Lot Essay
Elève de Frans van Dael (1764-1840) Iphigénie Decaux, née Milet de Mureau (1778-1862) rejoint cette génération de femmes peintres que l’artiste Redouté (1759-1840) avait également contribué à promouvoir. Ernestine Panckoucke (1784-1860), Henriette Vincent (1786-1834), Olympe Arson (1814-1901) font partie, comme Iphigénie Decaux, de ces femmes artistes qui ont embrassé ce genre considéré comme marginal et « efféminé » à la fin du XVIIIe siècle, pour en rehausser son image (voir, S. Sofio, "Petite histoire de la féminisation de la peinture de fleurs", in Le Pouvoir des fleurs, [cat. exp.], Paris, 2017, p. 126).
Divisée entre peinture scientifique de botanique ou genre décoratif, la peinture de fleurs en tant que tel gagna progressivement ses lettres de noblesse au cours de cette période. La nomination du peintre de fleurs, van Spaendonck (1746-1822) à l’Institut (nouveau nom de l’Académie royale) en 1795 ou la présence accrue de peintures de fleurs au Salon témoignent de ce changement de mentalité au tournant du siècle. Decaux exposa ainsi régulièrement au Salon entre 1798 et 1812, preuve d’une volonté d’inscrire son Art avec sérieux parmi ses pairs. L’Etat n’achetant que peu au Salon de peintures de fleurs et les peintres de fleurs gagnant mieux leur vie en produisant des décors pour l’industrie du luxe, sa présence témoigne de son ambition.
Provenant d’un milieu aisé, elle pouvait cependant se permettre à la différence de certaines de ses consœurs de s’engager pleinement dans des peintures sophistiquées pour réserver sa production à quelques peintures très abouties. Ainsi sont assez rares les peintures de Decaux. Raffinées, elles révèlent les leçons de son illustre professeur tout en montrant sa virtuosité à retranscrire ses roses chargées, fréquentes dans sa production. Une variété de roses, « la vicomtesse » aux lourds et larges pétales serait d’ailleurs nommée d’après les peintures d’Iphigénie.
Divisée entre peinture scientifique de botanique ou genre décoratif, la peinture de fleurs en tant que tel gagna progressivement ses lettres de noblesse au cours de cette période. La nomination du peintre de fleurs, van Spaendonck (1746-1822) à l’Institut (nouveau nom de l’Académie royale) en 1795 ou la présence accrue de peintures de fleurs au Salon témoignent de ce changement de mentalité au tournant du siècle. Decaux exposa ainsi régulièrement au Salon entre 1798 et 1812, preuve d’une volonté d’inscrire son Art avec sérieux parmi ses pairs. L’Etat n’achetant que peu au Salon de peintures de fleurs et les peintres de fleurs gagnant mieux leur vie en produisant des décors pour l’industrie du luxe, sa présence témoigne de son ambition.
Provenant d’un milieu aisé, elle pouvait cependant se permettre à la différence de certaines de ses consœurs de s’engager pleinement dans des peintures sophistiquées pour réserver sa production à quelques peintures très abouties. Ainsi sont assez rares les peintures de Decaux. Raffinées, elles révèlent les leçons de son illustre professeur tout en montrant sa virtuosité à retranscrire ses roses chargées, fréquentes dans sa production. Une variété de roses, « la vicomtesse » aux lourds et larges pétales serait d’ailleurs nommée d’après les peintures d’Iphigénie.
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