JEAN RAOUX (MONTPELLIER 1677-1734 PARIS)
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Collection d'un amateur européen
JEAN RAOUX (MONTPELLIER 1677-1734 PARIS)

La Rencontre de Didon et Énée

Details
JEAN RAOUX (MONTPELLIER 1677-1734 PARIS)
La Rencontre de Didon et Énée
huile sur toile
200,5 x 146 cm (7815⁄16 x 57 ½ in.)
Provenance
Vente anonyme, Christie's, Rome, 6 décembre 2001, lot 318.
Collection particulière, France.
Further details
JEAN RAOUX (1677-1734), THE MEETING OF DIDO AND AENEAS, OIL ON CANVAS

Initially a pupil of the portrait painter Antoine Ranc (1634-1716) in Montpellier, Raoux (1677-1734) left the south of France and moved to Paris, where he won the Prix de Rome in 1704, enabling him to depart for Italy, where he remained for several years. His career flourished in on the Italian peninsula: the Cathedral of Notre-Dame-de-l’Assomption in Padua houses a Visitation painted by him, and the Giustiniani-Lolin Palace in Venice was decorated by Raoux as early as 1707. This major commission, which occupied the artist for more than two years, allowed him to meet influential figures, notably the Grand Prior of Vendôme (1655-1727), who became an important patron for the painter upon his return to France after 1714.

While the painter was influenced by the art of Coypel (1661-1722) and the theatricality he brought to his poses, his Venetian stay clearly left its mark on his compositions. Our painting, with its framing draperies and figures rendered in a warm, golden-brown palette, pays homage both to the grand scenes of Bassano (1510-1592) and to the plunging perspectives of Veronese (1528-1588).

The tragic story of the lovers Dido and Aeneas was evidently a subject that pleased the artist, as he returned to it on a number of occasions. One version, depicting the lovers returning from the hunt and now housed in the Musée Fabre in Montpellier (inv. 92.1.1), was probably still in the artist’s studio at the time of the posthumous sale (see O. Zeder, Peintures françaises du musée Fabre, Paris, 2011, p. 197), and another belonged to the Montpellier collector Joseph Bonnier de la Mosson (1676-1726). The version in the Musée Fabre, painted after his return from Italy around 1720, demonstrates, like the present work, the inclination during the final years of the Régence toward mythological painting, with its sensual and hedonistic atmosphere.

Brought to you by

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Specialist

Lot Essay

Elève du portraitiste Antoine Ranc (1634-1716) à Montpellier, le peintre Raoux (1677-1734) quitta le sud de la France et rejoignit Paris où il obtint le Prix de Rome en 1704 pour partir et rester plusieurs années en Italie. Sa carrière fût prolixe de l’autre côté des Alpes, la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Padoue possède une Visitation réalisée par l’artiste et le palais Giustiniani-Lolin de Venise fut décoré par Raoux dès 1707. Cette grande commande qui occupa l’artiste plus de deux ans lui permit de rencontrer des personnes d’influence notamment le Grand-Prieur de Vendôme (1655-1727) qui devint un important mécène pour le peintre à son retour en France après 1714.

Si le peintre était marqué par l’art de Coypel (1661-1722) et la théâtralité qu’il conférait à ses poses, son séjour vénitien marqua visiblement ses compositions. Notre peinture, avec ses jeux de drapés repoussoirs qui encadrent des figures à la palette mordorée, rend autant hommage aux grandes scènes de Bassano (1510-1592) qu’aux perspectives plongeantes de Véronèse (1528-1588).

Le peintre traita à différentes reprises l’histoire tragique des amants Didon et Enée : une version des amants de retour de la chasse, aujourd’hui conservée au musée Fabre de Montpellier (inv. 92.1.1) était probablement dans l’atelier du peintre à sa vente après décès (voir O. Zeder, Peintures françaises du musée Fabre, Paris, 2011, p. 197) et une autre faisait partie de la collection du montpelliérain Joseph Bonnier de la Mosson (1676-1726). La version du musée Fabre, réalisée après son retour d’Italie autour de 1720, témoigne comme notre présente peinture de cette inclination des dernières années de la Régence pour la peinture mythologique plongée dans une atmosphères sensuelle et hédoniste.

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