Lot Essay
Considéré comme étant de l’entourage de la dynastie Cuyp, avec une alternance d’attributions à Aelbert Cuyp (1620-1691) ou son père Jacob Guerritsz. Cuyp (1594-1652) par Arnauld Bréjon de Lavergnée, citant une hypothèse de Ruddi Ekkart (voir, op. cit. supra), ce charmant portrait évoque tout à fait la délicate école de peintures de Dordrecht. Ville prospère du Sud des Pays-Bas, l’école de Dordrecht a offert d’habiles portraitistes dont certains apparaissent dans différentes sources mentionnant notre portrait d’enfant. La base en ligne de la Frick collection évoque par exemple une hypothèse d’attribution au contemporain du peintre, Jan van Ravensteyn (1572-1657).
Le genre du portrait est très fécond à Dordrecht, on considère que deux tiers de la production de Jacob G. Cuyp en font partie. L’art de Cuyp père est fortement influencé par le caravagisme d’Utrecht, ville de son apprentissage auprès du peintre Bloemaert (1564-1641). Sa riche production de portraits d’enfants livre des effigies frontales, expressives qui se détachent sur des délicats fonds neutres à l’instar du Portrait d’enfant au chapeau (Francfort, Städel museum, inv./cat.nr. 230) ou du Portrait d’une jeune femme de vingt-quatre ans passé récemment sur le marché (voir, vente anonyme, Amsterdam, Sotheby’s, 18 mai 2010, lot 46).
Conservé dans deux prestigieuses collections, notre portrait fut acheté par le grand galeriste parisien Charles Sedelmeyer (1837-1925) à la vente du comte Stanisław Potocki de Brzeźany (1825-1887). Cette vente de 1885 comportait quarante-et-un prestigieux tableaux de l’école hollandaise, comme une large vue de Nimègue par Salomon van Ruysdael (vers 1602-1670), aujourd’hui au musée de San Francisco (San Francisco, Fine Art museum , inv. 61.44.36).
La peinture passa ensuite au sein d’une autre prestigieuse collection parisienne, celle de l’éditeur de musique, Henri Heugel (1844-1916) qui, conseillé par Sedelmeyer composa une impressionnante collection de peintures nordiques. Citons par exemple la spectaculaire composition de Jan Steen (1616-1679) Jan Steen et Jan van Goyen dans un intérieur, aujourd’hui dans une Institution américaine (Kansas City, The Nelson Atkins Museum of Art, inv. 67-8) ou le Portrait de Catharina Fülgerin par Dürer (1471-1528) conservé à Berlin (Berlin, Staatliche Museen, inv. 77.1).
Le genre du portrait est très fécond à Dordrecht, on considère que deux tiers de la production de Jacob G. Cuyp en font partie. L’art de Cuyp père est fortement influencé par le caravagisme d’Utrecht, ville de son apprentissage auprès du peintre Bloemaert (1564-1641). Sa riche production de portraits d’enfants livre des effigies frontales, expressives qui se détachent sur des délicats fonds neutres à l’instar du Portrait d’enfant au chapeau (Francfort, Städel museum, inv./cat.nr. 230) ou du Portrait d’une jeune femme de vingt-quatre ans passé récemment sur le marché (voir, vente anonyme, Amsterdam, Sotheby’s, 18 mai 2010, lot 46).
Conservé dans deux prestigieuses collections, notre portrait fut acheté par le grand galeriste parisien Charles Sedelmeyer (1837-1925) à la vente du comte Stanisław Potocki de Brzeźany (1825-1887). Cette vente de 1885 comportait quarante-et-un prestigieux tableaux de l’école hollandaise, comme une large vue de Nimègue par Salomon van Ruysdael (vers 1602-1670), aujourd’hui au musée de San Francisco (San Francisco, Fine Art museum , inv. 61.44.36).
La peinture passa ensuite au sein d’une autre prestigieuse collection parisienne, celle de l’éditeur de musique, Henri Heugel (1844-1916) qui, conseillé par Sedelmeyer composa une impressionnante collection de peintures nordiques. Citons par exemple la spectaculaire composition de Jan Steen (1616-1679) Jan Steen et Jan van Goyen dans un intérieur, aujourd’hui dans une Institution américaine (Kansas City, The Nelson Atkins Museum of Art, inv. 67-8) ou le Portrait de Catharina Fülgerin par Dürer (1471-1528) conservé à Berlin (Berlin, Staatliche Museen, inv. 77.1).
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