Lot Essay
L'origine de ce remarquable Cheval au passage remonte aux recherches menées par Jean de Bologne dit Giambologna (1529-1608), le plus important sculpteur actif à Florence durant la seconde moitié du XVIe siècle, et au travail de son plus brillant collaborateur, Antonio Susini (1558-1624).
Giambologna et le portrait équestre
Né à Douai en 1529 et établi très tôt en Toscane, l'artiste flamand devient le sculpteur officiel des Médicis et imposa un langage plastique qui marqua durablement la sculpture européenne. Fasciné par la statuaire antique et plus particulièrement par la statue équestre de Marc Aurèle au Capitole, il développe dès les années 1560 un modèle de cheval indépendant, mentionné dans les sources comme un cavallino, avant même sa réutilisation dans l'une de ses commandes les plus ambitieuses. Lorsque Ferdinand Ier de Médicis lui confie en 1587 l'exécution du monument équestre à la gloire de son père Cosme Ier, destiné à la Piazza della Signoria de Florence et inauguré en 1594 (fig. 1), Giambologna reprend ce prototype ancien pour créer un cheval d'un naturalisme exceptionnel. L'animal est animé d'un mouvement de passage particulièrement noble, c’est-à-dire une allure issue du dressage consistant en un trot particulièrement lent, cadencé et relevé. Le sculpteur associe l'héritage antique à une observation minutieuse de l'anatomie équine, visible dans la tension des muscles, le réseau des veines et la souple ondulation de la peau. Ce modèle allait devenir l'un des plus célèbres et des plus diffusés de tout l'atelier florentin.
Le succès du monument de Florence fut immédiat. Par la suite, plusieurs portraits équestres réduits d'environ 64 cm de hauteur sont créés avec le même cheval. Trois semblent aujourd’hui conservés : celui du grand-duc Ferdinand Ier de Médicis signé par Giambologna conservé dans les collections princières du Liechtenstein (inv. SK575), celui représentant l'empereur Rodolphe II de Habsbourg aujourd'hui au Nationalmuseum de Stockholm (inv. NMSk 749, fig. 2) et celui du roi Henri IV à la Wallace Collection de Londres (inv. S158). Ces bronzes reprennent presque exactement le cheval du monument florentin avec son harnachement et tapis de selle et témoignent du prestige exceptionnel attaché à cette invention. Ils participent également à la politique diplomatique des Médicis, qui utilisèrent fréquemment les bronzes issus de l'atelier de Giambologna comme présents destinés aux grandes cours européennes. C'est dans ce contexte qu'intervient Antonio Susini, sans doute le plus éminent collaborateur de Giambologna.
Antonio Susini et le Cheval au passage
Formé dans son atelier dès les années 1580, Susini participa directement à la préparation des modèles, des moules et des fontes destinés aux grands projets du maître, y compris au monument équestre de Cosme Ier. Après son installation comme fondeur indépendant autour de 1600, il poursuivit l'exploitation des inventions de Giambologna avec une maîtrise technique exceptionnelle. Les sources anciennes, notamment Baldinucci, conduisent aujourd'hui à reconnaître à Antonio Susini un rôle déterminant dans la diffusion des réductions du Cheval au passage d'environ 24 centimètres de hauteur.
Notre bronze appartient précisément à ce groupe restreint de fontes de qualité dérivées du prototype médicéen. Il présente en effet l'ensemble des caractéristiques propres aux exemplaires les plus accomplis : la spectaculaire crinière flottante dont certaines mèches sont percées à jour et illustre le brio du travail de la cire préalable ainsi que la reparure, le puissant réseau de veines courant sous l'épiderme, les plis de peau modelés avec précision ainsi que le tressage de la partie supérieure de la queue, détail hérité des grands modèles équestres de Giambologna. Le mors encore conservé dans la bouche du cheval constitue un élément particulièrement rare et semble ne se retrouver, outre sur notre fonte, que sur celles de la Voûte Verte de Dresde (Grünes Gewölbe, inv. IX.33, fig. 3), celle de Chicago (Art Institute of Chicago, inv. 1960.887) et de Modena (Galleria Estense). Il apparaît comme une réminiscence directe du prototype destiné à recevoir un harnachement et un cavalier de haut rang. Peut-être que cela démontre également que notre modèle est réalisé assez tôt dans la production du modèle, dans un temps très proche des portraits équestres.
