Lot Essay
Elève du portraitiste Antoine Ranc (1634-1716) à Montpellier, le peintre Raoux (1677-1734) quitta le sud de la France et rejoignit Paris où il obtint le Prix de Rome en 1704 pour partir et rester plusieurs années en Italie. Sa carrière fût prolixe de l’autre côté des Alpes, la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Padoue possède une Visitation réalisée par l’artiste et le palais Giustiniani-Lolin de Venise fut décoré par Raoux dès 1707. Cette grande commande qui occupa l’artiste plus de deux ans lui permit de rencontrer des personnes d’influence notamment le Grand-Prieur de Vendôme (1655-1727) qui devint un important mécène pour le peintre à son retour en France après 1714.
Si le peintre était marqué par l’art de Coypel (1661-1722) et la théâtralité qu’il conférait à ses poses, son séjour vénitien marqua visiblement ses compositions. Notre peinture, avec ses jeux de drapés repoussoirs qui encadrent des figures à la palette mordorée, rend autant hommage aux grandes scènes de Bassano (1510-1592) qu’aux perspectives plongeantes de Véronèse (1528-1588).
Le peintre traita à différentes reprises l’histoire tragique des amants Didon et Enée : une version des amants de retour de la chasse, aujourd’hui conservée au musée Fabre de Montpellier (inv. 92.1.1) était probablement dans l’atelier du peintre à sa vente après décès (voir O. Zeder, Peintures françaises du musée Fabre, Paris, 2011, p. 197) et une autre faisait partie de la collection du montpelliérain Joseph Bonnier de la Mosson (1676-1726). La version du musée Fabre, réalisée après son retour d’Italie autour de 1720, témoigne comme notre présente peinture de cette inclination des dernières années de la Régence pour la peinture mythologique plongée dans une atmosphères sensuelle et hédoniste.
Si le peintre était marqué par l’art de Coypel (1661-1722) et la théâtralité qu’il conférait à ses poses, son séjour vénitien marqua visiblement ses compositions. Notre peinture, avec ses jeux de drapés repoussoirs qui encadrent des figures à la palette mordorée, rend autant hommage aux grandes scènes de Bassano (1510-1592) qu’aux perspectives plongeantes de Véronèse (1528-1588).
Le peintre traita à différentes reprises l’histoire tragique des amants Didon et Enée : une version des amants de retour de la chasse, aujourd’hui conservée au musée Fabre de Montpellier (inv. 92.1.1) était probablement dans l’atelier du peintre à sa vente après décès (voir O. Zeder, Peintures françaises du musée Fabre, Paris, 2011, p. 197) et une autre faisait partie de la collection du montpelliérain Joseph Bonnier de la Mosson (1676-1726). La version du musée Fabre, réalisée après son retour d’Italie autour de 1720, témoigne comme notre présente peinture de cette inclination des dernières années de la Régence pour la peinture mythologique plongée dans une atmosphères sensuelle et hédoniste.
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