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Des maux qu'un desespoir, ou qu'un espoir contraireCoup sus coup dedans moy l'un de l'autre naissans,M'enflammans de desir, & de peurs me glaceans,Par frissons, par braziers continus m'ont peu faires
JODELLE, Etienne (1532-1573)
Les Oeuvres et meslanges poetiques...Reveües & augmentees en ceste derniere edition. Paris : Nicolas Chesneau et Mamert Patisson, 1583.
Details
JODELLE, Etienne (1532-1573)
Les Oeuvres et meslanges poetiques...Reveües & augmentees en ceste derniere edition. Paris : Nicolas Chesneau et Mamert Patisson, 1583.
Deuxième édition des Oeuvres de Jodelle, comprenant le cahier final qui manque à certains exemplaires. Ce cahier, dont la pagination poursuit celle du reste du volume, présente notamment de curieux vers funèbres d'Agrippa d'Aubigné sur la mort de Jodelle. "Rien ne nous indique, en effet, que le poète protestant ait pu connaître Jodelle. Par ailleurs, ce dernier avait hautement approuvé les massacres de la Saint-Barthélemy, qui mirent en danger la vie de d'Aubigné...On doit donc constater qu'Agrippa s'est placé au-dessus du ressentiment légitime qu'il eût pu éprouver, et qu'il fut le premier à percevoir le génie insolite de Jodelle" (MBP, III, p. 404).
Parmi les textes de Jodelle, on note les Amours (ff. 1-48), ainsi qu'une "Ode de la chasse" (ff. 272-285), dédiée au roi, mais il convient de signaler particulièrement la présence du texte de trois pièces de théâtre, une comédie (Eugénie) et deux tragédies (Cléopâtre captive et Didon se sacrifiant). Jodelle est, en effet, "le véritable créateur du théâtre français moderne", qui, selon le mot de Le Fèvre de la Boderie dans sa Galliade, "Du theatre François a comblé la rondeur". Sa Cléopâtre, bien qu'inspirée de Plutarque notamment, est particulièrement remarquable car "elle réhabilitait aussi, contre le jugement de l'Histoire, cette souveraine vaincue, souvent jugée immorale et dévorée d'ambition "(J.P. Barbier-Mueller, Dictionnaire des poètes...E-J, p. 672).
L'édition fut partagée entre Nicolas Chesneau, Mamert Patisson, et Robert le Fizelier : outre la présence ou non du cahier final, seules les pages de titre distinguent les exemplaires.
USTC 1725 ; J. P. Barbier-Mueller, MBP, III, 69 ; Brunet, III, col. 549-550 : "jolie édition, peu commune ; elle finit ordinairement au 288e feuillet (non compris 12 ff. prélim.) ; mais il y a des exemplaires [...] auxquels sont ajoutés [les] feuillets 289-298 (coté 294)" ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire... 408 ; Cioranesco, XVIe, n°11868 ; Tchemerzine, III, p. 760.
In-12 (136 x 78 mm). Devise de l'imprimeur au titre, bandeaux et lettrines.
Reliure signée de Koehler : maroquin rouge : décor doré à la Du Seuil sur les plats, dos à nerfs, caissons ornés de filets dorés, roulette dorée en encadrement des contreplats, gardes de papier marbré, tranches dorées (exemplaire lavé, restaurations à la page de titre, taches brunes au cahier z, traces de mouillures et piqûres éparses, légers frottements à la reliure).
Provenance: au premier feuillet blanc, cachet de bibliothèque fin XIXe-début XXe siècle à l'encre bleue.
Second edition, finely bound by Koehler.
Les Oeuvres et meslanges poetiques...Reveües & augmentees en ceste derniere edition. Paris : Nicolas Chesneau et Mamert Patisson, 1583.
Deuxième édition des Oeuvres de Jodelle, comprenant le cahier final qui manque à certains exemplaires. Ce cahier, dont la pagination poursuit celle du reste du volume, présente notamment de curieux vers funèbres d'Agrippa d'Aubigné sur la mort de Jodelle. "Rien ne nous indique, en effet, que le poète protestant ait pu connaître Jodelle. Par ailleurs, ce dernier avait hautement approuvé les massacres de la Saint-Barthélemy, qui mirent en danger la vie de d'Aubigné...On doit donc constater qu'Agrippa s'est placé au-dessus du ressentiment légitime qu'il eût pu éprouver, et qu'il fut le premier à percevoir le génie insolite de Jodelle" (MBP, III, p. 404).
Parmi les textes de Jodelle, on note les Amours (ff. 1-48), ainsi qu'une "Ode de la chasse" (ff. 272-285), dédiée au roi, mais il convient de signaler particulièrement la présence du texte de trois pièces de théâtre, une comédie (Eugénie) et deux tragédies (Cléopâtre captive et Didon se sacrifiant). Jodelle est, en effet, "le véritable créateur du théâtre français moderne", qui, selon le mot de Le Fèvre de la Boderie dans sa Galliade, "Du theatre François a comblé la rondeur". Sa Cléopâtre, bien qu'inspirée de Plutarque notamment, est particulièrement remarquable car "elle réhabilitait aussi, contre le jugement de l'Histoire, cette souveraine vaincue, souvent jugée immorale et dévorée d'ambition "(J.P. Barbier-Mueller, Dictionnaire des poètes...E-J, p. 672).
L'édition fut partagée entre Nicolas Chesneau, Mamert Patisson, et Robert le Fizelier : outre la présence ou non du cahier final, seules les pages de titre distinguent les exemplaires.
USTC 1725 ; J. P. Barbier-Mueller, MBP, III, 69 ; Brunet, III, col. 549-550 : "jolie édition, peu commune ; elle finit ordinairement au 288e feuillet (non compris 12 ff. prélim.) ; mais il y a des exemplaires [...] auxquels sont ajoutés [les] feuillets 289-298 (coté 294)" ; Diane Barbier-Mueller, Inventaire... 408 ; Cioranesco, XVIe, n°11868 ; Tchemerzine, III, p. 760.
In-12 (136 x 78 mm). Devise de l'imprimeur au titre, bandeaux et lettrines.
Reliure signée de Koehler : maroquin rouge : décor doré à la Du Seuil sur les plats, dos à nerfs, caissons ornés de filets dorés, roulette dorée en encadrement des contreplats, gardes de papier marbré, tranches dorées (exemplaire lavé, restaurations à la page de titre, taches brunes au cahier z, traces de mouillures et piqûres éparses, légers frottements à la reliure).
Provenance: au premier feuillet blanc, cachet de bibliothèque fin XIXe-début XXe siècle à l'encre bleue.
Second edition, finely bound by Koehler.
Brought to you by

Roxane Ricros
Junior Specialist