Comme en témoigne le tableau sur panneau La galerie de Cornelis van der Geest peint par Willem van Haecht (1593-1637) en 1628 où la table centrale présente plusieurs bronzes d’après Giambologna dont notre modèle sur un haut socle d’ébène (Rubenshuis, Anvers, inv. RH.S.171), ce cheval a eu un grand succès.
Notre cheval s’inscrit donc dans l’esprit des cadeaux diplomatiques et pourrait avoir fait partie d’un envoi florentin dans une cour d’Europe. L’historique de l’exemplaire du Museo Arqueológico Nacional de Madrid (inv. 52856) est intéressant car il parait être la mention la plus ancienne en tant que cadeau. Déjà inventorié en 1602 dans l’inventaire des sculptures de Felipe II, il passe pour avoir fait partie de cadeaux diplomatiques réalisés par François Ier de Médicis autour de 1583 parmi d’autres bronzes de la main de Giambologna (voir R. Coppel Areizaga, 1998 et 2009).
L’exemplaire de la Voûte Verte de Dresde (fig. 3) est peut-être arrivé très tôt dans les collections des électeurs de Saxe après avoir été monté sur un socle à décor de marqueterie de pierres dures de Bohême réalisé par les Castrucci à Prague. Il pourrait s’agir d’un cadeau de Rodolphe II, bien qu’il n’apparaisse pas dans l’inventaire du Kunstkammer de 1640, ou bien d’un cadeau reçu par l’électeur Jean-Georges III de Saxe pour sa contribution à la défense de Vienne contre les Ottomans en 1683 (voir M. Raumschüssel in. V. Krahn, 1995, p. 384).
Quelques versions de notre modèle sont aujourd'hui conservées dans des collections publiques ou privées mais leur qualité est toutefois très inégale, conséquence naturelle d'une production poursuivie sur plusieurs générations au sein de l'entourage de Giambologna et des Susini, oncle et neveu. Parmi les exemplaires les plus prestigieux figure celui du Victoria and Albert Museum de Londres (inv. A.148-1910), dont le noyau en terre cuite a livré une datation autour de 1605, donc du vivant même de Giambologna. Cette fonte est considérée comme une des plus parfaites à l’instar de celle conservée à la Voûte Verte de Dresde (Grünes Gewölbe, inv. IX.33, fig. 3). Notons également quelques belles fontes en collections privées passées respectivement sur le marché en 2017 (anc. coll. bordelaise, Me Briscadieu, Bordeaux, 24 juin 2017, lot 112) et en 2022 (anc. coll. d’Île-de-France, Artcurial, Paris, 9 novembre 2022, lot 161). Afin d’être exhaustif, on peut encore citer les exemplaires suivants : passés sur le marché de l’art (un exemplaire mentionné par C. Avery -1978, p.174- comme étant dans la galerie Cyril Humphris en 1975, visuel non retrouvé, peut-être le nôtre ; anc. coll. Michael Jaffé puis galerie Tomasso Brothers en 2008 ; anc. galerie Partridge, Sotheby’s, Londres, 9 juillet 2014, lot 32 ; par trad. coll. Auguste le Fort, puis Wurtemberg puis Bloch-Bauer et Bentley, Christie’s, Londres, 6 juillet 2023, lot 37 ; Sotheby’s, New York, 7 février 2025, lot 652 ; Sotheby’s, Londres, 2 juillet 2025, lot 324), dans de grandes collections privées (prince de Liechtenstein, inv. SK 550 ; famille von Schönborn, château de Weissenstein à Pommersfelden -voir C. Avery, 1978, p. 173) ou en collections publiques (Art Institute, Chicago, inv. 1960.887 ; Museo Arqueológico Nacional, Madrid, inv. 52856 ; Casita del Príncipe du Real Sitio de San Lorenzo de El Escorial, inv. 10032745 ; Galleria Colonna, Rome ; Galleria Estense, Modena ; Stockholm, inv. NM Sk 315 ; deux fontes au Landesmuseum Württemberg, Stuttgart, inv. KK weiß 11 et 12).
