ANTOINE-LOUIS BARYE (PARIS 1795-1875)
ANTOINE-LOUIS BARYE (PARIS 1795-1875)

Léopard écrasant une civette dans un paysage montagneux

細節
ANTOINE-LOUIS BARYE (PARIS 1795-1875)
Léopard écrasant une civette dans un paysage montagneux
signé ‘Barye’ (en bas à gauche)
pierre noire, aquarelle et gouache
14,8 x 23,2 cm (5 7⁄8 x 9 ¼ in.)
來源
Jacques Zoubaloff, sa vente, Paris, Georges Petit, 10 et 11 décembre 1917, lot 20 (adjugé 7 000 francs)
Marcel Nicolle (1871-1934), Paris (selon Zieseniss, op. cit.).
Hector Brame (1831-1899), Paris.
Collection particulière française.
出版
C. Saunier, ‘Les aquarelles de Barye’, La Renaissance de l’art français et des industries du luxe, avril 1925, p. 146.
C.-O. Zieseniss, Les aquarelles de Barye : Etude critique et catalogue raisonné, Paris, 1954, n° C. 22, pl. 20
展覽
Paris, Galerie Alfred Daber, L’Univers du Bronze, 1956, n° 13.
更多詳情
ANTOINE-LOUIS BARYE, LEOPARD AND CIVET IN A MOUNTAINOUS LANDCAPE, BLACK CHALK, WATERCOLOR AND BODYCOLOUR, SIGNED

Barye the watercolorist is as admired today as Barye the sculptor. His drawings remain rare on the market and most are owned by institutions: there are twenty-six watercolours at the Metropolitan Museum of New York and twenty-five at the Walters Art Gallery. In addition to his brilliant career as a sculptor, Barye showed a marked interest in drawing and watercolour from an early age. Admitted to the Beaux-Arts in 1818, he exhibited his first plaster casts at the 1827 Salon with Tiger Devouring a Gavial (Musée du Louvre, inv. RF 2991) and made his mark in 1831 with Lion with Snake (Musée du Louvre, RF 1516). Nevertheless, throughout his career, he cultivated this duality, exhibiting sculptures and drawings simultaneously. As early as 1833, L'Artiste noted: “Here is Barye giving animals the same life and truth in his watercolours as in his plaster casts” (Saunier, op. cit., p. 144). Appointed professor of drawing at the Natural History Museum in 1853, Barye made observation his educational principle: “Look at nature and take sides!” (R. Ballu, L'Œuvre de Barye, Paris, 1890, p. 117). A skilled anatomist, he based his practice on the rigorous study of living creatures. At the height of the Romantic movement, he joined Delacroix in reviving the art of animal sculpture. Between 1827 and 1833, both men were regular visitors to the Jardin des Plantes, sketching animals from life during the day and studying their remains during night-time dissection sessions at the Ménagerie. His sketches from life were recomposed in the studio and traced onto tracing paper, which was then used as a model for several watercolours. An example of his sketches, A Seated Leopard, was sold in January 2021 at Christie's New York (lot 74).
This sheet depicts a leopard crushing an African civet in a mountainous landscape. The composition illustrates Bayre's fondness for wild animals, which embody Romanticism through their majestic appearance and savage strength. The artist transposes the dynamism of sculpture into her graphic works, depicting the animal in full action. It echoes other scenes of predation, in which the artist places each species in its natural environment and behavior, such as Panther devouring a gazelle, kept at the Louvre Museum (inv. RF 4204).
The signature, written in straight cursive characters in brown ink, is characteristic of his mature watercolours, produced after 1840 (Zieseniss, op. cit., p. 33). In his later works, Bayre did not hesitate to use a more varied palette and to wash his watercolours copiously, giving them a fluid and fresh touch. The collector Michel Zoubaloff, a great admirer of the artist, owned many major works in various techniques. Despite his donations to the Louvre and the Petit Palais, he kept certain watercolours of “superior quality” (Saunier, op. cit., p. 144), including Leopard crushing a civet, which appeared in his 1917 sale under the erroneous title Panther crushing a wolf (see provenance). Appreciated by collectors, “Barye created the supreme beauty of the wild animal, its strength and elegance, and placed it at the pinnacle of art” (G. Scheffer, Le Salon de 1897, Paris, 1897, p. 58).

