JEAN-MICHEL MOREAU DIT LE JEUNE (PARIS 1741-1814)
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JEAN-MICHEL MOREAU DIT LE JEUNE (PARIS 1741-1814)

La Grande Toilette (anciennement, La Toilette du Comte d'Artois)

细节
JEAN-MICHEL MOREAU DIT LE JEUNE (PARIS 1741-1814)
La Grande Toilette (anciennement, La Toilette du Comte d'Artois)
signé et daté 'J.M moreau le jeune 1777.' (en bas, à droite)
graphite, plume et encre brune, lavis brun, filigrane 'D & CBlauw'
26,5 x 21,5 cm (10 3⁄8 x 8 ½ in.)
来源
Heinrich Wilhelm Campe (1770-1862), Leipzig (L. 1391) ;
Par descendance puis mariage à Karl Erwald Hasse (1810-1902) ;
Par héritage à Ernst Ehlers (1825-1925).
Vente anonyme, Boerner Auktion, Leipzig, 9-10 mai 1930, lot 275 (adjugé 366,000 francs).
Arthur Georges Veil-Picard (1854-1944), Paris ;
Confisqué auprès de celui-ci à la Banque de France (coffre 63) par le Devisenschutzkommando suite à l’occupation allemande de la France (ERR inv. WP 111), Paris ;
Transféré au Jeu de Paume, Paris, le 29 octobre 1940 ;
Transféré aux mines de sel d'Altaussee, Autriche ;
Retrouvé par les Monuments, Fine Arts and Archives Section et transféré au Munich Central Collecting Point, Bavière (MCCP inv. 1285⁄28), le 27 juin 1945 ;
Retourné en France, le 10 octobre 1946 ;
Restitué aux ayants droit d'Arthur Georges Veil-Picard, le 20 décembre 1946 ;
Puis par descendance dans la famille.
出版
E. Bocher, Les gravures françaises du XVIIIe siècle ou catalogue raisonné des estampes, vignettes, eaux-fortes, pièces en couleur, au bistre et au lavis de 1700 à 1800. Sixième fascicule, Jean-Michel Moreau le Jeune, Paris, 1875, n°1362.
展览
Paris, musée Carnavalet, Paris au XVIIIe siècle : Rétif de la Bretonne, le Paris populaire, Carmontelle, le Paris mondain, décembre 1935-janvier 1935, n°99.
刻印
par Antoine-Louis Romanet (1748-après 1810), titré 'La grande Toilette' in Troisième suite d'Estampes, pour servir à l'histoire du costume en France, dans le dix-huitième siècle, Paris, 1783, n°27.
更多详情
JEAN-MICHEL MOREAU CALLED MOREAU THE YOUNGER, THE GRAND TOILETTE OF THE COMTE D'ARTOIS, GRAPHITE, PEN AND BROWN INK, BROW WASH, WATERMARK, SIGNED AND DATED

In the eighteenth century, the term toilette could refer to three different moments in the preparation of a gentleman: the Lever, when the man had first woken, usually shown as him seated near his bed in a dressing gown with a servant; the Petite Toilette, the moment of getting dressed, attended only by close family and servants; and finally the moment represented here, the Grande Toilette (La toilette: naissance de l’intime, exh. cat., Paris, Musée Marmottan-Monet, 2015, pp. 79-81). In the morning, the man receives two officers, who have come to pay their respects, while a writer has arrived present his book, all whilst a servant adjusts the comte d'Artois' collar. A woman is seated in front of the count, who stands by the fireplace. A perfect illustration of contemporary fashion and social customs, this drawing is also a rare testimony to the interior decoration of an eighteenth-century hôtel particulier.

A preparatory drawing for L’Histoire des modes et du costume, 1775–1783
The Strasbourg banker, art dealer, and amateur engraver Jean-Henri Eberts (1723-1803) aspired to publish a collection of engravings showing contemporary fashions, intended both to serve as models for dressmakers and to inform the general public about current Parisian styles. Three volumes of engravings, each comprising twelve prints and entitled Suites d’estampes pour servir à l’histoire des mœurs et du costume des Français dans le dix-huitième siècle, were published, first featuring drawings by Sigmund Freudenberger (1745-1801), and later those of Jean-Michel Moreau, to whom the present sheet belongs. A brilliant successor to Freudenberger, Moreau the Younger was appointed draftsman for the Menus Plaisirs du Roi in 1770, and draftsman and engraver to the King’s Cabinet in 1781 (R. Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, Paris, 1933, I, no. 1120). The third volume illustrated the activities of a high society couple, such as the arrival at the opera, dinner in gallant company, a music lesson, or the birth of a son.

The publication of Monument du Costume Physique et Moral de la fin du dix-huitième siècle, 1789
As Eberts owned the copper plates used to print the etchings and burin engravings of L’Histoire des modes et du costume, he decided in 1789 to reuse the plates from the second and third series for Le Monument du Costume Physique et Moral de la fin du XVIIIe siècle, ou Tableaux de la Vie, ornés de vingt-six figures dessinées et gravées par Moreau le Jeune et par d’autres célèbres artistes (R. Colas, op. cit., no. 1124). La Grande Toilette appears as plate number 15. Nicolas-Edme Restif de la Bretonne (1734-1806) wrote the accompanying texts based on the existing engravings, whereas at the time it was more common in publishing for engraved plates to serve as illustrations supporting the text. Once again, the work enjoyed great success.

