Marie Laurencin fut une figure importante du cercle d’avant-garde parisien associé au mouvement cubiste et à la Section d’Or. Née en 1883 à Paris, en France, Laurencin — tout comme Pierre-Auguste Renoir — a étudié la peinture sur porcelaine à Sèvres au début de sa carrière. Elle est revenue à Paris et s’est ensuite inscrite à l’Académie Humbert pour se consacrer à la peinture à l’huile.
Laurencin était active sur la scène d’avant-garde parisienne et a collaboré avec Pablo Picasso à une époque où peu de femmes étaient admises dans son cercle restreint. C’est par son intermédiaire que Laurencin a rencontré le poète Guillaume Apollinaire, dont elle est devenue l’amante. Leur relation a non seulement inspiré l’œuvre de Laurencin, mais l’a également placée au cœur du mouvement d’avant-garde. Initialement influencée par les Fauves, elle simplifia ses formes grâce à ses interactions étroites avec des peintres cubistes tels que Picasso et Georges Braque. Au cours de la première décennie du XXe siècle, Laurencin exposa aux côtés d’autres cubistes comme Jean Metzinger, Albert Gleizes, Robert Delaunay, Henri le Fauconnier et Francis Picabia, notamment lors de la première exposition cubiste en Espagne en 1912.
Bien qu’elle n’ait jamais pleinement adhéré à l’abstraction géométrique du cubisme, elle en a intégré certains éléments à son propre style, en les mêlant à une qualité lyrique, presque onirique. Tout au long de sa carrière, Laurencin s’est attachée à explorer les thèmes de la féminité et les modes de représentation des femmes et de leurs rôles dans la société.
En 1914, Laurencin épousa le peintre allemand le baron Otto van Wätjen, et du fait de ce mariage, elle perdit automatiquement sa nationalité française. Pendant la Première Guerre mondiale, Laurencin quitta la France pour s’exiler en Espagne avec son mari, puis ils s’installèrent à Düsseldorf. Laurencin est revenue à Paris dans les années 1920, après son divorce, période durant laquelle son esthétique évolua vers ce que l’on connaît aujourd’hui comme son style caractéristique. Les couleurs sourdes et la géométrie cubiste ont cédé la place à des tons clairs et pastel ainsi qu’à des compositions gracieuses et ondulantes.
Laurencin était une figure incontournable de la haute société, une portraitiste très demandée qui comptait parmi ses modèles Coco Chanel et Jean Cocteau. Ses œuvres ont fait l’objet de nombreuses expositions de son vivant. Marie Laurencin est décédée à Paris en 1956. Aujourd’hui, ses œuvres font partie des collections de plusieurs grandes institutions. Le musée Marie Laurencin de Nagano, au Japon, a été construit en 1983 pour abriter la vaste collection de ses peintures du collectionneur japonais Masahiro Takano. Il s’agissait du premier musée au monde dédié à une seule femme peintre. En 2010, Christie’s a vendu son tableau Femme aux tulipes (1936) pour 602 500 dollars américains, établissant un record mondial aux enchères pour l’artiste.
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme aux tulipes
Marie Laurencin (1883-1956)
Ballerines au repos
Marie Laurencin (1883-1956)
Jeune fille à la mandoline
Marie Laurencin (1883-1956)
Musique
Marie Laurencin (1883-1956)
Jeux d'enfants
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme peintre et son modèle
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Le concert
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Modèle
Marie Laurencin (1883-1956)
La petite fille au volant ou Fillette en blanc
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Jeune Fille au bouquet
Marie Laurencin (1883-1956)
Les enfants du château (I)
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme à la rose blanche
Marie Laurencin (1883-1956)
Le pont de Passy
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Les anges
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme debout et son chien
Marie Laurencin (1883-1956)
Deux femmes à la guitare
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
La femme à l’oiseau
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Les grands anges
Marie Laurencin (1883-1956)
L'écuyère et le page
Marie Laurencin (1883-1956)
Deux jeunes filles dans un paysage
Marie Laurencin (1883-1956)
Les bergères
Marie Laurencin (1883-1956)
Le Cirque
Marie Laurencin (1883-1956)
Jeune fille
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Ballerine
Marie Laurencin (1883-1956)
La petite fille au volant ou Fillette en blanc
Marie Laurencin (1883-1956)
Mandoline
Marie Laurencin (1883-1956)
L'Ambassadrice
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Trois danseuses
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Femme aux perles
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Femme tenant des fleurs ou le Printemps
Marie Laurencin (1883-1956)
Jeune fille de trois-quart
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Les Danseuses
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Les trois sœurs
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme au chapeau vert
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme à l'éventail
Marie Laurencin (1883-1956)
Le Cirque
Marie Laurencin (1883-1956)
Les enfants du château
Marie Laurencin (1883-1956)
Trois jeunes filles devant un pont
Marie Laurencin (1883-1956)
Portrait de femme
Marie Laurencin (1883-1956)
Petit récital
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Jeune fille à la guitare
Marie Laurencin (1883-1956)
Aléoutiennes
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Maquette (II)
Marie Laurencin (1883-1956)
Tête pensive
Marie Laurencin (1883-1956)
Jeune fille au bras levé
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
L'amazone et deux jeunes filles
MARIE LAURENCIN (1883-1956)
Tête de femme
Marie Laurencin (1883-1956)
Femme et chien
Marie Laurencin (1883-1956)
Trois jeunes filles