JUAN VAN DER HAMEN Y LEÓN (MADRID 1596-1631)
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JUAN VAN DER HAMEN Y LEÓN (MADRID 1596-1631)

Nature morte au panier de friandises

Details
JUAN VAN DER HAMEN Y LEÓN (MADRID 1596-1631)
Nature morte au panier de friandises
signé et daté 'Ju° V. H. deleon fa.t / 1622.' (en bas, à gauche)
huile sur toile
61 x 95,5 cm (24 x 374⁄6 in.)
Provenance
Collection particulière, Espagne (selon le catalogue de 1995, voir infra).
Chez Bob P. Haboldt & Co., Paris, en 1994, d’où acquis par la famille de l’actuel propriétaire ;
Puis par descendance.
Literature
Bob P. Haboldt & Co., Fifty Paintings by Old Masters, New York, 1995, p. 62, n° 26, reproduit en couleurs.
W. B. Jordan, Juan Van der Hamen y León & the court of Madrid, Londres, 2005, p. 88-89, reproduit en couleurs, fig. 6.13.
Exhibited
Madrid, Caylus Anticuario, Tres Siglos de Pintura, 1995, p. 10, pp. 74-77, reproduit en couleurs p.75.
Further details
JUAN VAN DER HAMEN Y LEÓN (1596-1631), STILL LIFE WITH SWEETMEATS, OIL ON CANVAS, SIGNED AND DATED

Celebrated by his peers in his own time, Juan van der Hamen y León (1596-1631) is one of the most important creators of the bodegón genre in 17th century Spain. Born into a family of Flemish origin, he retained the aesthetic of the Northern countries by incorporating biscuits and confections into his compositions, whilst progressively adopting the Madrilenian and Spanish codes of still life painting initiated by Juan Sánchez Cotán (1560-1627).

On a sober stone entablature, the artist carefully arranges sweetmeats and confectionery in a wicker basket, flanked on either side by small wooden boxes and pots of jam or liqueur. These motifs were regularly employed in various configurations by van der Hamen throughout his career, as exemplified by the jam pot on the light wooden boxes that become the principal subject of the Still Life: Small Boxes of Sweets in the Museo de Bellas Artes in Granada, Spain (fig. 1, inv. CE0484). Each individualised still life becomes an autonomous work of art that the painter uses as exercises in style to capture on canvas the subtleties of texture and light.

It is precisely the contrast of texture and light that the painter seeks: the coldness of the stone entablature and the stiffness of the basket weave are set against the syrupy fruits preserved in the glass jars, the sweetness of the candied quince and the softness of the small cakes. Several variants of the present composition are known, borrowing the same motifs and meticulously rearranging their organisation within the scene. The Museo del Prado in Madrid holds a version similar to this, also dated 1622 (inv. P007743).

Brought to you by

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Head of Department - Paris

Lot Essay

Renommé et reconnu par ses pairs en son temps, Juan van der Hamen y León (1596-1631) est l’un des fidèles représentants du genre des bodegones en Espagne au XVIIe siècle. Issu d'une famille d'origine flamande, il conserve l’esthétique des pays nordiques en intégrant biscuits et friandises dans ses compositions mais adopte progressivement les codes madrilènes et espagnols des natures mortes initiés par Juan Sánchez Cotán (1560-1627) .

Sur un sobre entablement de pierre, l’artiste dispose avec soin des friandises et confiseries dans une corbeille en vannerie, flanquée de part et d’autre de petites boîtes de bois et de pots de confiture ou liqueur. Ces motifs sont régulièrement employés et déclinés par Juan van der Hamen y León tout au long de sa carrière à l’image du pot de confiture sur les boîtes de bois clair qui deviennent le sujet principal de la Nature morte : petites boîtes de bonbons du musée des Beaux-Arts de Grenade en Espagne (fig. 1, inv. CE0484). Chaque nature morte, individualisée, devient une œuvre d’art autonome que le peintre met à profit au cours d’exercices de style pour capter et retranscrire sur la toile le rendu des matières et de la lumière.

Ce sont les contrastes de textures et de lumière que convoite le peintre : la froideur de l’entablement de pierre et la raideur des fibres de la corbeille s’opposent aux fruits sirupeux conservés dans les pots en verre, à la sucrosité du coing confit ou encore au moelleux des petits gâteaux. Plusieurs variantes de notre composition sont connues, empruntant les même motifs et remaniant minutieusement leur organisation dans la scène. Le musée du Prado à Madrid conserve une version semblable à la nôtre, elle-même également datée de 1622 (inv. P007743).

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