SALVATOR ROSA (NAPLES 1615-1673 ROME)
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Provenant de la collection Himmelheber
SALVATOR ROSA (NAPLES 1615-1673 ROME)

L'artiste et son ami Giovanni Battista Ricciardi dans une forêt

Details
SALVATOR ROSA (NAPLES 1615-1673 ROME)
L'artiste et son ami Giovanni Battista Ricciardi dans une forêt
avec inscriptions ‘HIC AEVI/MIHI PRIMA DIES’ (au centre) et ‘Al sigr. Cav della Penna/ la solitudine/ Liceo per gli/animi.../...che la fortuna non... ’, ‘Seneca ’ et ‘Plato’
plume et encre brune, lavis brun
26,5 x 21,5 cm (10 3⁄8 × 8 3⁄8 in.); on joint une lettre de Giovanni Battista Ricciardi décrivant la scène représentée sur le dessin (fig. 1)
Provenance
Ascanio della Penna (1607-1664), Pérouse, Palazzo della Penna,
puis par descendance, Bernardino della Penna (1609-1665), Pérouse, Palazzo della Penna,
puis par descendance, Adriano della Penna (1735-1802⁄7), jusqu'en 1875 (Rinaldi, op. cit., p. 163, note 20).
Archiduc Friedrich, duc de Teschen (1856-1936).
Philip Herrmann (1899-1968), Karlsruhe (L.1352a) (verso), puis par descendance,
Georg Himmelheber (1929-2024), Munich, puis par descendance.
Literature
B. Orsini, Guida al Forestiere per l'Augusta Citta' di Perugia, Pérouse 1784 (Neudruck, hrsg. Bruno Toscano. Trévise, 1973, p. 74-75) p. 74 et suivantes.
B. Orsini, Memorie de Pittori Perugini del secolo XVIII, Pérouse 1806, (réimpression 1970), p. 13-14, 17-18 , note 5.
L. Ozzola, 'Salvator Rosa auf dem Lande', Der Cicerone, 1909, pp. 691-2, ill.
L. Meder, Die Handzeichnung, Vienna, 1919, p. 506, fig. 210.
M. Mahoney, The Drawings of Salvator Rosa, New York, Londres, 1977, n° 24. p.22, ill.
W. et H. Regel, 'Nature et paysage dans la vie et l'oeuvre de Salvator Rosa', in W. Regel, H. Köhler, Le peintre et poète italien Salvator Rosa, Würzburg 2007, pp. 36-9.
S. Ebert-Schifferer, C. Volpi, Salvator Rosa: Tra Mito e Magia, cat. exp., Naples, musée de Capodimonte, 2008, p. 69, note 21; p. 44, note 57.
F. Paliaga, Pittori, incisori e architetti pisani del secolo di Galileo, Pise, 2009, p. 159, 174, notes 138, 140.
H. Langdon, Salvator Rosa, cat. exp., London, Dulwich Picture Gallery, Forth Worth, Kimbell Art Museum, 2010, p. 47, note 136.
W. et H. Regel, Salvator Rosa (1615-1673). Rencontres avec un artiste fascinant dans son propre siècle, Würzburg, 2011, pp. 29-34 ; et pp. 36-39, fig. 1, 2 et couverture.
C. Volpi, Salvator Rosa (1615-1673). ‘Pittore Famoso’, Rome, 2014, p. 220, fig. 174 (recto), p. 219.
A. Hoare, Salvator Rosa, Friendship and the Free Artist in the Seventeenth-Century Italy, Londres, 2018, p. 122, fig. 78. (A)
A. Hoare, The letters of Salvator Rosa. An Italian Transcription, English Translation and Critical Edition, Londres, 2018, II, p. 816 (lettre, verso). (B)
S. Rinaldi, ‘Salvator Rosa, Uvedale Price, et la collection d’Ascanio della Penna’ Master Drawings, 2025, n°63⁄2, p. 151, fig. 3.
Exhibited
Hambourg, Kunsthalle, Zeichnungen Alter Meister Aus Deutschem Privatbesit, 1965, n° 33, pl. 20.
Further details
SALVATOR ROSA, A YOUNG MAN WRITING ON A STONE IN A FOREST, PEN AND BROWN INK, BROWN WASH

