Jules Duboscq (1817-1886)
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Jules Duboscq (1817-1886)

Sans titre (Arc de Triomphe du Carrousel), vers 1850

Details
Jules Duboscq (1817-1886)
Sans titre (Arc de Triomphe du Carrousel), vers 1850
daguerréotype stéréoscopique, monté sous verre
signé du monogramme "DS" à l'encre rouge (montage, verso)
chaque image : 5.5 x 5.8 cm. (2 1⁄8 × 2 ¼ in.)
ensemble : 8.3 x 17.5 cm. (3 ¼ × 6 7⁄8 in.)

stereoscopic daguerreotype, mounted under glass
signed with the monogram "DS" in red ink (mount, verso)
Provenance
Collection privée, France
Collection Roger Therond, Paris

Brought to you by

Elodie Morel-Bazin
Elodie Morel-Bazin Head of Department, Europe

Lot Essay

À l’âge de 17 ans Jules Duboscq entre en apprentissage dès 1834 chez l'opticien Jean-Baptiste François Soleil, dont il épousera quelques années plus tard la fille. En 1849, il reprend la direction de la maison, désormais connue sous le nom de Soleil & Duboscq, et se forge une solide réputation dans la conception et la fabrication d'instruments scientifiques.

À l’automne 1850, lors d’un séjour à Paris, l’inventeur écossais David Brewster présente à la maison Soleil & Duboscq son stéréoscope lenticulaire, premier dispositif portable de vision en trois dimensions, plus compact que celui de l’anglais Charles Wheatstone, inventeur originel de cette technologie binoculaire. Jules Duboscq en saisit aussitôt les perspectives : sa facilité d’usage se prête parfaitement à la photographie.

Convaincu que le succès commercial du stéréoscope repose également sur la qualité des images qu'il permet de contempler, Duboscq entreprend la constitution d'un vaste répertoire de vues stéréoscopiques en réalisant des daguerréotypes de monuments, de paysages, de sculptures et diverses compositions conçues pour mettre en valeur les effets saisissants du relief (voir Lots 200, 406 et 408).

Les premières productions diffusées par la maison Duboscq-Soleil sont fréquemment identifiées par le monogramme « D.S. », apposé sur les stéréoscopes comme sur certaines vues stéréoscopiques. Devenu emblématique des débuts de la stéréoscopie française, ce sigle témoigne du rôle central joué par Duboscq dans la transformation d'une invention scientifique en un véritable phénomène visuel.

At the age of seventeen, Jules Duboscq entered an apprenticeship in 1834 with the optician Jean-Baptiste François Soleil, whose daughter he would marry a few years later. In 1849, he assumed control of the firm, thereafter known as Soleil & Duboscq, and quickly established a solid reputation in the design and manufacture of scientific instruments.
In the autumn of 1850, during a stay in Paris, the Scottish inventor David Brewster introduced his lenticular stereoscope to the firm of Soleil & Duboscq. More compact than the device developed by the Englishman Charles Wheatstone, the original inventor of binocular stereoscopic technology, Brewster’s instrument was the first portable apparatus for viewing images in three dimensions. Duboscq immediately recognized its potential, particularly because its ease of use made it ideally suited to photography.

Convinced that the commercial success of the stereoscope would depend as much on the quality of the images it displayed as on the device itself, Duboscq undertook the creation of a vast repertoire of stereoscopic views. He produced daguerreotypes of monuments, landscapes, sculptures, and a variety of carefully composed subjects designed to showcase the striking effects of depth and relief (see Lots 200, 406, and 408).

The earliest productions issued by the Duboscq-Soleil firm are frequently identified by the “D.S.” monogram, which appeared both on stereoscopes and on certain stereoscopic views. Having become emblematic of the beginnings of French stereoscopy, this mark attests to the central role played by Duboscq in transforming a scientific invention into a genuine visual phenomenon.

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