Thus, this original drawing, preparatory to the engraving by Antoine-Louis Romanet (1748-after 1810), is considered one of the most widely disseminated images of the eighteenth century thanks to its inclusion in one of the most important fashion publications of the period. It is also a precious document for the history of furniture and interior decoration in a Parisian high-society hôtel particulier of the eighteenth century.

The Louis XVI fireplace, adorned with bronzes by Pierre Gouthière (1732-1813), may be compared to a model now at the Château de Versailles, while the pair of candelabra recalls a known model attributed to François Rémond (1747-1812) (former Wildenstein collection, Christie’s London, 15 December 2005, lot 27). The Louis XVI clock at the center of the mantelpiece shows similarities with a model by Robert Osmond (1711-1789), an example with variations of which was delivered to the Comte d’Artois. A red-chalk drawing preserved at the Institut national d’Histoire de l’Art sketches this model (inv. NUM MS 707; see F. Vion et al., Recueil de dessins. Modèles de pendules, 1755–1780, pl. 110). The gilt-bronze firedogs evoke a model with a recumbent lion by the bronzier Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), while the Louis XVI armchair might be the work of Louis Delanois (1731-1792).

荣誉呈献

Pierre Etienne
Pierre Etienne International Director, Deputy Chairman of Christie's France, Old Master Paintings

拍品专文

Au XVIIIe siècle, la toilette peut évoquer trois moments différents dans la préparation d’un gentilhomme : le Lever où l’homme est assis près de son lit en robe de chambre avec un domestique, la Petite Toilette, celle du premier habillage à laquelle n’assistent que la famille proche et les domestiques puis enfin le moment représenté ici, la Grande Toilette (La toilette : naissance de l’intime, cat. exp., Paris, musée Marmottan-Monet, 2015, pp. 79-81). L’homme reçoit dans la matinée deux officiers, admis à faire leur cour, tandis qu’un auteur vient présenter son livre et un domestique lui ajuste le col de sa veste. Une femme est assise devant le gentilhomme, qui se tient debout devant la cheminée. Illustration parfaite de la mode vestimentaire de l’époque et des coutumes, ce dessin est aussi un rare témoignage de la décoration intérieure d’un hôtel particulier au XVIIIe siècle.

Un dessin préparatoire pour l’Histoire des modes et du costume, 1775-1783
Le banquier, marchand d’art et graveur amateur strasbourgeois Jean-Henri Eberts (1723-1803) ambitionne de publier un recueil des modes de son temps afin de servir de modèles aux couturières mais aussi afin d’informer le grand public de l’actualité de la mode à Paris. Trois Suites d’estampes pour servir à l’histoire des mœurs et du costume des français dans le Dix-huitième siècle, de douze estampes chacune seront publiées d'après les dessins de Sigmund Freudenberger (1745-1801) puis ceux de Jean-Michel Moreau, dont la présente feuille fait partie. Brillant successeur de Freubenberger, Moreau le Jeune avait été nommé dessinateur des Menus Plaisirs du Roi en 1770 et dessinateur et graveur du cabinet du Roi en 1781 (R. Colas, Bibliographie générale du costume et de la mode, Paris, 1933, I, n°1120). Cette troisième suite illustre les activités d’un homme et d’une femme de la haute société, tels des ‘tableaux de vie’ : l’arrivée à l’opéra, le dîner en galante compagnie, la leçon de musique ou encore la naissance d’un fils.

L’édition du Monument du Costume Physique et Moral de la fin du dix-huitième siècle, 1789
Eberts étant en possession des matrice de cuivres qui ont servi à éditer les planches gravées à l’eau-forte et au burin de l’Histoire des modes et du costume, il décide en 1789 d’utiliser les planches de la seconde et troisième suite pour le Monument du Costume Physique et moral, de la fin du XVIIIe siècle, ou Tableaux de la Vie, ornés de vingt-six figures dessinées et gravées par Moreau le Jeune et par d’autres célèbres artistes (R. Colas, op. cit., n°1124). La Grande Toilette figure sous le numéro 15. Nicolas-Edme Restif de la Bretonne (1734-1806) rédigera les textes à partir des gravures existantes tandis qu’habituellement à cette époque dans l’édition, les planches gravées viennent souvent en appui du texte. À nouveau, le succès est au rendez-vous.

Ainsi, ce dessin original, préparatoire à la gravure d’Antoine-Louis Romanet (1748-après 1810) est considéré comme l’une des images les plus diffusées au XVIIIe siècle grâce à sa publication dans l’un des plus grands ouvrages de modes de l’époque. Il s’agit également d’un document précieux sur l’histoire de l’ameublement et de la décoration intérieure d’un hôtel particulier de la haute société parisienne au XVIIIe siècle.

Le cheminée d’époque Louis XVI, orné de bronzes réalisés par Pierre Gouthière (1732-1813), est à rapprocher d’un modèle aujourd’hui au château de Versailles tandis que la paire candélabres rappelle un modèle connu attribué à François Rémond (1747-1812) (ancienne collection Wildenstein, Christie’s Londres, 15 décembre 2005, lot 27). La pendule d’époque Louis XVI au centre de la cheminée présente des similitudes avec un modèle de Robert Osmond (1711-1789) dont un exemplaire avec variantes fut livré au comte d’Artois. Un dessin à la sanguine conservé à l’Institut national d’Histoire de l’Art esquisse ce modèle (inv. NUM MS 707 ; voir F. Vion et al., Recueil de dessins. Modèles de pendules, 1755-1780, pl. 110). Les chenets en bronze doré évoquent un modèle au lion couché du bronzier Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), tandis que le fauteuil d’époque Louis XVI pourrait être de Louis Delanois (1731-1792).

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