Parmi les fontes précitées, quelques-unes sont considérées comme plus tardives et données à Giovanni Francesco Susini, dont notamment celle revêtue d’une patine brun-rouge avec des reflets dorés achetée par le prince Johann Adam Andreas Ier de Liechtenstein en 1696. Il est aussi intéressant de noter que cet achat par le prince s’est fait en même temps qu’un taureau (inv. SK553), également donné à Giovanni Francesco mais dont le modèle est légèrement plus tardif que celui du cheval. On retrouve un appariement avec l’exemplaire de la Galleria Colonna à Rome. Le paiement de ce cheval accompagné d'un taureau comme pendant est documenté en 1628 par Jacopo Salviati à Giovanni Francesco Susini. Cette mention renforce l'hypothèse que le modèle provenait d'Antonio Susini et qu'il fut également exécuté en bronze par celui-ci, Giovanni Francesco ayant hérité de l'atelier de son oncle ainsi que des modèles qui y étaient conservés. Cette filiation est encore confirmée par une remarque de Baldinucci dans sa biographie de Giovanni Francesco, où il mentionne qu’« il réalisa de petits modèles de chevaux, autrefois créés par Giambologna » (op. cit. M. Raumschüssel in. V. Krahn (dir.), 1995, p. 384).
Par sa qualité de fonte et par sa proximité avec les exemplaires les plus réputés, notre Cheval au passage apparaît ainsi comme un témoignage de tout premier ordre de la production d'Antonio Susini, héritier le plus talentueux du génie de Giambologna.
Giambologna et le portrait équestre
Né à Douai en 1529 et établi très tôt en Toscane, l'artiste flamand devient le sculpteur officiel des Médicis et imposa un langage plastique qui marqua durablement la sculpture européenne. Fasciné par la statuaire antique et plus particulièrement par la statue équestre de Marc Aurèle au Capitole, il développe dès les années 1560 un modèle de cheval indépendant, mentionné dans les sources comme un cavallino, avant même sa réutilisation dans l'une de ses commandes les plus ambitieuses. Lorsque Ferdinand Ier de Médicis lui confie en 1587 l'exécution du monument équestre à la gloire de son père Cosme Ier, destiné à la Piazza della Signoria de Florence et inauguré en 1594 (fig. 1), Giambologna reprend ce prototype ancien pour créer un cheval d'un naturalisme exceptionnel. L'animal est animé d'un mouvement de passage particulièrement noble, c’est-à-dire une allure issue du dressage consistant en un trot particulièrement lent, cadencé et relevé. Le sculpteur associe l'héritage antique à une observation minutieuse de l'anatomie équine, visible dans la tension des muscles, le réseau des veines et la souple ondulation de la peau. Ce modèle allait devenir l'un des plus célèbres et des plus diffusés de tout l'atelier florentin.
Le succès du monument de Florence fut immédiat. Par la suite, plusieurs portraits équestres réduits d'environ 64 cm de hauteur sont créés avec le même cheval. Trois semblent aujourd’hui conservés : celui du grand-duc Ferdinand Ier de Médicis signé par Giambologna conservé dans les collections princières du Liechtenstein (inv. SK575), celui représentant l'empereur Rodolphe II de Habsbourg aujourd'hui au Nationalmuseum de Stockholm (inv. NMSk 749, fig. 2) et celui du roi Henri IV à la Wallace Collection de Londres (inv. S158). Ces bronzes reprennent presque exactement le cheval du monument florentin avec son harnachement et tapis de selle et témoignent du prestige exceptionnel attaché à cette invention. Ils participent également à la politique diplomatique des Médicis, qui utilisèrent fréquemment les bronzes issus de l'atelier de Giambologna comme présents destinés aux grandes cours européennes. C'est dans ce contexte qu'intervient Antonio Susini, sans doute le plus éminent collaborateur de Giambologna.
