Pierre Bonnard

Peintre visionnaire, graveur et membre fondateur des Nabis, Pierre Bonnard est aujourd’hui considéré comme une figure fondamentale de l’évolution du modernisme et l’un des grands coloristes de l’art.

Tout au long de sa carrière, Bonnard s’est attaché à explorer la nature expressive de la construction picturale. Comme il l’observait : « L’artiste qui peint les émotions crée un monde clos — le tableau — qui, comme un livre, présente le même intérêt quel que soit l’endroit où il se trouve. On peut imaginer qu’un tel artiste passe une grande partie de son temps à ne rien faire d’autre que regarder, tant autour de lui qu’en lui-même. »

Bonnard est né en 1867 dans une famille de la classe moyenne. Sur l’insistance de ses parents, il obtint un diplôme de droit, mais se tourna peu après vers l’art, étudiant à l’École des Beaux-Arts et à l’Académie Julian où il rencontra Maurice Denis, Paul Sérusier, Félix Vallotton et Édouard Vuillard, ce dernier devenant un ami de toute une vie. Avec eux, Bonnard contribua à fonder Les Nabis (mot hébreu signifiant « prophètes »), un mouvement s’intéressant aux possibilités symboliques et spirituelles de l’art. Ces artistes s’inspiraient des estampes japonaises alors en vogue, appliquant leurs pigments par larges touches qui accentuaient la planéité de la toile.

Bonnard peignait fréquemment des scènes domestiques dans lesquelles il cherchait — comme il le notait dans son journal — « à montrer ce que l’on voit quand on entre soudainement dans une pièce », et, aux côtés de Vuillard, il fut reconnu comme un intimiste. Il représentait des repas à moitié terminés, des personnages éclairés par des lampes à huile, des nus étendus sur le lit ou dans le bain. Marthe de Méligny, son épouse, lui servit de modèle pour nombre de ses compositions, notamment Baignoire (Le Bain), La salle de bain et La Salle à manger sur le jardin.

Dès le début de sa carrière naissante, Bonnard produisit des estampes, créant plus de 250 lithographies entre 1899 et 1902, dont la plupart étaient destinées à servir de publicités autonomes, d’annonces ou d’illustrations pour des publications d’avant-garde telles que La Revue blanche, la revue littéraire. Contrairement à de nombreux artistes qui ajustaient leurs choix de couleurs pendant le processus d’impression, Bonnard faisait ses choix à l’avance et souhaitait rarement des modifications. Son premier album d’estampes fut publié par le célèbre marchand Ambroise Vollard en 1897.

Le tournant du siècle marqua un changement dans la production de Bonnard, qui s’éloigna de l’esthétique des Nabis. Son œuvre commença à recevoir un accueil plus large, et Bonnard participa au Salon d’Automne et à la Sécession viennoise, entre autres expositions prestigieuses. Vers 1908, il se mit à peindre des paysages, d’abord dans le nord de la France, puis, à partir de 1910, dans le sud du pays. Marthe et lui finirent par s’installer définitivement au Cannet, près de Cannes. Ces toiles continuaient d’explorer la relation entre perception et représentation, et Bonnard travaillait sur les mêmes thèmes et scènes récurrents tout en réinventant la vision subjective.

En 1946, le Museum of Modern Art de New York a organisé une rétrospective de l’œuvre de l’artiste ; l’année suivante, Bonnard est décédé au Cannet.


Pierre Bonnard (1867-1947)

La Terrasse ou Une terrasse à Grasse

Pierre Bonnard (1867-1947)

Terrasse à Vernon

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Deux corbeilles de fruits

Pierre Bonnard (1867-1947)

Intérieur (Appartement de Bonnard à Paris)

Pierre Bonnard (1867-1947)

Le petit déjeuner

Pierre Bonnard (1867-1947)

La porte-fenêtre avec chien

Pierre Bonnard (1867-1947)

Fleurs dans un pot de grès ou Intérieur, fleurs des champs

Pierre Bonnard (1867-1947)

Goûter au jardin

Pierre Bonnard (1867-1947)

Nature morte aux fruits dans le soleil

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Bord de mer, pins et rochers rouges

Pierre Bonnard (1867-1947)

Coup de soleil (La terrasse de 'Ma roulotte' à Vernonnet)

Pierre Bonnard (1867-1947)

Grand nu à la baignoire

Pierre Bonnard (1867-1947)

Bord de mer, sous les pins

Pierre Bonnard (1867-1947)

Corbeille de fruits dans la salle à manger du cannet

Pierre Bonnard (1867-1947)

Corbeille de fruits sur une table dans le jardin du Cannet

Pierre Bonnard (1867–1947)

Coin de jardin fleuri

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Le petit déjeuner

Pierre Bonnard (1867-1947)

Les courses à Longchamp

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Renoncules au vase bleu

Pierre Bonnard (1867-1947)

Le jardin à l'arbre rouge

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Cinq personnages

Pierre Bonnard (1867-1947)

La Revue ou L'Exercice

Pierre Bonnard (1867-1947)

Nu à la toilette

Pierre Bonnard (1867-1947)

Ciel d'orage sur Cannes

Pierre Bonnard (1867-1947)

Nu devant la glace ou Baigneuse

Pierre Bonnard (1867-1947)

Maison rose au treillage, Le Grande-Lemps

Pierre Bonnard (1867-1947)

Femme à l'alcôve

Pierre Bonnard (1867-1947)

Femme faisant une réussite

Pierre Bonnard (1867-1947)

Jardin en Dauphiné

Pierre Bonnard (1867-1947)

Impasse ou La ruelle (Le Cannet)

Pierre Bonnard (1867-1947)

La Seine à Vernon , or La risée sur la riviére

Pierre Bonnard (1867-1947)

Jeune femme au chapeau noir

Pierre Bonnard (1867-1947)

Jeune femme à table

Pierre Bonnard (1867-1947)

La robe de chambre rouge ou Le corsage orangé (Marthe Bonnard)

Pierre Bonnard (1867-1947)

Jeunes filles au chien (Deux des filles d’Alexandre Natanson)

PIERRE BONNARD (1867-1947)

Les deux fiacres (Boulevard des Batignolles)

Pierre Bonnard (1867-1947)

Femme à demi-nue ou Nu se coiffant devant la glace

Pierre Bonnard (1867-1947)

L'Homme et la Femme

Pierre Bonnard (1867-1947)

Boulevard de Clichy ou Scène de rue à Paris

Pierre Bonnard (1867-1947)

Le plat de figues