Le peintre américain Christopher Wool est connu pour son esthétique austère et monochrome. Élevé à Chicago, il s’est fait connaître dans le New York des années 1980, inspiré par la rudesse et les graffitis de l’environnement urbain.
Les « peintures de mots » emblématiques de Wool se composent de lettres noires peintes au pochoir sur des panneaux métalliques blancs. Elles délivrent des messages audacieux qui s’adressent directement au spectateur, transmettant souvent un sentiment d’angoisse et de danger. Apocalypse Now (1988) porte l’inscription « SELL THE HOUSE SELL THE CAR SELL THE KIDS », reprise d’un dialogue du film éponyme. Elle s’est vendue pour près de 27 millions de dollars chez Christie’s New York en 2013 et reste l’une des plus hautes enchères jamais enregistrées pour une œuvre de Wool.
Wool a expérimenté les estampes, les tampons et les pochoirs tout au long des années 1990. Il laissait son processus visible, créant des couches de bruit visuel, de dégradation et d’interférence. Son utilisation de motifs au rouleau, semblables à du papier peint, s’inspirait de la décoration intérieure des immeubles d’appartements bon marché du Lower East Side.
Dans le sillage du Pop Art et du minimalisme, les œuvres discrètes et rigoureuses de Wool plaçaient la main de l’artiste à divers niveaux d’éloignement mécanique. Où, se demandait-il, commençaient et finissaient les limites de la peinture ? Quand un geste devenait-il vide, ou changeait-il de sens ?
Les formes sérieles et urbaines de Wool s’entremêlaient également à des traces tracées à main levée. Au début des années 2000, il a commencé à photographier, reproduire et effacer des éléments de ses peintures antérieures. Avec des boucles d’émail pulvérisé et des lavis de térébenthine, certaines de ses surfaces semblent revisiter l’expressionnisme abstrait de Jackson Pollock ou de Willem de Kooning.
Contrairement à l’œuvre de cette génération new-yorkaise antérieure, l’art de Wool est hanté par le doute quant à sa propre existence. Ses abstractions semblent souvent partiellement effacées, comme si elles tentaient de s’annuler elles-mêmes. Leur incertitude est d’une authenticité vivifiante. Les peintures effacées de Wool possèdent une beauté austère qui leur est propre.
Christopher Wool (b. 1955)
If You
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled (RIOT)
Christopher Wool (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (B. 1955)
And If You
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (b. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
And If
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Mad Cow
Christopher Wool (b. 1955)
Blue Fool
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Bad Dog
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled (P297)
Christopher Wool (b. 1955)
Mad Cow
Christopher Wool (B. 1955)
East Broadway Run Down
Christopher Wool (b. 1955)
Lester
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Not, Not
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Lester
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (B. 1955)
King Walk
Christopher Wool (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled
Christopher Wool (b. 1955)
Untitled
CHRISTOPHER WOOL (B. 1955)
Untitled