Antonio Susini et le Cheval au passage
Formé dans son atelier dès les années 1580, Susini participa directement à la préparation des modèles, des moules et des fontes destinés aux grands projets du maître, y compris au monument équestre de Cosme Ier. Après son installation comme fondeur indépendant autour de 1600, il poursuivit l'exploitation des inventions de Giambologna avec une maîtrise technique exceptionnelle. Les sources anciennes, notamment Baldinucci, conduisent aujourd'hui à reconnaître à Antonio Susini un rôle déterminant dans la diffusion des réductions du Cheval au passage d'environ 24 centimètres de hauteur.
Notre bronze appartient précisément à ce groupe restreint de fontes de qualité dérivées du prototype médicéen. Il présente en effet l'ensemble des caractéristiques propres aux exemplaires les plus accomplis : la spectaculaire crinière flottante dont certaines mèches sont percées à jour et illustre le brio du travail de la cire préalable ainsi que la reparure, le puissant réseau de veines courant sous l'épiderme, les plis de peau modelés avec précision ainsi que le tressage de la partie supérieure de la queue, détail hérité des grands modèles équestres de Giambologna. Le mors encore conservé dans la bouche du cheval constitue un élément particulièrement rare et semble ne se retrouver, outre sur notre fonte, que sur celles de la Voûte Verte de Dresde (Grünes Gewölbe, inv. IX.33, fig. 3), celle de Chicago (Art Institute of Chicago, inv. 1960.887) et de Modena (Galleria Estense). Il apparaît comme une réminiscence directe du prototype destiné à recevoir un harnachement et un cavalier de haut rang. Peut-être que cela démontre également que notre modèle est réalisé assez tôt dans la production du modèle, dans un temps très proche des portraits équestres.
Comme en témoigne le tableau sur panneau La galerie de Cornelis van der Geest peint par Willem van Haecht (1593-1637) en 1628 où la table centrale présente plusieurs bronzes d’après Giambologna dont notre modèle sur un haut socle d’ébène (Rubenshuis, Anvers, inv. RH.S.171), ce cheval a eu un grand succès.
Notre cheval s’inscrit donc dans l’esprit des cadeaux diplomatiques et pourrait avoir fait partie d’un envoi florentin dans une cour d’Europe. L’historique de l’exemplaire du Museo Arqueológico Nacional de Madrid (inv. 52856) est intéressant car il parait être la mention la plus ancienne en tant que cadeau. Déjà inventorié en 1602 dans l’inventaire des sculptures de Felipe II, il passe pour avoir fait partie de cadeaux diplomatiques réalisés par François Ier de Médicis autour de 1583 parmi d’autres bronzes de la main de Giambologna (voir R. Coppel Areizaga, 1998 et 2009).
L’exemplaire de la Voûte Verte de Dresde (fig. 3) est peut-être arrivé très tôt dans les collections des électeurs de Saxe après avoir été monté sur un socle à décor de marqueterie de pierres dures de Bohême réalisé par les Castrucci à Prague. Il pourrait s’agir d’un cadeau de Rodolphe II, bien qu’il n’apparaisse pas dans l’inventaire du Kunstkammer de 1640, ou bien d’un cadeau reçu par l’électeur Jean-Georges III de Saxe pour sa contribution à la défense de Vienne contre les Ottomans en 1683 (voir M. Raumschüssel in. V. Krahn, 1995, p. 384).
