Statue Kongo-Yombé
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Statue Kongo-Yombé

République démocratique du Congo

細節
Statue Kongo-Yombé
République démocratique du Congo
Hauteur : 30.5 cm. (12 in.)
來源
Collection privée, Belgique, acquis ca. 1950
Collection privée, Pays-Bas, acquis entre 1950 et 2007
Guy van Rijn, Bruxelles
Collection Marcel Nies, Anvers, acquis auprès de ce dernier en 2007
出版
Lecomte, A., Lehuard, R. et al., Bakongo. « Les fétiches » mi-nkondi, mi-nkisi, Paris, 2016, pp. 312 et 313
更多詳情
Kongo-Yombe Figure, Democratic Republic of the Congo

榮譽呈獻

Alexis Maggiar
Alexis Maggiar International Head, African & Oceanic Art, Vice Chairman of Christie's France

拍品專文

Chez les Kongo-Yombé, les Minkisi N’kondi occupent une place centrale dans la vie quotidienne. Ces figures magico-religieuses interviennent tant dans les pratiques divinatoires que dans les fonctions de protection ou d’imprécation. La relative modestie des dimensions de cet exemplaire suggère une destination individuelle ou familiale, plutôt que communautaire. Aujourd’hui, ces sculptures comptent parmi les expressions artistiques les plus emblématiques de l’Afrique subsaharienne.

Dominé par l’imposante charge magique ventrale, protégée par un miroir conçu comme un seuil entre le monde visible et l’univers invisible, le buste s’efface volontairement. Il cède la primauté à une tête d’une belle intensité plastique, dont la dynamique est accentuée par l’importante charge sommitale. À la puissance signifiée par la profusion de charges magico-religieuses tressées recouvrant le dos et les flancs répond l’élégance du visage. Les traits sont finement modelés, le nez et la bouche soigneusement dessinés, le regard serti de verre, conférant à la figure une omnivoyance redoutable. L’esthétique volontairement intimidante de l’ensemble se construit par le bras droit levé autrefois probablement armé, par le bras gauche posé sur la hanche, et par la bouche entrouverte dévoilant la dentition. Ainsi s’impose ce Nkisi N’kondi (sing.) comme une véritable métaphore visuelle du pouvoir. Figure d’autorité par excellence, réceptacle des forces mobilisées par le Nganga, il incarne une puissance destinée à inspirer la crainte autant qu’à garantir l’efficacité rituelle.

Pour des exemplaires présentant une disposition comparable des charges magiques, voir notamment celui offert à la vente du 24 juin 1996 chez Christie’s à Londres (lot 115), ainsi que l’exemplaire acquis en 1893 par le collectionneur Friedl Martin, aujourd’hui conservé au Museum Fünf Kontinente de Munich (inv. n° 93.626).

Among the Kongo-Yombe, Minkisi N’kondi occupy a central place in daily life. These magico-religious figures intervene both in divinatory practices and in functions of protection or imprecation. The relatively modest dimensions of this example suggest an individual or family use rather than a communal one. Today, such sculptures rank among the most emblematic artistic expressions of sub-Saharan Africa.

Dominated by the imposing ventral magical charge, protected by a mirror conceived as a threshold between the visible world and the invisible realm, the torso deliberately recedes. It yields primacy to a head of striking plastic intensity, whose dynamism is further emphasized by the substantial summital charge. To the power signified by the profusion of braided magico-religious charges covering the back and flanks responds the elegance of the face. The features are finely modeled, the nose and mouth carefully delineated, and the gaze, set with glass, endows the figure with a formidable omnivoyance. The deliberately intimidating aesthetic of the ensemble is constructed through the raised right arm, formerly most likely armed, the left arm resting on the hip, and the slightly open mouth revealing the teeth. Thus, this Nkisi N’kondi (sing.) asserts itself as a true visual metaphor of power. A figure of authority, a receptacle for the forces mobilized by the Nganga, it embodies a power intended to inspire fear as much as to guarantee ritual efficacy.

For examples presenting a comparable arrangement of magical charges, see in particular the piece offered for sale on 24 June 1996 at Christie’s, London (lot 115), as well as the example acquired in 1893 by the collector Friedl Martin, now preserved in the Museum Fünf Kontinente in Munich (inv. no. 93.626).

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