GABRIEL DE SAINT-AUBIN (PARIS 1724-1780)
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GABRIEL DE SAINT-AUBIN (PARIS 1724-1780)

'L’académie particulière'

細節
GABRIEL DE SAINT-AUBIN (PARIS 1724-1780)
'L’académie particulière'
signé et daté 'G de S Aubin .f. 1776' (en bas, à gauche au graphite)
graphite, pierre noire, sanguine, lavis de sanguine, pinceau, lavis brun, aquarelle
8,8 x 11,4 cm (3 ¾ x 4 ½ in.)
來源
Hippolyte Destailleur (1822-1893), Paris ; sa vente, hôtel Drouot, Paris, 26-27 mai 1893, pièce 45 du recueil n°112 (l'album contenant notre aquarelle est adjugé à 30,000 francs à Morgand. L'aquarelle a probablement été retirée de cet album avant la vente).
Hippolyte Destailleur (1822-1893), Paris ; sa vente, hôtel Drouot, Paris, 19-23 mai 1896, lot 868 ;
Acquis au cours de celle-ci par Arthur Georges Veil-Picard (1854-1944), Paris (adjugé 4,000 francs) ;
Confisqué auprès de celui-ci à la Banque de France (coffre 63) par le Devisenschutzkommando suite à l'occupation allemande de la France (ERR inv. WP 50), Paris ;
Transféré au Jeu de Paume, Paris, le 29 octobre 1940 ;
Transféré aux mines de sel d'Altaussee, Autriche, le 27 octobre 1944 ;
Retrouvé par les Monuments, Fine Arts and Archives Section et transféré au Munich Central Collecting Point, Bavière (MCCP inv. 659⁄1), le 24 juin 1945 ;
Retourné en France, le 19 septembre 1946 ;
Restitué aux ayants droit d'Arthur Georges Veil-Picard, le 20 décembre 1946 ;
Puis par descendance dans la famille.
出版
P. de Baudicour, Le Peintre-Graveur français, Paris, 1859, n°23.
E. Dacier, 'Gabriel de Saint-Aubin peintre', Revue de l'art ancien et moderne, janvier 1912, pp. 12-13.
E. Dacier, L'œuvre gravé de Gabriel de Saint-Aubin, notice historique et catalogue raisonné, Paris, 1914, n°47.
E. Dacier, Gabriel de Saint-Aubin, peintre, dessinateur et graveur, Bruxelles, 1931, II, p. 119, n°675.
P. Rosenberg et al., Gabriel de Saint-Aubin, cat. exp., Paris, musée du Louvre, New York, Frick Collection, 2008, p. 262, fig. 1.
S. Folds McCullagh, 'Gabriel de Saint-Aubin: Major Drawings by a Petit Maître', Master Drawings, 2001, 39, III, fig. 8.
刻印
à l'eau forte (avec différences) par l'artiste (P. Rosenberg et al., 2008, op. cit., p. 262, fig. 2).
更多詳情
GABRIEL DE SAINT-AUBIN, 'L'ACADÉMIE PARTICULÈRE', GRAPHITE, BLACK AND RED CHALK, BROWN AND RED WASH, BRUSH, WATERCOLOUR, SIGNED AND DATED

Born into a family of artists, Gabriel de Saint-Aubin learned the rudiments of drawing and engraving, notably with his elder brother Charles-Germain (1721-1786), before himself teaching the graphic arts at the École des Arts, while at the same time attending the classes of François Boucher (1703-1770) and Étienne Jeaurat (1699-1789).
He failed three times in the competition for the Grand Prix de Rome of the Royal Academy of Painting and Sculpture and never attained the title of history painter.

An indefatigable chronicler of Parisian life, a valuable witness to Salon exhibitions and auction rooms, and above all a draftsman, Gabriel de Saint-Aubin took an interest in a wide variety of iconographic subjects, employing a graphic technique that was uniquely his own, combining a multitude of different media: here, a subtle mixture of red chalk and red chalk wash combined with watercolor, heightened with white gouache, over black-chalk lines. The present drawing recalls certain academies by his master François Boucher, and in particular Sleeping Diana, a red-chalk drawing dated to the 1740s, preserved at the École des Beaux-Arts in Paris (inv. EBA 593; François Boucher et l’art rocaille dans les collections de l’École des beaux-arts, exh. cat., Paris, ENSBA, 2003–2006, no. 29). In the eighteenth century, the live model was essentially male, especially at the Academy, where posing by female models was forbidden. But in the intimacy of artists’ studios, as seems to be the case here, with the background on the left showing the easel and the painter’s palette resting on the mantelpiece, the female model found her place.

From painting to print, via drawing…

According to Colin Bailey, in the catalogue of the exhibition devoted to Saint-Aubin in 2007, L’Académie particulière is the work most frequently revisited by the artist himself. The present drawing appears to be a ricordo after the oil on panel (17.4 × 27 cm) formerly in the collection of Jacques Doucet (1853-1929), and now in a private New York collection (fig. 2; P. Rosenberg et al., 2008, op. cit., no. 66). Another, slightly larger version on canvas (24.5 × 32.5 cm), was donated to the Musée des Beaux-Arts in Strasbourg by Charles Oulmont (1883-1984) in 1948 (inv. D. 1948-6689; ibid., p. 258, fig. 1). Finally, an etching of much smaller format (7.8 × 10.2 cm), also titled L’Académie particulière, is preserved in the Prints and Photography Department of the Bibliothèque nationale de France in Paris (fig. 1; inv. RESERVE EF-37a; ibid., no. 67). Whereas in the two paintings and the print the scene takes place in a mid-century Rococo interior with curving lines, most notable in the form of the chaise longue and the bedside table, in the present drawing the chair and the fireplace mantel are of a more sober, Neoclassical form. Thus, the two paintings and the print may have been executed around 1750–1755, while the watercolor is dated '1776'.

