Descrizione dettagliata lotto
The inventory of the Duchesse du Maine, taken in 1753, records in her bedchamber "deux girandoles à deux branches de cuivre dorée portée sur deux pagodes de verny de Martin montées en bronze doré d'or moulu," corresponding closely to the present pair of two-light candelabra.
Together with the Louis XV vernis Martin clock offered here (Lot 43), they exemplify the pronounced 18th century taste for exoticism.
Each candelabrum is modelled with a seated pair of magots resting on a rocky base, supporting scrolling candle branches conceived as flowering boughs. The exceptional quality of the vernis Martin - particularly evident in the finely executed black lacquered robes enriched with gilt Orientalising motifs and red borders - permits their attribution to the workshop of the Martin brothers. Moreover, an identical pair preserved in the Residenz, Munich, has likewise been attributed to this distinguished workshop (P. Verlet, op. cit., Paris, 1999, p. 21). The remarkable appeal of the present candelabra lies in the subtle interplay of gesture and gaze. The sense of movement is conveyed through the animated folds of the garments, while each figure turns towards the candle flame, ingeniously reinforcing the functional purpose of the object.
Several comparable pairs of candelabra are recorded. One, very close to the present example, was sold at Sotheby's, 18 October 2006, lot 38, while another, embellished with soft-paste porcelain flowers, is recorded in the Frank Partridge Collection.
Closely related to this group of candelabra ornamented with European-made magots are a number of examples incorporating figures imported from the Far East. Two notable pairs are preserved respectively in the Metropolitan Museum of Art, New York (inv. 1982.60.87–88), and the Musée Carnavalet, Paris (inv. MB425-1), the latter from the former Henriette Bouvier Collection. Although these imported figures are carved in lacquered wood, comparison with these examples demonstrates the extent to which European gilt-bronze models drew their inspiration from their Eastern prototypes.
L’inventaire de la duchesse du Maine en 1753 révèle la présence dans sa chambre à coucher de "deux girandoles à deux branches de cuivre dorée portée sur deux pagodes de verny de Martin montées en bronze doré d’or moulu", faisant directement écho à la paire de candélabres à deux lumières que nous présentons. Cette dernière, tout comme notre pendule en vernis à l’imitation du laque d’époque Louis XV (lot 43), illustre une véritable mode pour l’exotisme.
Ces candélabres présentent un couple de "magots", chacun assis sur une base à l’imitation de la roche, soutenant les bras de lumière simulant des branchages fleuris. La qualité remarquable des vernis, visible notamment dans le traitement minutieux des tuniques laquées noir réhaussées de motifs orientalistes dorés à bordures rouges, permet de les attribuer à l’atelier des frères Martin. De surcroît, une paire de candélabres identique conservée au palais de la Résidence à Munich est également attribuée à cet éminent atelier (P. Verlet, op. cit., Paris, 1999, p. 21). Le caractère exceptionnel de nos candélabres est nourri par un savant et subtil jeu de gestes et de regards. Le mouvement se devine grâce aux plis des vêtements. Leurs visages sont tournés vers la bougie qui brûle, renvoyant à la fonctionnalité même de l’objet.
Plusieurs autres paires de candélabres comparables à celle que nous présentons sont documentées. L’une, très proche de notre exemplaire, est passée en vente chez Sotheby’s, le 18 octobre 2006, lot 38, l’autre, augmentée de fleurs en porcelaine tendre, est référencée dans la collection Frank Partridge.
Très proche de cette production de candélabres ornée de « magots » européens, on connaît également plusieurs exemplaires produits à partir de figures de "magots" importées d’Extrême-Orient. En particulier, deux paires sont conservées, l’une au Metropolitan Museum à New York (inv. 1982.60.87 / 88), l’autre au musée Carnavalet à Paris (inv. MB425-1) provenant de l’ancienne collection Henriette Bouvier. Bien que ces dernières figures soient en bois laqué, l’observation de ces exemples montre que les bronzes européens s’en inspirent fortement.
Together with the Louis XV vernis Martin clock offered here (Lot 43), they exemplify the pronounced 18th century taste for exoticism.
Each candelabrum is modelled with a seated pair of magots resting on a rocky base, supporting scrolling candle branches conceived as flowering boughs. The exceptional quality of the vernis Martin - particularly evident in the finely executed black lacquered robes enriched with gilt Orientalising motifs and red borders - permits their attribution to the workshop of the Martin brothers. Moreover, an identical pair preserved in the Residenz, Munich, has likewise been attributed to this distinguished workshop (P. Verlet, op. cit., Paris, 1999, p. 21). The remarkable appeal of the present candelabra lies in the subtle interplay of gesture and gaze. The sense of movement is conveyed through the animated folds of the garments, while each figure turns towards the candle flame, ingeniously reinforcing the functional purpose of the object.
Several comparable pairs of candelabra are recorded. One, very close to the present example, was sold at Sotheby's, 18 October 2006, lot 38, while another, embellished with soft-paste porcelain flowers, is recorded in the Frank Partridge Collection.
Closely related to this group of candelabra ornamented with European-made magots are a number of examples incorporating figures imported from the Far East. Two notable pairs are preserved respectively in the Metropolitan Museum of Art, New York (inv. 1982.60.87–88), and the Musée Carnavalet, Paris (inv. MB425-1), the latter from the former Henriette Bouvier Collection. Although these imported figures are carved in lacquered wood, comparison with these examples demonstrates the extent to which European gilt-bronze models drew their inspiration from their Eastern prototypes.
L’inventaire de la duchesse du Maine en 1753 révèle la présence dans sa chambre à coucher de "deux girandoles à deux branches de cuivre dorée portée sur deux pagodes de verny de Martin montées en bronze doré d’or moulu", faisant directement écho à la paire de candélabres à deux lumières que nous présentons. Cette dernière, tout comme notre pendule en vernis à l’imitation du laque d’époque Louis XV (lot 43), illustre une véritable mode pour l’exotisme.
Ces candélabres présentent un couple de "magots", chacun assis sur une base à l’imitation de la roche, soutenant les bras de lumière simulant des branchages fleuris. La qualité remarquable des vernis, visible notamment dans le traitement minutieux des tuniques laquées noir réhaussées de motifs orientalistes dorés à bordures rouges, permet de les attribuer à l’atelier des frères Martin. De surcroît, une paire de candélabres identique conservée au palais de la Résidence à Munich est également attribuée à cet éminent atelier (P. Verlet, op. cit., Paris, 1999, p. 21). Le caractère exceptionnel de nos candélabres est nourri par un savant et subtil jeu de gestes et de regards. Le mouvement se devine grâce aux plis des vêtements. Leurs visages sont tournés vers la bougie qui brûle, renvoyant à la fonctionnalité même de l’objet.
Plusieurs autres paires de candélabres comparables à celle que nous présentons sont documentées. L’une, très proche de notre exemplaire, est passée en vente chez Sotheby’s, le 18 octobre 2006, lot 38, l’autre, augmentée de fleurs en porcelaine tendre, est référencée dans la collection Frank Partridge.
Très proche de cette production de candélabres ornée de « magots » européens, on connaît également plusieurs exemplaires produits à partir de figures de "magots" importées d’Extrême-Orient. En particulier, deux paires sont conservées, l’une au Metropolitan Museum à New York (inv. 1982.60.87 / 88), l’autre au musée Carnavalet à Paris (inv. MB425-1) provenant de l’ancienne collection Henriette Bouvier. Bien que ces dernières figures soient en bois laqué, l’observation de ces exemples montre que les bronzes européens s’en inspirent fortement.
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