Lot Essay
Cette sobre composition d’un apôtre vu à mi-corps dans une atmosphère ténébriste et emprunte de l’esthétique frontale de la Contre-Réforme est une redécouverte dans l’œuvre du peintre. Absente du corpus établi par Nicola Spinosa en 2003, elle est à rapprocher d’une version conservée au Prado qu’avait réalisée l’artiste au début des années 1630, selon l’historien (N. Spinosa, Ribera, L’opera completa, Naples, 2003, p. 278, n°A88). A l’orée des années 1630, Ribera est à Naples et se lance à nouveau dans une série de représentations d’apôtres, thème qui avait déjà contribué à son succès au début de la décennie précédente, à Rome. Plusieurs versions de cette composition sont connues ou apparues au fil des siècles et possédant des qualités variables. Notons une version considérée comme autographe par Spinosa, autrefois à la Helikon Gallery de Londres, une version de grande qualité, également autographe, conservée à Gênes, au palais Durazzo-Pallavicini (N. Spinosa, op. cit. ibid.), ainsi qu’une version plus sèche, donnée à l’atelier, et passée en vente chez Bonham’s (Londres, Bonham’s, 7 juillet 1999, lot 97).
Gianni Pappi considère notre version comme une quatrième œuvre autographe du maître espagnol et propose même une datation légèrement antérieure à la version de Madrid. Selon Pappi, le modèle de notre composition paraît sensiblement plus jeune que dans la version de Madrid et le traitement réservé à la lumière, moins crue, et moins violemment directe, s’assimile aux versions d’apôtres plus tôtives comme celles réalisées pour la série dite « Cussiva-Gavotti ». Cette série d’apôtres dont on considérait qu’elle avait été réalisée par un autre artiste, le Maître du Jugement de Salomon, est aujourd’hui rendue à Ribera et est pour partie conservée à la Fondation Longhi.
Gianni Pappi considère notre version comme une quatrième œuvre autographe du maître espagnol et propose même une datation légèrement antérieure à la version de Madrid. Selon Pappi, le modèle de notre composition paraît sensiblement plus jeune que dans la version de Madrid et le traitement réservé à la lumière, moins crue, et moins violemment directe, s’assimile aux versions d’apôtres plus tôtives comme celles réalisées pour la série dite « Cussiva-Gavotti ». Cette série d’apôtres dont on considérait qu’elle avait été réalisée par un autre artiste, le Maître du Jugement de Salomon, est aujourd’hui rendue à Ribera et est pour partie conservée à la Fondation Longhi.
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