MICROSCOPE D'EPOQUE LOUIS XV
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MICROSCOPE D'EPOQUE LOUIS XV

ATTRIBUE A PHILIPPE ET JAQUES CAFFIERI ET CLAUDE-SIMEON PASSEMANT, VERS 1750

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MICROSCOPE D'EPOQUE LOUIS XV
ATTRIBUE A PHILIPPE ET JAQUES CAFFIERI ET CLAUDE-SIMEON PASSEMANT, VERS 1750
En bronze ciselé et doré, acier, acajou et galuchat, les lentilles en verre, la base tripode ornée d’agrafes supportant trois pieds en S et une plateforme porte-objet équipée d’un miroir
H.: 55 cm. (21 1⁄2 in.)
Provenance
Très vraisemblablement ancienne collection Jacques Seligmann (1858 - 1923),
Ancienne collection Germain Seligmann (1893 - 1978),
Puis par descendance jusqu'au propriétaire actuel
Special notice

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Post lot text
A LOUIS XV ORMOLU COMPOUND MICROSCOPE ATTRIBUTED TO CLAUDE-SIMEON PASSEMANT AND PHILIPPE AND JACQUES CAFFIERI, CIRCA 1750

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Simon de Monicault
Simon de Monicault Head of Department

Lot Essay

Cet important microscope était lors de sa création au milieu du XVIIIe siecle un objet d’art majeur et un instrument à la pointe de la technologie et de la science. Il doit donc etre considéré comme le témoignage des aspirations et des inclinations d’une société qui mêlaient avec bonheur l’exigence scientifique la plus haute et une recherche esthétique toujours renouvelée.

On doit à Claude-Siméon Passemant, célèbre pour ses instruments scientifiques commandés par le roi, la création de ce modèle. Ce type de microscope fut sans doute réalisé pour la première fois pour le cabinet du Roi à la Muette. Avec le soutien du duc de Chaulnes, Louis XV fut à l’origine du cabinet de physique à Passy, consacré aux travaux d’optique. Ce cabinet édifié dans les jardins du château de La Muette. Il était aussi était appelé le Pavillon d’Optique.

Les instruments du Roi jusqu’alors disposés au laboratoire de Dom Noël a l’abbaye de Saint-Germain des Prés sont transférés à La Muette. Dom Noël, de la congrégation de Saint-Maur, était chargé de cette institution de 1759 a 1775. C’est lui aussi qui fit graver une série de planches représentant ces instruments scientifiques de la collection royale du château de la Muette sur lesquelles on compte quatre planches consacrées à un microscope similaire a celui-ci. C’est lui toujours, qui, selon les propos du comte d’Angiviller dans ses Mémoires, « débita, tant a la cour qu’à la ville, un grand nombre de Télescopes et Microscopes à un prix énorme ».

Malgré l’emphase du comte d’Angiviller, un petit nombre seulement de ces microscopes tripodes, dérivés du modele de Culpeper, est
connu aujourd’hui.
- L’un signé Passemant, est conservé au Metropolitan Museum de New-York (1986.1a–d), don de Mr et Mrs. Charles Wrightsman. Il repose sur un piédestal tripode laqué.
- Un autre est illustré dans le catalogue de vente de la collection présent par la galerie J. Kugel dans les années 1970 (Selon J.N. Ronfort).
- Un troisième fit partie des collections de Pierre Marly à Paris.
- Un autre enfin fut présenté récemment par la galerie Kugel a la TEFAF, Maastricht.

La réapparition d’un instrument de ce type est toujours un évenement, et une occasion rare d’acquérir une piece emblématique chez les amateurs d’objets scientifiques. Indéniable chefs-d’oeuvre nécessitant l’intervention d’un ciseleurs- doreur de tout premier ordre, ce microscope représente également d’importantes innovations techniques et scientifiques.

Compte tenu de la collaboration nécessaire d’artistes et de scientifiques attaché au roi, du caractere on ne peut plus élaboré de la piece, et de son coût de fabrication considérable, il est important de rappeler que les microscopes de ce type n’auraient pu intéresser que les plus hautes sphères de la Cour, qui faisaient également partie d’une élite scientifique. Au premier rang de ceux-ci se trouve Louis XV lui-meme.

La signature de Passemant sur l’exemplaire du MET et les différentes publications consacrées à ces instruments permettent une attribution certaine et d’écarter les autres fabricants aux noms un temps avancés, comme le mécanicien Georges, ou plus fréquemment encore Alexis Magny (1712-1807).

Aucun élément ne vient soutenir de façon définitive l’attribution traditionnelle de ces pièces à Jacques Caffieri, toujours reprise par les auteurs, experts et spécialistes. Toutefois un faisceau d’indices convaincant vient l’étayer. Tout d’abord, l’atelier de Jacques et Philippe Caffieri son fils est le plus reconnu et actif de cette période. Surtout, c’est bien en collaboration avec Passemant que Caffieri se voit confier la réalisation des bronzes de la pendule astronomique livrée en 1754 pour le cabinet des pendules au château de Versailles.


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