In this youthful drawing by Salvator Rosa, probably executed in the 1640s (Hoare, op. cit., p. 121), the iconography is closely bound to the handwritten letter on the verso. Set within a wooded landscape, the artist depicts himself seated and carving into a rock, while a companion standing, leaning upon the same boulder, writes a letter on a sheet of paper. Two books placed nearby, their spines inscribed ‘Plato’ and ‘Seneca’, attest to Rosa’s well‑documented interest in philosophy.
The letter on the reverse constitutes a valuable testimony by one of Rosa’s companions during his stay at the villa of Giulio Maffei (1609–1654) in Monterufoli (now a protected natural reserve of great biodiversity in Tuscany). The same figure is represented beside the artist in the drawing. Opening with a celebration of nature ‘Beloved and blessed forests (…) solitary and silent deserts, true dwellings of rest and peace’ the text recounts how the author and Rosa spent a week at the villa, immersed in reading the philosophers, dividing their days between ‘painting and poetry.’ It is in this context that Rosa inscribed on the recto a line from the Neapolitan poet Publius Papinius Statius (A.D. 40–96), taken from the Silvae: Hic Aevi mihi prima dies (‘Here is the first day of my life’), a phrase that likely evokes the birth of a profound friendship nurtured in this tranquil countryside, contrasted in the letter with the vices of the city.
According to research by Walter and Helen Regel (op. cit.), the letter is attributable to Giovanni Battista Ricciardi (1624–1686), a Pisan philosopher, playwright, and lifelong friend of Salvator Rosa, with whom he maintained an extensive correspondence. The addressee would be the cavaliere Ascanio della Penna (1607–1664), a Pisan painter and collector (Hoare, op. cit. (B)). The present drawing belongs to the group of sheets that Rosa offered to his friends; here, he draws inspiration from the Arcadian landscapes of Nicolas Poussin, replacing the melancholy of vanitas imagery with an optimistic vision of the pleasures of solitude, albeit a shared solitude, depicting his companion perched upon a rock, reading amidst nature and surrounded by trees.

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Hélène Rihal
Hélène Rihal Head of Department

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Lot Essay

Dans ce dessin de jeunesse de Salvator Rosa, datant probablement des années 1640 (Hoare, op. cit., p. 121), le sujet iconographique est intimement lié à la lettre manuscrite du verso. Dans une forêt, l’artiste s’est représenté assis en train de graver dans le roc, tandis que son ami est en train d’écrire une lettre sur une feuille de papier, debout, accoudé sur le rocher. Deux livres posés non loin de lui où nous pouvons lire sur la tranche : Platon et Sénèque nous rappellent l’intérêt de Salvator Rosa pour la philosophie.
La lettre qui se trouve au verso du dessin est un précieux témoignage d’un compagnon de Salvator Rosa qui l’accompagna lors de son séjour dans la villa de Giulio Maffei (1609-1654) à Monterufoli (aujourd’hui réserve naturelle d’une grande biodiversité en Toscane), et représenté sur le dessin aux côtés de l’artiste. Eloge de la nature, les premières lignes évoquent en introduction des « Forêts bien aimées et bénies, ( …) des déserts solitaires et silencieux, de véritables demeures de repos et de paix ». Ni l’auteur ni le destinataire de cette lettre ne sont mentionnés mais elle raconte comment l’auteur et l’artiste ont passé une semaine dans cette villa de la campagne toscane, à lire les philosophes, entre « peinture et poésie » d’où la phrase du poète napolitain Publius Papinius Statius, dit Stace (an 40-96), extraite de Silvae, écrite par Rosa au recto de la feuille ‘Hic Aevi mihi prima dies’, (ici est le premier jour de ma vie), évoquant probablement les débuts d’une amitié forte au cœur de cette campagne tranquille, comparée dans la lettre aux vices de la ville.
Selon les recherches menées par Walter et Helen Regel (op. cit.), la lettre serait de la main de Giovanni Battista Ricciardi (1624-1686), philosophe originaire de Pise, auteur de théâtre et ami de Salvator Rosa avec qui il correspondra tout au long de sa vie. Elle serait adressée au cavaliere Ascanio della Penna (1607-1664), peintre et collectionneur pisan (Hoare, op. cit. (B)), Le présent dessin fait partie des nombreuses feuilles que Rosa offre à ses amis ; il s’inspire ici des paysages arcadiens de Nicolas Poussin et remplace la mélancolie de la vanité par une vision optimiste des plaisirs de la solitude, partielle, alors qu’il est en compagnie de son ami perché sur le rocher en train de lire en pleine nature, entouré d’arbres.

Fig. 1 G.B. Ricciardi, Lettre manuscrite décrivant la scène représentée (insérée dans le montage du dessin)

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