Lot Essay
Dans ce dessin de jeunesse de Salvator Rosa, datant probablement des années 1640 (Hoare, op. cit., p. 121), le sujet iconographique est intimement lié à la lettre manuscrite du verso. Dans une forêt, l’artiste s’est représenté assis en train de graver dans le roc, tandis que son ami est en train d’écrire une lettre sur une feuille de papier, debout, accoudé sur le rocher. Deux livres posés non loin de lui où nous pouvons lire sur la tranche : Platon et Sénèque nous rappellent l’intérêt de Salvator Rosa pour la philosophie.
La lettre qui se trouve au verso du dessin est un précieux témoignage d’un compagnon de Salvator Rosa qui l’accompagna lors de son séjour dans la villa de Giulio Maffei (1609-1654) à Monterufoli (aujourd’hui réserve naturelle d’une grande biodiversité en Toscane), et représenté sur le dessin aux côtés de l’artiste. Eloge de la nature, les premières lignes évoquent en introduction des « Forêts bien aimées et bénies, ( …) des déserts solitaires et silencieux, de véritables demeures de repos et de paix ». Ni l’auteur ni le destinataire de cette lettre ne sont mentionnés mais elle raconte comment l’auteur et l’artiste ont passé une semaine dans cette villa de la campagne toscane, à lire les philosophes, entre « peinture et poésie » d’où la phrase du poète napolitain Publius Papinius Statius, dit Stace (an 40-96), extraite de Silvae, écrite par Rosa au recto de la feuille ‘Hic Aevi mihi prima dies’, (ici est le premier jour de ma vie), évoquant probablement les débuts d’une amitié forte au cœur de cette campagne tranquille, comparée dans la lettre aux vices de la ville.
Selon les recherches menées par Walter et Helen Regel (op. cit.), la lettre serait de la main de Giovanni Battista Ricciardi (1624-1686), philosophe originaire de Pise, auteur de théâtre et ami de Salvator Rosa avec qui il correspondra tout au long de sa vie. Elle serait adressée au cavaliere Ascanio della Penna (1607-1664), peintre et collectionneur pisan (Hoare, op. cit. (B)), Le présent dessin fait partie des nombreuses feuilles que Rosa offre à ses amis ; il s’inspire ici des paysages arcadiens de Nicolas Poussin et remplace la mélancolie de la vanité par une vision optimiste des plaisirs de la solitude, partielle, alors qu’il est en compagnie de son ami perché sur le rocher en train de lire en pleine nature, entouré d’arbres.
Fig. 1 G.B. Ricciardi, Lettre manuscrite décrivant la scène représentée (insérée dans le montage du dessin)
La lettre qui se trouve au verso du dessin est un précieux témoignage d’un compagnon de Salvator Rosa qui l’accompagna lors de son séjour dans la villa de Giulio Maffei (1609-1654) à Monterufoli (aujourd’hui réserve naturelle d’une grande biodiversité en Toscane), et représenté sur le dessin aux côtés de l’artiste. Eloge de la nature, les premières lignes évoquent en introduction des « Forêts bien aimées et bénies, ( …) des déserts solitaires et silencieux, de véritables demeures de repos et de paix ». Ni l’auteur ni le destinataire de cette lettre ne sont mentionnés mais elle raconte comment l’auteur et l’artiste ont passé une semaine dans cette villa de la campagne toscane, à lire les philosophes, entre « peinture et poésie » d’où la phrase du poète napolitain Publius Papinius Statius, dit Stace (an 40-96), extraite de Silvae, écrite par Rosa au recto de la feuille ‘Hic Aevi mihi prima dies’, (ici est le premier jour de ma vie), évoquant probablement les débuts d’une amitié forte au cœur de cette campagne tranquille, comparée dans la lettre aux vices de la ville.
Selon les recherches menées par Walter et Helen Regel (op. cit.), la lettre serait de la main de Giovanni Battista Ricciardi (1624-1686), philosophe originaire de Pise, auteur de théâtre et ami de Salvator Rosa avec qui il correspondra tout au long de sa vie. Elle serait adressée au cavaliere Ascanio della Penna (1607-1664), peintre et collectionneur pisan (Hoare, op. cit. (B)), Le présent dessin fait partie des nombreuses feuilles que Rosa offre à ses amis ; il s’inspire ici des paysages arcadiens de Nicolas Poussin et remplace la mélancolie de la vanité par une vision optimiste des plaisirs de la solitude, partielle, alors qu’il est en compagnie de son ami perché sur le rocher en train de lire en pleine nature, entouré d’arbres.
Fig. 1 G.B. Ricciardi, Lettre manuscrite décrivant la scène représentée (insérée dans le montage du dessin)
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