Quelques versions de notre modèle sont aujourd'hui conservées dans des collections publiques ou privées mais leur qualité est toutefois très inégale, conséquence naturelle d'une production poursuivie sur plusieurs générations au sein de l'entourage de Giambologna et des Susini, oncle et neveu. Parmi les exemplaires les plus prestigieux figure celui du Victoria and Albert Museum de Londres (inv. A.148-1910), dont le noyau en terre cuite a livré une datation autour de 1605, donc du vivant même de Giambologna. Cette fonte est considérée comme une des plus parfaites à l’instar de celle conservée à la Voûte Verte de Dresde (Grünes Gewölbe, inv. IX.33, fig. 3). Notons également quelques belles fontes en collections privées passées respectivement sur le marché en 2017 (anc. coll. bordelaise, Me Briscadieu, Bordeaux, 24 juin 2017, lot 112) et en 2022 (anc. coll. d’Île-de-France, Artcurial, Paris, 9 novembre 2022, lot 161). Afin d’être exhaustif, on peut encore citer les exemplaires suivants : passés sur le marché de l’art (un exemplaire mentionné par C. Avery -1978, p.174- comme étant dans la galerie Cyril Humphris en 1975, visuel non retrouvé, peut-être le nôtre ; anc. coll. Michael Jaffé puis galerie Tomasso Brothers en 2008 ; anc. galerie Partridge, Sotheby’s, Londres, 9 juillet 2014, lot 32 ; par trad. coll. Auguste le Fort, puis Wurtemberg puis Bloch-Bauer et Bentley, Christie’s, Londres, 6 juillet 2023, lot 37 ; Sotheby’s, New York, 7 février 2025, lot 652 ; Sotheby’s, Londres, 2 juillet 2025, lot 324), dans de grandes collections privées (prince de Liechtenstein, inv. SK 550 ; famille von Schönborn, château de Weissenstein à Pommersfelden -voir C. Avery, 1978, p. 173) ou en collections publiques (Art Institute, Chicago, inv. 1960.887 ; Museo Arqueológico Nacional, Madrid, inv. 52856 ; Casita del Príncipe du Real Sitio de San Lorenzo de El Escorial, inv. 10032745 ; Galleria Colonna, Rome ; Galleria Estense, Modena ; Stockholm, inv. NM Sk 315 ; deux fontes au Landesmuseum Württemberg, Stuttgart, inv. KK weiß 11 et 12).
Parmi les fontes précitées, quelques-unes sont considérées comme plus tardives et données à Giovanni Francesco Susini, dont notamment celle revêtue d’une patine brun-rouge avec des reflets dorés achetée par le prince Johann Adam Andreas Ier de Liechtenstein en 1696. Il est aussi intéressant de noter que cet achat par le prince s’est fait en même temps qu’un taureau (inv. SK553), également donné à Giovanni Francesco mais dont le modèle est légèrement plus tardif que celui du cheval. On retrouve un appariement avec l’exemplaire de la Galleria Colonna à Rome. Le paiement de ce cheval accompagné d'un taureau comme pendant est documenté en 1628 par Jacopo Salviati à Giovanni Francesco Susini. Cette mention renforce l'hypothèse que le modèle provenait d'Antonio Susini et qu'il fut également exécuté en bronze par celui-ci, Giovanni Francesco ayant hérité de l'atelier de son oncle ainsi que des modèles qui y étaient conservés. Cette filiation est encore confirmée par une remarque de Baldinucci dans sa biographie de Giovanni Francesco, où il mentionne qu’« il réalisa de petits modèles de chevaux, autrefois créés par Giambologna » (op. cit. M. Raumschüssel in. V. Krahn (dir.), 1995, p. 384).
Par sa qualité de fonte et par sa proximité avec les exemplaires les plus réputés, notre Cheval au passage apparaît ainsi comme un témoignage de tout premier ordre de la production d'Antonio Susini, héritier le plus talentueux du génie de Giambologna.
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