Lot Essay
La tradition des Willkommenspokale, ou coupes de bienvenue, était largement répandue dans l'Europe des XVIe et XVIIe siècles. Ces récipients destinés à porter un toast prenaient fréquemment la forme d'animaux aux têtes amovibles, souvent choisis en fonction des armoiries, de l'emblème d'une corporation ou d'une fonction particulière. Les coupes en forme de cheval, telles que le présent exemple, pouvaient également être offertes comme prix lors de compétitions ou de festivités.
JACOB FRÖHLICH: ORFÈVRE DES COUPES ZOOMORPHIQUES
Jacob Fröhlich (actif de 1555 à 1579) compte parmi les plus remarquables orfèvres de Nuremberg de la seconde moitié du XVIe siècle. Les coupes à boire en forme de cheval figurent parmi ses créations les plus caractéristiques.
Un autre cheval attribué à Jacob Fröhlich, daté vers 1560 et mesurant 22,5 cm de hauteur, est reproduit par Laloux dans Le Bestiaire des orfèvres. Provenant des collections de Max von Goldschmidt-Rothschild, puis de Rosenberg & Siebel à New York, il fut exposé à Francfort en 1914 (n° 79) avant d'être publié dans Plaisir de France en novembre 1968.
Tebbe (op. cit.) illustre également un cheval de Jacob Fröhlich, daté vers 1560-1570 et conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (op. cit. No 249).
Deux modèles pratiquement identiques de chevaux cabrés, attribués à Jacob Fröhlich et datés vers 1560-1570, sont aujourd'hui conservés respectivement au Kunsthistorisches Museum de Vienne et au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. Reposant sur de petites bases, ces figures tiennent en équilibre grâce à leur queue, utilisée comme troisième point d'appui, caractéristique technique et esthétique de ce remarquable groupe d'œuvres.
PROVENANCE PORTUGAISE
Rosenberg (op. cit) mentionne aussi plusieurs coupes à boire en forme de cheval, dont celle-ci ayant appartenu au roi Ferdinand II de Portugal. Le roi Ferdinand II du Portugal (1816-1885), célèbre collectionneur et mécène surnommé le « Roi-Artiste », rassembla une importante collection d'arts décoratifs comprenant surtout de l'orfèvrerie portugaise et allemande largement décrite dans son inventaire de 1866.
Ainsi cette coupe fut acquise auprès de l'orfèvre lisboète Raimundo José Pinto, fournisseur de la Maison royale, associé à Estevão de Sousa sous l'enseigne 'Pinto & Sousa', établie 'rua da Prata' à Lisbonne. Décrite dans l'inventaire du roi Ferdinand II sous le numéro 45,cette coupe est illustrée dans une photographie des appartements royaux du Palácio das Necessidades (voir illustration). Elle fut ensuite recue par sa fille Antónia de Portugal en 1892.
JACOB FRÖHLICH: ORFÈVRE DES COUPES ZOOMORPHIQUES
Jacob Fröhlich (actif de 1555 à 1579) compte parmi les plus remarquables orfèvres de Nuremberg de la seconde moitié du XVIe siècle. Les coupes à boire en forme de cheval figurent parmi ses créations les plus caractéristiques.
Un autre cheval attribué à Jacob Fröhlich, daté vers 1560 et mesurant 22,5 cm de hauteur, est reproduit par Laloux dans Le Bestiaire des orfèvres. Provenant des collections de Max von Goldschmidt-Rothschild, puis de Rosenberg & Siebel à New York, il fut exposé à Francfort en 1914 (n° 79) avant d'être publié dans Plaisir de France en novembre 1968.
Tebbe (op. cit.) illustre également un cheval de Jacob Fröhlich, daté vers 1560-1570 et conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne (op. cit. No 249).
Deux modèles pratiquement identiques de chevaux cabrés, attribués à Jacob Fröhlich et datés vers 1560-1570, sont aujourd'hui conservés respectivement au Kunsthistorisches Museum de Vienne et au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg. Reposant sur de petites bases, ces figures tiennent en équilibre grâce à leur queue, utilisée comme troisième point d'appui, caractéristique technique et esthétique de ce remarquable groupe d'œuvres.
PROVENANCE PORTUGAISE
Rosenberg (op. cit) mentionne aussi plusieurs coupes à boire en forme de cheval, dont celle-ci ayant appartenu au roi Ferdinand II de Portugal. Le roi Ferdinand II du Portugal (1816-1885), célèbre collectionneur et mécène surnommé le « Roi-Artiste », rassembla une importante collection d'arts décoratifs comprenant surtout de l'orfèvrerie portugaise et allemande largement décrite dans son inventaire de 1866.
Ainsi cette coupe fut acquise auprès de l'orfèvre lisboète Raimundo José Pinto, fournisseur de la Maison royale, associé à Estevão de Sousa sous l'enseigne 'Pinto & Sousa', établie 'rua da Prata' à Lisbonne. Décrite dans l'inventaire du roi Ferdinand II sous le numéro 45,cette coupe est illustrée dans une photographie des appartements royaux du Palácio das Necessidades (voir illustration). Elle fut ensuite recue par sa fille Antónia de Portugal en 1892.
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