Humor and lightness are never far from Gabriel de Saint-Aubin’s graphic works, as here, where the artist adds an open window on the left behind the artist (not present in the other versions), from which a small head emerges, delighting in the scene of the nude model posing, while the artist appears absorbed in his work.

Saint-Aubin and Arthur Georges Veil-Picard
At the end of the nineteenth century, Saint-Aubin was admired by the most important French collectors of the period, including the Destailleurs, the Goncourt brothers, the Dormeuils, the Groults, and Émile Dacier (1876-1952), author of the artist’s catalogue raisonné in 1912, and, of course, Arthur Georges Veil-Picard, who owned no fewer than ten drawings by Saint-Aubin (according to E. Dacier, op. cit.), including two very famous views of the Salon du Louvre during the exhibitions of 1753 and 1767 (ibid., nos. 793 and 797).

榮譽呈獻

Pierre Etienne
Pierre Etienne International Director, Deputy Chairman of Christie's France, Old Master Paintings

拍品專文

Issu d’une famille d’artistes, Gabriel de Saint-Aubin apprend les rudiments du dessin et de la gravure avec notamment son frère aîné Charles-Germain (1721-1786) avant d’enseigner lui-même les arts graphiques à l’École des Arts tout en suivant, en parallèle, les enseignements de François Boucher (1703-1770) et d’Étienne Jeaurat (1699-1789).
Il échouera au concours du Grand Prix de Rome de l’Académie royale de peinture et de sculpture à trois reprises et n’accèdera jamais au titre de peintre d’histoire.

Chroniqueur infatigable de la vie parisienne, témoin précieux des expositions au Salon et des salles de ventes aux enchères, dessinateur avant tout, Gabriel de Saint-Aubin s’intéresse à une grande variété de sujet iconographique, avec une technique graphique qui lui est propre, association une multitude de médiums différents : ici un subtil mélange de sanguine et de lavis de sanguine associé à de l’aquarelle, rehaussé de gouache blanche, sur des traits de pierre noire. Le présent dessin n’est pas sans rappeler certaines académies dessinées de son maître François Boucher et en particulier Diane endormie, une sanguine considérée des années 1740, conservée aux Beaux-Arts de Paris (inv. EBA 593 ; François Boucher et l’art rocaille dans les collections de l’Ecole des beaux-arts, cat. exp., Paris, ENSBA, 2003-2006, n°29). Au XVIIIe siècle, le modèle vivant est essentiellement masculin, notamment à l’Académie où la pose du modèle féminin est interdite. Mais dans l’intimité des ateliers d’artiste, comme cela semble être le cas ici, avec l’arrière-plan sur la gauche, le chevalet et la palette du peintre posée sur le linteau de la cheminée, le modèle féminin trouve sa place.

Du tableau à l’estampe en passant par le dessin…
Selon Colin Bailey, dans le catalogue de l’exposition consacrée à Saint-Aubin en 2007, l’Académie particulière est l’œuvre de l’artiste la plus souvent reprise par lui-même.
Le présent dessin semble être un riccordo d’après l’huile sur panneau (17,4 x 27 cm) de l’ancienne collection Jacques Doucet (1853-1929) et aujourd’hui conservée dans une collection particulière new-yorkaise (fig. 2; P. Rosenberg et al., 2008, op. cit., n° 66). Au musée des beaux-arts de Strasbourg, une autre version sur toile (24,5 x 32,5 cm), légèrement plus grande, a fait partie de la donation Charles Oulmont (1883-1984) en 1948 (inv. D. 1948-6689 ; ibid., p. 258, fig. 1). Enfin, une eau-forte, d’un format extrêmement plus petit (7,8 x 10,2 cm), et titrée l’Académie particulière, est conservée au département des Estampes et la Photographie de la Bibliothèque nationale de France à Paris (fig. 1 ; inv. RESERVE EF-37a ; ibid., n° 67).
Si dans les deux tableaux et l’estampe, la scène se déroule dans un intérieur de style rococo du milieu du siècle avec des lignes courbes, notamment la méridienne et la table de chevet, au contraire, dans le présent dessin, la chaise et le linteau de la cheminée sont de forme plus sobre et déjà néoclassique. Ainsi, les deux tableaux et l’estampe pourraient avoir été réalisés des années 1750-1755 tandis que l’aquarelle est datée ‘1776’.

Humour et légèreté ne sont jamais bien loin dans les œuvres graphiques de Gabriel de Saint-Aubin, comme ici, où l’artiste ajoute, par rapport aux deux peintures et à la gravure, une fenêtre ouverte sur la gauche derrière l’artiste d’où émerge une petite tête de personnage qui se délecte de la scène de pose du modèle nu tandis que l’artiste semble concentré sur son ouvrage.

Saint-Aubin et Arthur Georges Veil-Picard
Saint Aubin fut aimé à la fin du XIXe siècle par les plus importants collectionneurs français de cette époque dont les Destailleur, les frères Goncourt, les Dormeuil, les Groult, ou encore Émile Dacier (1876-1952), auteur de son catalogue raisonné de l’artiste en 1912 et bien sûr par Arthur Georges Veil-Picard qui ne possédait pas moins de dix dessins de Saint-Aubin (selon E. Dacier, op. cit.) dont deux très célèbres vues du Salon du Louvre lors des expositions en 1753 et 1767 (ibid., n°793 et 797).

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