PAIRE DE CANDÉLABRES AUX CHINOIS D'ÉPOQUE LOUIS XV
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PAIRE DE CANDÉLABRES AUX CHINOIS D'ÉPOQUE LOUIS XV

LES FIGURES ATTRIBUÉES AUX FRÈRES MARTIN, VERS 1750

Details
PAIRE DE CANDÉLABRES AUX CHINOIS D'ÉPOQUE LOUIS XV
LES FIGURES ATTRIBUÉES AUX FRÈRES MARTIN, VERS 1750
En bronze laqué, ornementation de bronze ciselé et doré, à deux bras de lumière, à décor de branchages fleuris soutenus par des figures de chinois en kimono à motifs de chrysanthèmes assis sur des rochers laqués au naturel
H. 25 cm. (9 ¾ in.) ; L. 18 cm. (7 in.) ; P. 16 cm. (6¼ in.) (chaque)
Provenance
Doña Graziella Patiño de Ortiz Linares (1900-1980) et Son Excellence Don Jorge Ortiz Linares (1894-1965) ;
Jaime Ortiz-Patiño (1930-2013) ;
Sa vente, vente Sotheby's, New York, 20 mai 1992, lot 7 ;
George Ortiz (1927-2013) ;
Puis par descendance.
Literature
P. Siguret, Le style Louis XV, Paris, 1965, p. 129 (Ill.).

Bibliographie comparative :
Musée Carnavalet, La Demeure parisienne au dix-huitième siècle : Collection Henriette Bouvier léguée au Musée Carnavalet, Paris, 1968, fig. 123.
A. Laprade, J.P. Babelon, D. Alcouffe et al., Louis XV : Un moment de perfection de l’art français, Paris, 1974, pp. 338-339.
Metropolitan Museum of Art, The Jack and Belle Linsky collection, New York, 1984, pp. 246-247.
L. Morton, Recent acquisition 1998, Partridge fine arts, Londres, 1998, fig. 44.
P. Verlet, Les Bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, 1999, p. 21.
T. Wolvesperges, Les Meubles français en laque au XVIIIe siècle, Paris, 2000, pp. 97-127.
T. Wolvesperges, 'A propos d'une pendule aux magots en vernis Martin du musée du Louvre provenant de la collection Grog-Carven', Revue du Louvre, Paris, 4 October 2001, pp. 66-78.
D. Kisluk-Grosheide, ‘The Rein of Magots and Pagods’, The Metropolitan Museum of art journal, vol. 37, New York, 2002, pp. 177-197.
D. Alcouffe et al., Les Bronzes d’ameublement du Louvre, Dijon, 2004, pp. 72-73.
A. Forray-Carlier, M. Kopplin et al., Les Secrets de la laque française, le vernis martin, Paris, 2014, pp. 100-101.
Further Details
A LOUIS XV ORMOLU-MOUNTED EUROPEAN VERNIS PAIR OF TWO-BRANCH CANDELABRA, THE FIGURES ATTRIBUTED TO THE MARTIN BROTHERS, CIRCA 1750

Offerto da

Paul Gallois
Paul Gallois Head of European Furniture, EMEA

Descrizione dettagliata lotto

The inventory of the Duchesse du Maine, taken in 1753, records in her bedchamber "deux girandoles à deux branches de cuivre dorée portée sur deux pagodes de verny de Martin montées en bronze doré d'or moulu," corresponding closely to the present pair of two-light candelabra.

Together with the Louis XV vernis Martin clock offered here (Lot 43), they exemplify the pronounced 18th century taste for exoticism.
Each candelabrum is modelled with a seated pair of magots resting on a rocky base, supporting scrolling candle branches conceived as flowering boughs. The exceptional quality of the vernis Martin - particularly evident in the finely executed black lacquered robes enriched with gilt Orientalising motifs and red borders - permits their attribution to the workshop of the Martin brothers. Moreover, an identical pair preserved in the Residenz, Munich, has likewise been attributed to this distinguished workshop (P. Verlet, op. cit., Paris, 1999, p. 21). The remarkable appeal of the present candelabra lies in the subtle interplay of gesture and gaze. The sense of movement is conveyed through the animated folds of the garments, while each figure turns towards the candle flame, ingeniously reinforcing the functional purpose of the object.

Several comparable pairs of candelabra are recorded. One, very close to the present example, was sold at Sotheby's, 18 October 2006, lot 38, while another, embellished with soft-paste porcelain flowers, is recorded in the Frank Partridge Collection.
Closely related to this group of candelabra ornamented with European-made magots are a number of examples incorporating figures imported from the Far East. Two notable pairs are preserved respectively in the Metropolitan Museum of Art, New York (inv. 1982.60.87–88), and the Musée Carnavalet, Paris (inv. MB425-1), the latter from the former Henriette Bouvier Collection. Although these imported figures are carved in lacquered wood, comparison with these examples demonstrates the extent to which European gilt-bronze models drew their inspiration from their Eastern prototypes.


L’inventaire de la duchesse du Maine en 1753 révèle la présence dans sa chambre à coucher de "deux girandoles à deux branches de cuivre dorée portée sur deux pagodes de verny de Martin montées en bronze doré d’or moulu", faisant directement écho à la paire de candélabres à deux lumières que nous présentons. Cette dernière, tout comme notre pendule en vernis à l’imitation du laque d’époque Louis XV (lot 43), illustre une véritable mode pour l’exotisme.

Ces candélabres présentent un couple de "magots", chacun assis sur une base à l’imitation de la roche, soutenant les bras de lumière simulant des branchages fleuris. La qualité remarquable des vernis, visible notamment dans le traitement minutieux des tuniques laquées noir réhaussées de motifs orientalistes dorés à bordures rouges, permet de les attribuer à l’atelier des frères Martin. De surcroît, une paire de candélabres identique conservée au palais de la Résidence à Munich est également attribuée à cet éminent atelier (P. Verlet, op. cit., Paris, 1999, p. 21). Le caractère exceptionnel de nos candélabres est nourri par un savant et subtil jeu de gestes et de regards. Le mouvement se devine grâce aux plis des vêtements. Leurs visages sont tournés vers la bougie qui brûle, renvoyant à la fonctionnalité même de l’objet.

Plusieurs autres paires de candélabres comparables à celle que nous présentons sont documentées. L’une, très proche de notre exemplaire, est passée en vente chez Sotheby’s, le 18 octobre 2006, lot 38, l’autre, augmentée de fleurs en porcelaine tendre, est référencée dans la collection Frank Partridge.

Très proche de cette production de candélabres ornée de « magots » européens, on connaît également plusieurs exemplaires produits à partir de figures de "magots" importées d’Extrême-Orient. En particulier, deux paires sont conservées, l’une au Metropolitan Museum à New York (inv. 1982.60.87 / 88), l’autre au musée Carnavalet à Paris (inv. MB425-1) provenant de l’ancienne collection Henriette Bouvier. Bien que ces dernières figures soient en bois laqué, l’observation de ces exemples montre que les bronzes européens s’en inspirent fortement.

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