96 1/8 x 63 3/8 in.)
Réalisé en 2009.
Provenance
Sprüth Magers, Berlin
Acquis auprès de celle-ci en 2009
Literature
S. O'Hagan, "Gary Hume 'I couldn't hold down a job. That's why I became an artist", in The Gurdian, 18 mai 2013 (illustré en couleurs sur le site internet).
L. Cumming, "Patrick Caufield/Gary Hume review", in the Guardian, 6 juin 2013 (illustré en couleurs sur le site internet).
Exhibited
Londres, Tate Britain, Gary Hume, juin-septembre 2013, No. 10, p. 75 (illustré en couleurs au catalogue d'exposition p. 53).
Special notice

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Post lot text
'THE MOON'; SIGNED, TITLED AND DATED ON THE REVERSE; GLOSS PAINT ON ALUMINIUM PANEL.

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Paul Nyzam
Paul Nyzam

Lot Essay

The Moon appartient à une célèbre série de peintures à grande échelle exécutées en utilisant une peinture-émail, que Gary Hume entama vers 2006 en réponse à ses vacances estivales dans le Nord-Ouest de l’état de New York, et qui servit de commentaire social sur l’influence de la culture américaine.Malgré sa composition simplifiée et son utilisation limitée de la couleur, un examen plus approfondi de The Moon en dévoile le récit caché. Ses formes, composées en utilisant seulement quatre couleurs, semblent a priori non reconnaissables et même fortuites, mais, par la suite, l’image du pompon d’une pom-pom-girl, tenu en hauteur par un long bras fluet, émerge de l’arrière-plan. Dans un style particulièrement épuré, Hume place derrière le bras ce qui ressemble à un orbite lunaire blanc, ouvrant ainsi à l’interprétation de larges bandes de la toile, défiant la capacité du spectateur à relier les points entre eux.

La pom-pom girl, en tant que symbole, représente simultanément l’innocence et sa perte. Dans cette oeuvre, Hume atteint ce symbolisme en déplaçant le contexte de la figure, méthode dont Tom Wesselmann s’était précédemment fait le maître dans ses représentations féminines pop. Exploitant l’esthétisme produit en masse, Hume extrait des images de livres et de magazines et, par l’agrandissement et le zoom, place la figure dans un moment temporel indiscernable. Le personnage n’a pas conscience d’être capturé dans ce récit, faisant de l’observateur un voyeur. Hume acquit d’abord une reconnaissance internationale comme artiste des YBA, au début des années 1990, avant de représenter la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise en 1999. Emblématique de la maturité artistique de Hume et ayant fait partie de la rétrospective que le Tate Britain lui consacra en 2013, The Moon démontre brillamment le talent de l’artiste pour créer une oeuvre frappante, mystérieuse, suspendue entre l’abstraction et la figuration.


The Moon belongs to a renowned series of large-scale paintings executed using gloss household paint, which Gary Hume begun around 2006 as a response to his annual summers in upstate New York and that serve as a social commentary on the influence of U.S. culture. Despite its simplified composition and limited use of colour, at a closer look The Moon unveils the hidden narrative. Its forms, composed by using only four colours, first seem unrecognizable and even haphazard, but eventually the image of a cheerleader’s pom-pom held aloft by a long, slender arm emerges against the background. In a highly reductive style, Hume places what seems to be a white, lunar orb behind the arm and thus opens large swaths of the painting to interpretation, challenging the viewer’s ability to connect the dots.

The cheerleader, as a symbol, simultaneously represents innocence and its loss. In this instance, Hume achieves this symbolism by removing the context of the figure, the method earlier mastered by Tom Wesselmann in his pop depictions of women. Exploiting the mass-produced aesthetic, Hume takes images from books and magazines and through blowing-up and zooming-in places the figure in an indistinguishable moment in time. The character is unaware of being captured in this narrative and as a result the viewer becomes a voyeur. Hume first won international recognition as a YBA artist in the early 1990s and later represented Britain in the Venice Biennale in 1999. Emblematic of Hume’s mature style and included in his retrospective at Tate Britain in 2013, The Moon brilliantly exemplifies his talent in creating arresting, intriguing work hovering between abstraction and figuration.

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