Lot Essay
Originaire de Breda, Edwaert Collier (1642-1708) se spécialise dans les natures mortes et excelle particulièrement dans les genres des vanités et des trompe-l’œil. Dans cette paire, il développe plusieurs aspects de la vanité : dans le premier, elle est évidente et frontale par le crâne ironiquement posé sur une couronne renversée ; dans la seconde elle se fait plus subtile et dissimulée. Bien que l’iconographie diffère, le message du peintre reste néanmoins le même : il traduit la fuite du temps et nous met en garde contre la fragilité de notre existence et les excès. Aucun doute ne subsiste sur l’intention du peintre lorsque nous découvrons, écrit sur des morceaux de papier coincés dans les livres l’inscription « VANITAS ».
Dans Vanité au crâne, Collier peint sans détour les principaux attributs des vanités. Au crâne qui trône au centre de la composition s’ajoutent les bulles qui illustrent l’idée d’Homo Bulla (L’homme est une bulle), métaphore de la fragilité et de la brièveté de l’existence humaine, ainsi que les mots inscrits sur la feuille de papier au premier plan que nous pouvons traduire par « Roi, mendiant, petit ou grand, jamais heureux avant la mort ». Ces mots, ceux du peintre, font écho au titre de l’ouvrage placé en arrière-plan signifiant « La fin couronne l’œuvre ». Les avertissements sont nombreux dans cette composition où, par l’association de tous ces éléments, Collier nous met en garde contre notre tentation à posséder la richesse, car ni l'argent ni le pouvoir ne nous sauveront de la mort.
Dans Nature morte à la mappemonde, Collier évoque désormais la vanité du savoir et des loisirs des Hommes. La mappemonde symbolise la vanité de la connaissance géographique et des conquêtes tandis que le violon, la flûte et la partition de musique représentent le plaisir artistique qui nous détourne pour un moment de notre fin. En conséquence, le peintre nous rappelle le caractère éphémère des savoirs terrestres. Malgré ce message quelque peu funèbre, Collier glisse discrètement dans sa composition des allusions à sa ville et à son pays d’origine par la transcription de la partition du Wilhelmus, hymne national néerlandais composé en 1572, et par l’exemplaire de la Beschrijvinghe van Breda, une chronique descriptive de la ville de Breda, sa ville natale.
Dans Vanité au crâne, Collier peint sans détour les principaux attributs des vanités. Au crâne qui trône au centre de la composition s’ajoutent les bulles qui illustrent l’idée d’Homo Bulla (L’homme est une bulle), métaphore de la fragilité et de la brièveté de l’existence humaine, ainsi que les mots inscrits sur la feuille de papier au premier plan que nous pouvons traduire par « Roi, mendiant, petit ou grand, jamais heureux avant la mort ». Ces mots, ceux du peintre, font écho au titre de l’ouvrage placé en arrière-plan signifiant « La fin couronne l’œuvre ». Les avertissements sont nombreux dans cette composition où, par l’association de tous ces éléments, Collier nous met en garde contre notre tentation à posséder la richesse, car ni l'argent ni le pouvoir ne nous sauveront de la mort.
Dans Nature morte à la mappemonde, Collier évoque désormais la vanité du savoir et des loisirs des Hommes. La mappemonde symbolise la vanité de la connaissance géographique et des conquêtes tandis que le violon, la flûte et la partition de musique représentent le plaisir artistique qui nous détourne pour un moment de notre fin. En conséquence, le peintre nous rappelle le caractère éphémère des savoirs terrestres. Malgré ce message quelque peu funèbre, Collier glisse discrètement dans sa composition des allusions à sa ville et à son pays d’origine par la transcription de la partition du Wilhelmus, hymne national néerlandais composé en 1572, et par l’exemplaire de la Beschrijvinghe van Breda, une chronique descriptive de la ville de Breda, sa ville natale.
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
.jpg?w=1)
