拍品專文
S’il est un artiste qui puisse à lui seul définir la collection d’Arthur Veil-Picard, c’est bien Jean-Honoré Fragonard. Pas moins de seize tableaux et bien davantage de dessins du grand maître de la peinture française du XVIIIᵉ siècle ornaient les murs de son hôtel particulier situé au 63, rue des Courcelles à Paris. Deux tableaux majeurs de Fragonard ayant appartenu à Arthur Georges Veil-Picard ont été acquis par dation au musée du Louvre en 2003 : Renaud dans les jardins d’Armide (inv. RF 2003-9) et L’Étable (inv. RF 2003-11).
Le présent dessin est à mettre en rapport avec une Étude de têtes à la pierre noire, datée vers 1765, où le visage central représente également une tête de chimère entourée de ses ailes, regardant les autres têtes de personnages, situées au second plan (musée du Louvre, inv. 26649). Le format de ces deux dessins, le cadrage et le placement des têtes, rappellent également le célèbre dessin des Sept âges de la vie, au pinceau et lavis brun, de l’ancienne collection Ronald et Estée Lauder, vendu chez Christie’s à Londres, le 2 juillet 2013, lot 58 (Drawings by Fragonard in North American Collections, cat. exp., Washington, National Gallery of Art, Cambridge Fogg Art Museum, New York, The Frick Collection, 1978-9, n°41).
Le présent dessin figurait dans la vente de la collection d’Hippolyte Walferdin en 1880, grand amateur de tableaux et de dessins de Fragonard. Et selon Roger Portalis, ‘Le richesse et, pour tout dire, la gloire de la collection c’est Fragonard, c’est l’enchanteur mûri aux ardents rayons de sa lumineuse Provence’ (R. Portalis, op. cit.). Âgé de vingt-six ans au moment de la vente Walferdin, Arthur Georges Veil-Picard aurait pu acquérir le dessin directement lors de cette vacation mais cette sanguine est passée dans la collection du dijonnais Edmond Borthon, avant de rejoindre celle d’Arthur Georges Veil-Picard.
Le présent dessin est à mettre en rapport avec une Étude de têtes à la pierre noire, datée vers 1765, où le visage central représente également une tête de chimère entourée de ses ailes, regardant les autres têtes de personnages, situées au second plan (musée du Louvre, inv. 26649). Le format de ces deux dessins, le cadrage et le placement des têtes, rappellent également le célèbre dessin des Sept âges de la vie, au pinceau et lavis brun, de l’ancienne collection Ronald et Estée Lauder, vendu chez Christie’s à Londres, le 2 juillet 2013, lot 58 (Drawings by Fragonard in North American Collections, cat. exp., Washington, National Gallery of Art, Cambridge Fogg Art Museum, New York, The Frick Collection, 1978-9, n°41).
Le présent dessin figurait dans la vente de la collection d’Hippolyte Walferdin en 1880, grand amateur de tableaux et de dessins de Fragonard. Et selon Roger Portalis, ‘Le richesse et, pour tout dire, la gloire de la collection c’est Fragonard, c’est l’enchanteur mûri aux ardents rayons de sa lumineuse Provence’ (R. Portalis, op. cit.). Âgé de vingt-six ans au moment de la vente Walferdin, Arthur Georges Veil-Picard aurait pu acquérir le dessin directement lors de cette vacation mais cette sanguine est passée dans la collection du dijonnais Edmond Borthon, avant de rejoindre celle d’Arthur Georges Veil-Picard.
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