榮譽呈獻

Hélène Rihal
Hélène Rihal Head of Department

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Barye aquarelliste est de nos jours aussi admiré que Barye sculpteur. Ses dessins demeurent rares sur le marché et la plupart sont propriétés d’institutions : on décompte vingt-six aquarelles au Metropolitan Museum of New York et vingt-cinq à la Walters Art Gallery.
Outre sa brillante carrière de statuaire, Barye manifesta très tôt un goût marqué pour le dessin et l’aquarelle. Admis aux Beaux-Arts en 1818, il expose ses premiers plâtres au Salon de 1827 avec Tigre dévorant un gavial (Musée du Louvre, inv. RF 2991) et s’impose en 1831 avec Lion au serpent (Musée du Louvre, RF 1516). Néanmoins, tout au long de sa carrière, il cultive cette dualité, exposant simultanément sculptures et dessins. Dès 1833, L’Artiste notait : ‘Voici Barye donnant aux animaux la même vie et la même vérité dans ses aquarelles que dans ses plâtres’ (Saunier, op. cit., p. 144).
Nommé professeur de dessin au Muséum d’Histoire naturelle en 1853, Barye fait de l’observation son principe éducatif : ‘Regardez la nature et prenez parti !’ (R. Ballu, L’Œuvre de Barye, Paris, 1890, p. 117). Savant anatomiste, il fonde sa pratique sur l’étude rigoureuse du vivant. En pleine effervescence romantique, il participe avec Delacroix au renouveau de l’art animalier. Entre 1827 et 1833, tous deux fréquentent assidûment le Jardin des Plantes, dessinant les animaux sur le vif le jour et étudiant leur dépouille lors des séances de dissection nocturnes à la Ménagerie. Ses croquis exécutés d’après nature sont recomposés à l’atelier, mis au net sur papier calque servant ensuite de modèle à plusieurs aquarelles. Un exemple de ses croquis, Un léopard assis est passé en vente en janvier 2021 (Christie’s New York, lot 74).
La présente feuille représente un léopard écrasant une civette africaine dans une évocation d’un paysage montagneux. La composition illustre le goût de Bayre pour les fauves qui incarnent le Romantisme par la majesté de leur allure et leur force sauvage. L’artiste transpose dans ses œuvres graphiques le dynamisme propre à la sculpture, représentant l’animal en pleine action. Elle fait écho à d’autres scènes de prédation, dans lesquelles l’artiste replace chaque espèce dans son environnement et ses comportements naturels, à l’instar de Panthère dévorant une gazelle conservée au musée du Louvre (inv. RF 4204).
La signature, tracée en caractères cursifs droits, à l’encre brune, est caractéristique des aquarelles de maturité, postérieures à 1840 (Zieseniss, op. cit., p. 33). Dans ses œuvres tardives, Bayre n’hésite pas à employer une palette plus variée et à laver copieusement ses aquarelles, leur conférant une touche liquide et transparente. Le collectionneur Michel Zoubaloff, grand admirateur de l’artiste, possédait de nombreuses œuvres majeures dans différents techniques. Malgré ses dons au Louvre et au Petit Palais, il conserva certaines aquarelles de ‘qualité supérieure’ (Saunier, op. cit., p.144), dont Léopard écrasant une civette qui a figuré dans sa vente en 1917 sous la désignation erronée de Panthère écrasant un loup (voir provenance). Appréciées des collectionneurs, ‘Barye a créé la beauté suprême du fauve, sa force, son élégance, et l’a placé au sommet de l’art’ (G. Scheffer, Le Salon de 1897, Paris, 1897, p. 58).

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