Lot Essay
Formée auprès de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), Marie-Alexandre Olimpe Arson devient une figure majeure du dessin botanique qui s’impose comme un instrument d’émancipation artistique féminine au début du XIXe siècle. Devenue l’une de ses plus brillantes collaboratrices, Arson seconde Redouté dans ses fonctions au Muséum d’histoire naturelle, transformé en établissement éducatif républicain après la Révolution. Elle contribue également à l’édition botanique, illustrant seize planches pour La Naissance des fleurs ou Les 365 jours de l’année en floraison publié à Londres et Paris en 1837.
Son œuvre s’inscrit dans un mouvement de renouveau de la peinture florale française, encouragé à la fois par l’essor du médium de l’aquarelle ainsi que par le mécénat impérial de Joséphine, prolongé sous la Restauration par la duchesse de Berry suivie des princesses d’Orléans. En 1834, à seulement 21 ans, Mademoiselle Arson devient la plus jeune artiste médaillée du Salon des Beaux-Arts. Cette distinction inaugure une série d’expositions régulières jusqu’au décès de Redouté en 1840. Cet événement marque un coup d’arrêt dans sa jeune carrière puisqu’elle choisit, deux ans plus tard, de se retirer au couvent de Neuilly-sur-Indre (S. Sofio, ‘Petite histoire de la féminisation de la peinture des fleurs’, Le Pouvoir des Fleurs : Pierre Joseph Redouté (1759-1840), Paris, 2017, p. 129).
Au sein de cette brève production, ce bouquet de fleurs, présenté dans un très bon état de conservation, a pu être exposé au Salon mais les descriptions sont souvent trop brèves pour l'affimer. Arson expose à Paris notamment au Salon de 1835, sous le numéro 55, un 'Vase rempli de fleurs, aquarelle' qui pourrait être le présent vélin. Dans la lignée d’Adélaïde Vallayer-Coster (1732-1800), l’œuvre peut être rapproché d’un autre arrangement floral de même technique, passé en vente chez Christie’s Paris le 18 mai 2022 (lot 72) et exposé au Salon de 1839 (Paris, Musée du Louvre, Salon, 1839, n° 48, ‘Panier de fleurs sur un banc de pierre’).
Son œuvre s’inscrit dans un mouvement de renouveau de la peinture florale française, encouragé à la fois par l’essor du médium de l’aquarelle ainsi que par le mécénat impérial de Joséphine, prolongé sous la Restauration par la duchesse de Berry suivie des princesses d’Orléans. En 1834, à seulement 21 ans, Mademoiselle Arson devient la plus jeune artiste médaillée du Salon des Beaux-Arts. Cette distinction inaugure une série d’expositions régulières jusqu’au décès de Redouté en 1840. Cet événement marque un coup d’arrêt dans sa jeune carrière puisqu’elle choisit, deux ans plus tard, de se retirer au couvent de Neuilly-sur-Indre (S. Sofio, ‘Petite histoire de la féminisation de la peinture des fleurs’, Le Pouvoir des Fleurs : Pierre Joseph Redouté (1759-1840), Paris, 2017, p. 129).
Au sein de cette brève production, ce bouquet de fleurs, présenté dans un très bon état de conservation, a pu être exposé au Salon mais les descriptions sont souvent trop brèves pour l'affimer. Arson expose à Paris notamment au Salon de 1835, sous le numéro 55, un 'Vase rempli de fleurs, aquarelle' qui pourrait être le présent vélin. Dans la lignée d’Adélaïde Vallayer-Coster (1732-1800), l’œuvre peut être rapproché d’un autre arrangement floral de même technique, passé en vente chez Christie’s Paris le 18 mai 2022 (lot 72) et exposé au Salon de 1839 (Paris, Musée du Louvre, Salon, 1839, n° 48, ‘Panier de fleurs sur un banc de pierre’).
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