Paul Gauguin (1848-1903)
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Paul Gauguin (1848-1903)

La tahitienne

Details
Paul Gauguin (1848-1903)
La tahitienne
signé 'P Gauguin' (en bas à droite)
sanguine, craie et graphite sur papier
40 x 23.5 cm.
signed 'P Gauguin' (lower right)
sanguine, chalk and pencil on paper
15 ¾ x 9 ¼ in.
Provenance
Gustave Fayet, Béziers.
Special notice

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Natacha Muller
Natacha Muller

Lot Essay

Cette œuvre sera incluse au nouveau catalogue critique de l'œuvre complet de Paul Gauguin actuellement en préparation par l'Institut Wildenstein.

Les bras levés et entouré d’une aura en forme de coquillage, le personnage sur ce dessin pourrait représenter Hina, la déesse de la
lune et de la guérison, également considérée comme l’essence de l’énergie féminine dans la mythologie polynésienne. Elle revêt une importance particulière dans le panthéon des dieux polynésiens et représente pour Gauguin un symbole fort de la culture autochtone qui le fascinait tant. Ce n’est donc pas un hasard qu’il l’ait représentée de nombreuses fois en peintures, sculptures, dessins et gravures, dont le célèbre D’où venons-nous? Que sommes-nous? Où allons-nous? peint en 1897-98 (Wildenstein, no. 561 ; The
Museum of Fine Art, Boston).
La fgure élancée et le traitement en clair-obscur du sujet témoignent également des infuences européennes imprégnant Gauguin. Les oeuvres de Puvis de Chavannes l’ont notamment marqué. En 1894, à Paris, entre ses séjours dans les mers du Sud, il a exécuté un dessin d’après la seconde version de L’Espérance, 1872 de Puvis, qui montre une jeune flle tenant entre ses doigts un brin d’olivier (voir J. Rewald, Post-impressionism, New York, 1962, p. 459). Nous savons également qu’il en a emporté une reproduction à Tahiti avec lui. L’infuence de cette oeuvre fut telle qu’il l’inclut en arrière-plan de la Nature morte à “L’Espérance”, peint à Tahiti en 1902 (Wildenstein, no. 604). Notre dessin pourrait représenter l’union de la culture polynésienne et d’un idéal classique européen.

With raised arms enveloped by a seashell-like aura, the fgure in the present drawing probably represents Hina, goddess of the moon and of healing, also considered to embody the essence of feminine energy in Polynesian mythology. Hina occupied an important place in the Polynesian pantheon and, as such, Gauguin considered her as strongly emblematic of the indigenous culture he so revered. It was thus that the artist represented her numerous times in paintings, sculptures, drawings and prints, perhaps the most celebrated example being in D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ?, painted in 1897 (Wildenstein, no. 561; The Museum of Fine Art, Boston).
The ascending fgure and the chiaroscuro treatment of the drawing also reveals the latent impact of the European tradition on Gauguin’s work. The works of Puvis de Chavannes in particular exerted considerable infuence on Gauguin. During a stay in Paris between voyages to the south seas, Gauguin executed a drawing after the second version of Puvis’ L’Esperance, representing a young woman holding an olive tree (see J. Rewald, Post-impressionism, New York, 1962, p. 459). We also know that Gauguin took a reproduction of L’Esperance with him to Tahiti. Indeed, such was the work’s signifcance for Gauguin that he would paint an ode to it with his Nature morte à “L’Espérance”, painted in Tahiti in 1902 (Wildenstein, no. 604). The present drawing appears to represent
a conjuncture between the newfound Polynesian culture, as embodied by Hina, in association with the ideal beauty of the Western tradition.

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