Constantin Brâncuși (1876-1957)
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Femme se regardant dans un miroir, 1909

Details
Constantin Brâncuși (1876-1957)
Femme se regardant dans un miroir, 1909
tirage argentique
diverses annotations au crayon et à l'encre bleue et rouge (image, verso)
image/feuille : 14.6 x 11.5 cm. (5 ¾ x 4 ½ in.)
Le négatif et d'autres tirages de cette image sont conservés dans les collections du Centre Pompidou (Musée national d'Art moderne), Paris (PH 407 et PH 407 A à J).

gelatin silver print
variously annotated in pencil and blue and red ink (image, verso)
The negative and other prints of this image are held in the collections of the Centre Pompidou (Musée national d'Art moderne), Paris (PH 407 and PH 407 A to J).
Provenance
Galerie de France, Paris
Collection Roger Therond, Paris (acquis auprès de celle-ci en 1985)
Literature
Der Querschnitt, n° 2-3, 1922-1923, p. 117
S. Geist, Brancusi: A Study of the Sculpture, Studio Vista, Londres, 1968, n° 54, p. 33
S. Geist, Brancusi: The sculpture and drawings, Harry N. Abrams, Inc., New York, 1975, n° 67, p. 177
P. Hulten, M. Tabart et I. Monod-Fontaine, Brancusi : Photographe, Centre Pompidou, Paris, 1979, n° 77, p. 98
P. Hulten, N. Dumitresco et A. Istrati, Brancusi, Flammarion, Paris, 1986, n° 55, p. 133 et p. 282
F. T. Bach, Brancusi : photo réflection, Didier Imbert fine art, Paris, 1991, n° 28 et n° 29, p. 68 et p. 69
F. T. Bach, M. Rowell et A. Temkin, Constantin Brancusi. 1876-1957, Centre Pompidou, Paris / Philadelphia Museum of Art, Philadelphie, 1995, fig. 1, p. 138
A. C. Chave, A. Parigoris et M. Tabart, Les carnets de l’Atelier Brancusi. La série et l’œuvre unique, Princess X, Centre Pompidou, Paris, 1998, n° 25, p. 67
S. Miller, A. Parigoris et J. Wood, Constantin Brancusi, The Essence of Things, Tate Publishing, Londres, 2004, fig. 13, p. 26
D. Lemny, Brancusi : Au-delà de toutes les frontières, Fage Éditions, Lyon, 2012, p. 68
A. Dannat, P. B. Franklin, D. Hart et J. Neutres, Impasse Ronsin, Paul Kasmin Gallery, New York, 2016, p. 212 et p. 219
D. Lemny, H. Pinet, P. Mola et F. T. Bach, Brancusi, La sublimation de la forme, Snoeck Publishers, Bruxelles, 2019, Ill. 9, n° 158, p. 150

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Elodie Morel-Bazin
Elodie Morel-Bazin Head of Department, Europe

Lot Essay

« Pourquoi écrire sur mes sculptures ? Pourquoi ne pas tout simplement montrer leurs photos ? » – Brâncuși.

La photographie était essentielle à la pratique de Brâncuși, à la fois en tant qu'outil documentaire pour ses œuvres sculpturales qu'en tant que médium artistique. Certaines de ses sculptures disparues n’ont d’ailleurs survécu que par ses clichés, comme sa Femme se regardant dans un miroir (1909), inspirée par Marie Bonaparte. Initié à la photographie à Paris dès 1904 aux côtés de Man Ray, Steichen et Stieglitz, Brâncuși n'autorisait la reproduction de ses sculptures qu’au moyen de ses propres photographies, croyant que seules ses images « pouvaient transmettre l'échange émotionnel de l'artiste avec sa création », comme l’a révélé la conservatrice Elizabeth A. Brown (Brancusi: Photographs, 1995).

Ce médium lui permettait de sculpter la lumière, capturant les reflets et les patines sur les surfaces de ses œuvres. Dans son autobiographie, Man Ray a notamment décrit l'un de ses oiseaux dorés transfiguré par un rayon de soleil, « comme s’il avait une auréole », irradiant d'une force explosive. 

“Why write about my sculptures? Why not simply show photographs of them?” – Brâncuși.

Photography was essential to Brâncuși’s practice, both as a documentary tool for his sculptural works and as an artistic medium in its own right. Some of his lost sculptures have survived only through his photographs, such as Femme se regardant dans un miroir (1909), inspired by Marie Bonaparte. Introduced to photography in Paris as early as 1904 alongside Man Ray, Steichen, and Stieglitz, Brâncuși authorized the reproduction of his sculptures only through his own photographs, believing that only his images “could convey the artist’s emotional exchange with his creation,” as curator Elizabeth A. Brown has noted (Brancusi: Photographs, 1995).


The medium allowed him to sculpt with light, capturing the reflections and patinas on the surfaces of his works. In his autobiography, Man Ray notably describes one of Brâncuși’s golden birds transformed by a ray of sunlight, “as if it had a halo”, radiating an explosive force.

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