Lot Essay
Le blason en haut à droite de la composition identifie cette élégante femme brune accompagnée de son protecteur King Charles comme étant de la famille Colonna. Née Maria Anna Ricci (1823-1912), cette vicomtesse de la noblesse florentine baigne dans un milieu cosmopolite dans lequel elle rencontrera le comte Alexandre Colonna-Walewski (1810-1868) (voir fig. 1). Mariés à Florence en 1846, le couple parcourt l’Europe au gré des différentes fonctions du comte Walewski. Le comte Colonna-Walewski était un fils illégitime de l’Empereur Napoléon Ier (1769-1821), issu d’une liaison avec Maria Łączyńska, comtesse Walewska (1786-1817). L’empereur lui donnera tout de même des privilèges et un titre de comte d’Empire par lettres patentes en 1812, ainsi qu’un hôtel particulier pour lui et sa mère, rue de la Victoire, à Paris.
Embrassant une carrière diplomatique, il sera chargé d’une mission en Pologne par le ministre des affaires étrangères en 1830, puis directeur des affaires arabes à Oran, ministre de France à Copenhague et ambassadeur à Florence, période à laquelle il rencontre son épouse, Maria Anna. C’est au cours d’un passage en Angleterre où il est ambassadeur que le couple se fait portraiturer par Louis Mottez (1809-1897) qui vivait là-bas depuis la révolution de 1848. Le portrait du comte était resté dans la famille et s’y trouvait encore au moment de la parution de la biographie consacrée à Mottez en 1934, celui de la comtesse, décrit par l’auteur comme « particulièrement beau » était disparu depuis cette même période (voir, R. Giard, Le peintre Victor Mottez d’après sa correspondance (1809-1897), Paris, 1934, p. 75).
A son retour en France, la comtesse Colonna-Walewska deviendra Dame d’Honneur de l’Impératrice Eugénie (1826-1920) et l’historienne Françoise de Bernardy écrivait d’elle qu’elle était « Intelligente, résolue, douée d’un esprit d’intrigue tout italien, d’une ténacité que rien ne rebute, elle va assurer la réussite mondaine de la carrière de son mari, et charmeuse incomparable aimant être aimée et en prenant la peine, elle sera pendant vingt ans une des femmes les plus agréables de Paris et d’Europe une des plus influentes aussi » (voir, F. de Bernardy, Alexandre Walewski, 1810-1868: Le fils polonais de Napoléon, Paris, 1976).
Chose intéressante, Mottez a signé et daté son portrait en 1854, postérieurement à son exposition chez Agnew and Sons en 1853. Il est probable qu'il ait choisi de le faire à l'occasion de l'accrochage de l'œuvre à l'ambassade de France et de sa présentation à la reine Victoria (1819-1901) ; il n'aurait pas voulu laisser passer une telle occasion de se faire connaître.
Embrassant une carrière diplomatique, il sera chargé d’une mission en Pologne par le ministre des affaires étrangères en 1830, puis directeur des affaires arabes à Oran, ministre de France à Copenhague et ambassadeur à Florence, période à laquelle il rencontre son épouse, Maria Anna. C’est au cours d’un passage en Angleterre où il est ambassadeur que le couple se fait portraiturer par Louis Mottez (1809-1897) qui vivait là-bas depuis la révolution de 1848. Le portrait du comte était resté dans la famille et s’y trouvait encore au moment de la parution de la biographie consacrée à Mottez en 1934, celui de la comtesse, décrit par l’auteur comme « particulièrement beau » était disparu depuis cette même période (voir, R. Giard, Le peintre Victor Mottez d’après sa correspondance (1809-1897), Paris, 1934, p. 75).
A son retour en France, la comtesse Colonna-Walewska deviendra Dame d’Honneur de l’Impératrice Eugénie (1826-1920) et l’historienne Françoise de Bernardy écrivait d’elle qu’elle était « Intelligente, résolue, douée d’un esprit d’intrigue tout italien, d’une ténacité que rien ne rebute, elle va assurer la réussite mondaine de la carrière de son mari, et charmeuse incomparable aimant être aimée et en prenant la peine, elle sera pendant vingt ans une des femmes les plus agréables de Paris et d’Europe une des plus influentes aussi » (voir, F. de Bernardy, Alexandre Walewski, 1810-1868: Le fils polonais de Napoléon, Paris, 1976).
Chose intéressante, Mottez a signé et daté son portrait en 1854, postérieurement à son exposition chez Agnew and Sons en 1853. Il est probable qu'il ait choisi de le faire à l'occasion de l'accrochage de l'œuvre à l'ambassade de France et de sa présentation à la reine Victoria (1819-1901) ; il n'aurait pas voulu laisser passer une telle occasion de se faire connaître.
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